Communiqué FO

Mme Pécresse doit maintenant abandonner définitivement le projet de décret modifiant les statuts des universitaires,
Mme Pécresse et M. Darcos doivent maintenant abandonner le projet de réforme de la formation des enseignants

Depuis des mois, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le gouvernement n’ont cessé de réaffirmer leur volonté de remettre en cause les droits et garanties encore contenus dans le statut national de 1984 de fonctionnaire d’Etat des universitaires, et par là même leur indépendance.
Depuis le 2 février, la grève touche de plus en plus d’Universités, et la mobilisation s’étend.
Le 10 février, les universitaires avec des personnels BIATOS, des étudiants, des personnels de la Recherche ont manifesté à 100 000, et ont clairement exprimé leur volonté que soient abandonnés les projets ministériels.
La volonté des personnels, unis avec leurs organisations syndicales, reste intacte.
Depuis le 10 février, le gouvernement et la majorité présidentielle ont multiplié les déclarations contradictoires, alors que de toutes parts l’exigence de l’abandon des projets s’est exprimée.
Ainsi, le 18 février, le groupe UMP à l’Assemblée Nationale a officiellement déposé un certain nombre de propositions :
¬    le maximum de service de 192h TD serait rétabli, aucun enseignant ne pourrait se voir imposer plus que le service de base, les autres tâches qui lui sont confiées seraient prises en compte ;
¬    l’évaluation serait qualitative, exclusivement effectuée par le CNU et non par l’AERES ;
¬    une part importante des promotions serait effectuée nationalement.
Le 19 février, au Sénat, Madame Pécresse a affirmé que la médiatrice nommée pour « lever tous les malentendus dans la communauté universitaire », lui proposerait « un nouveau texte dans les semaines qui viennent ».
L’assemblée des délégués des Universités tenue le 20 février à Nanterre a réaffirmé :
« Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées. En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ». (…) Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois ».
Cette exigence fait suite à celle du CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) du 16 février et à la prise de position de l’Intersyndicale de l’Enseignement Supérieur regroupant la majorité des syndicats nationaux.
S’il s’agit réellement de « lever tous les malentendus dans la communauté universitaire », alors Mme Pécresse doit maintenant dire publiquement qu’il n’est plus question de remettre en cause les droits et garanties contenus dans le décret de 1984.
¬    Ce projet de décret doit être définitivement retiré, comme l’ensemble des projets de Mme Pécresse et M. Darcos
¬    Le projet de réforme de la formation des enseignants doit être retiré.
¬    Le projet de décret instituant le contrat doctoral doit être retiré.
¬    Tous les postes supprimés doivent être rétablis.
Si tel n’était pas le cas, Mme Pécresse et M. Darcos prendraient la responsabilité de déclencher un conflit généralisé, de la maternelle à l’Université et à la Recherche.

Montreuil, le 23 février 2009

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L’Intersyndicale du Supérieur et de la Recherche s’est réunie ce lundi 23 Février.

L’Intersyndicale du Supérieur et de la Recherche s’est réunie ce lundi 23 Février.

1) Dans un projet de communiqué en cours de validation, elle appelle à la poursuite de l’action en convergence avec la coordination nationale des universités. Pour le 26 Février en région parisienne, compte tenu de nombreuses universités en cessation d’enseignement cete semaine , elle propose d’organiser le « Non Enterrement de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche » au Panthéon , avec cortège funéraire depuis Port Royal (autorisation demandée en Préfecture). Comme la semaine précédente, les collègues  s’organiseront en régions pour les manifestations ou d’autres initiatives (universités des régions en « vacances scolaires »). L’intersyndicale appelle à la journée nationale de manifestations du 5 Février. Elle confirme la réunion nationale des laboratoires du 12 mars à Paris.

2) L’Intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche s’adresse ce jour aux fédérations de l’Education sur la question de l’organisation d’ une manifestation permettant d’exprimer les convergences de la maternelle à l’Université. Compte tenu de l’appel au 19 mars, des dates de fin de congés d’hiver dans le 1er et le 2nd degré (9 mars au matin pour la dernière zone), ainsi que de la coordination nationale des laboratoires du 12 mars, il est apparu lors de la réunion de l’Intersyndicale du Supérieur et de la Recherche que le mercredi 11 mars était une meilleure date que le 10, permettant d’associer les personnels du premier et du second degrés: en effet,  l’appel à grève semble impossible dans les écoles vu la nouvelle réglementation et quasi impossible pour les collèges et lycées rentrant le 9; certains des collègues du premier et second degrés ne veulent pas être deux fois en grève dans le mois.

Le secrétaire général de la FSU rencontré ce jour m’a assuré que la FSU  répondra à notre message lundi 2, lors de la réunion de ses instances.

Une réunion du « collectif pour la défense du service public d’éducation », réunissant outre les syndicats de personnels, la FCPE, diverses associations de spécialistes, l’UNEF et les syndicats de lycéens aura lieu le 3 mars: nous les sollicitons aussi.

3) L’Intersyndicale se réunira à nouveau le 2 mars au matin.

4) Les centrales syndicales qui avaient appelé au 29 janvier se sont réunies ce jour et ont confirmé l’appel au 19 mars, avec la reprise des modalités d’action du 29 janvier (grèves et manifestations).

Pour l’Intersyndicale
Michelle Lauton
Coordinatrice nationale

Pourquoi nous refusons de renvoyer les maquettes des masters

Pourquoi nous refusons de renvoyer les maquettes des masters :  Ce qu’on ne vous dit pas de la « masterisation » de la formation des maîtres

Dans une lettre aux présidents d’université du 2 février, Valérie Pécresse écrit que l’enjeu de la réforme de la formation des professeurs est « un enjeu de qualité : une plus grande qualité de la formation des futurs enseignants pour assurer une plus grande qualité de l’enseignement dispensé à nos élèves ». Qui ne pourrait être d’accord avec une telle ambition ? Mais la réforme des masters exigée par la ministre est-elle à la hauteur de cette ambition ? Non seulement nous en doutons, mais nous pensons que la formation dispensée à l’avenir aux futurs enseignants risque d’être de moins bonne qualité que celle qu’ils reçoivent aujourd’hui.

De quoi s’agit-il en effet ? De rassembler dans un master unique ce qui fait l’objet jusqu’ici de trois formations différentes : un master d’université, une préparation à un concours de recrutement, une formation professionnelle pour les futurs enseignants, chacune de ces formations ayant des objectifs et une logique propres pas toujours compatibles avec les autres. Dans le système de formation des maîtres actuels, un certifié de lettres modernes reçoit globalement 690 heures de cours sans compter le stage en responsabilité devant une classe qu’il assure en même temps, soit de 6 à 8 heures d’enseignement par semaine, assorties de visites de formateurs et de l’accompagnement d’un conseiller pédagogique. En revanche, l’étudiant qui s’inscrit par exemple dans un Master de littérature, master qui doit, selon les nouvelles dispositions ministérielles, former les futurs enseignants, a droit à seulement 340 heures de cours en moyenne, et au suivi de son mémoire par un enseignant.

On rétorquera bien sûr que la qualité de la formation n’est pas affaire d’arithmétique et donc de nombre d’heures de formation, mais tout de même : comment, dans un nombre d’heures aussi réduit, donner à la fois les enseignements du master de littérature, ceux qui permettent de se préparer au concours et assurer en outre la formation professionnelle d’étudiants qu’on prétend mettre devant des classes avec un service entier après leur master ? La réalité, c’est que les universités ne sont pas en mesure de proposer aux étudiants les stages que les IUFM organisent : elles n’en ont ni l’expérience, ni les moyens et il n’est pas question dans le projet gouvernemental de les leur donner. Certes, Valérie Pécresse promet plusieurs dizaines de milliers de stages, mais les futurs enseignants n’étant plus des fonctionnaires-stagiaires rémunérés et défrayés pour leurs déplacements, ces stages ne seront effectifs que dans un périmètre réduit à celui de la ville de leur université, laquelle ne saurait fournir à la demande. En effet, les stages devant des classes et leur suivi exigent des moyens considérables, tant sur le plan financier que sur le plan pédagogique, moyens que la réforme n’envisage pas sérieusement.

De toutes manières, les 100 heures d’enseignement en responsabilité prévues par le ministère n’équivaudront jamais aux 6 à 8 heures par semaine sur 35 semaines qu’assurent actuellement les enseignants en formation avec en outre un véritable salaire. Le paradoxe est de taille : alors qu’on a reproché aux IUFM une préparation trop éloignée des réalités du terrain, trop théorique, insuffisante pour préparer les enseignants à leur futur métier, on propose ainsi une formation essentiellement théorique, et même nécessairement théorique faute de moyens réels de formation professionnelle. En réalité, et dans la meilleure des hypothèses, cette formation aberrante jettera devant les classes de jeunes enseignants bien moins préparés que leurs aînés à affronter un public parfois difficile, enseignants sans bagage pédagogique significatif, et seulement assistés d’un tuteur d’établissement sans doute plein de bonne volonté mais lui-même absorbé par ses propres classes. Isolés dans leur établissement, sans les possibilités d’échange entre pairs et avec des formateurs qu’offrait l’IUFM, ces jeunes enseignants seront très peu aidés à leur entrée dans un métier devenu difficile et, pour certains d’entre eux, risquent tout simplement de ne pas tenir le choc.

Est-ce là « la plus grande qualité de l’enseignement » que nous promet la ministre ? Certes, ces enseignants auront un master pour que, écrit Valérie Pécresse, « les professeurs français se voient enfin reconnaître par un diplôme national de Master une formation comparable à celle de l’ensemble de leurs collègues européens au terme de cinq années d’études ». Mais les enseignants actuels ont déjà une formation de niveau bac + 5 : après leur licence, ils ont une année de préparation au concours exigeante en termes de formation académique et une année de formation professionnelle après le concours. C’est cette formation qu’il aurait simplement fallu « mastériser » en affectant des crédits aux enseignements de préparation aux concours et en revoyant l’année de formation professionnelle pour en faire une formation diplômante. D’ailleurs le niveau effectif de la nouvelle formation sera moins élevé : le nombre et le niveau des épreuves disciplinaires du concours sont sensiblement réduits dans toutes les disciplines, et leur poids est considérablement minoré à l’oral au profit d’un entretien touchant le fonctionnement du système éducatif. Au demeurant, le ministère ne compte sans doute pas recruter la nouvelle génération d’enseignants par l’entremise des seuls concours de la fonction publique.

En effet, Valérie Pécresse l’écrit clairement : elle souhaite « des masters (…) suffisamment riches et ouverts pour qu’un échec au concours puisse permettre d’envisager d’autres types de métiers ». Ces métiers, personne ne sait ce qu’ils sont ni même tout simplement s’ils existent. En réalité, ce qu’a en vue le ministère, c’est une main-d’œuvre toujours abondante et disponible pour fournir à l’éducation nationale des remplaçants sous-payés. Ce ne sont là que quelques uns des nombreux problèmes soulevés par cette réforme et des nombreuses questions qu’elle laisse encore sans réponse. Nous ne voulons pas nous faire les complices d’une réforme que nous jugeons mauvaise pour la formation des enseignants et dangereuse pour des générations d’étudiants qu’elle entretiendra dans l’illusion qu’ils pourront tous devenir enseignants avant de les rejeter sur le marché du travail sans pouvoir leur offrir de réels débouchés alternatifs.

Rédacteurs de ce texte :

  • Roger Bellon, Marie Bernanoce, Christophe Cave, Isabelle Cogitore, Brigitte Combe, Didier Coureau, Alice Folco, Martine Furno, Francis Goyet, Malika Hammou-Bastin, Anne Jeannin-Vibert, Daniel Lançon, Christiane Louette, Catherine Mariette, Stéphane Macé, Chantal Massol, Dominique Massonnaud, Jean-François Massol, Anne-Marie Montluçon, Christine Noille-Clauzade, Jean-François Perrin, Julien Piat, Anna Saignes, Agathe Salha, Nathalie Thamin, Bertrand Vibert, Laurence Vianès
  • Enseignants-chercheurs de l’UFR des Lettres et arts, Université Stendhal (Grenoble 3)

Actions créatives et récréatives : petite revue d’inventaire …

(réalisée sur la base des différentes informations publiées sur ce site ou ailleurs …) A compléter en commentaires si le coeur vous en dit …

Propositions et modalités d’actions déjà effectuées ici ou là …

  • Classiques …
  • Pétitions (exemples)
  • Piquets de grève à mettre en place devant les entrées des universités, avec enseignants qui se relaient (porteurs de pancartes explicatives).
  • Débrayages de cours avec information et distribution de tracts
  • Ateliers de discussions, projections/débats de films autour de la recherche et l’enseignement et plus largement autour de la nécessité du service public
  • Moins classiques …
  • « Nuit de l’université » ou « soirée portes ouvertes » (occupation  nocturne des personnels, des étudiants et des parents ou professionnels qui le souhaitent) avec organisation de conférences et de débats.
  • Freezing ou Flash-mob à heure fixe dans chaque ville ou université, de préférence dans des endroits médiatiques
  • Ateliers d’analyses des discours de Pécresse et/ou Sarkozy.
  • pièces de théâtre ou happenings parodiques et/ou humoristiques
  • Cours/Université hors les murs (cours « classiques » mais en des lieux moins classiques : mairies, places publiques, librairies etc …)
  • Actions « changeons le programme » (cours à l’université mais sur des thèmes liés au mouvement en cours)
  • Contre-information : Répondre massivement aux articles et/ou forums de désinformation.
  • Grève active et rendez-vous pédagogiques : pas de cours mais une ou deux fois par semaine (hors des jours de grandes manifestations traditionnelles), 1 amphi par discipline, avec 1h par cours « fondamental » : 3 heures le matin, 3 heures l’ap. midi. Au milieu de la journée = 2 à 3 heures pour une éventuelle AG. L’intérêt est de garder un contact pédagogique avec les étudiants (pistes de lectures dans les manuels, informations générales sur l’esprit de la question au programme, grosses erreurs à éviter; les chargés de TD peuvent également intervenir 15 minutes pour suggérer quelques fiches et lectures personnelles) sans pour autant « faire cours ».
  • Boycott des expertises et évaluations nationales (AERES, remontée des maquettes de master, jurys de Bac)
  • Rallye lecture dans les rues de XXXX (chacun peut apporter ses livres et prévoir une lecture.)
  • Jeux façon Kermesse : « le chambouletout des ministres de l’EN et de l’ES », « les chaises musicales de la LRU », « la course de relai des réformes », « la remise des prix de la réformite » …

Propositions et modalités d’actions restant à  effectuer :

  • « Marches du Savoir » dans les villes universitaires, avec des pancartes et t-shirts revendicatifs.
  • Corrigé de copies ministérielles et présidentielles : envoi à la presse des discours de Pécresse (ou du décret) corrigés exactement comme une copie d’étudiant.
  • Universithon : marathon/24h événementiel présenté comme un grand rendez-vous populaire, ouvert à tous les publics, pouvant par exemple reprendre tout ou partie des actions listées ci-dessus.
  • Mise en vente de cerveaux universitaires (ou d’universitaires tout court) sur Ebay.

Les attaques visent toutes les formations de la fonction publique

Les attaques visent toutes les formations de la fonction publique

Grâce à la mobilisation des personnels et des étudiants des universités (et désormais aussi de ceux de l’enseignement primaire et secondaire) les conséquences néfastes de la réforme prévue de la formation et du mode de recrutement des enseignants de la  maternelle au lycée commencent désormais à être connues.
Ce projet de réforme impose à la va-vite la création de nouveaux « masters d’enseignement » (= bac + 5), qui supprime l’année de stage de formation pédagogique qui suit normalement la réussite au concours et permet d’économiser l’équivalent de 20 000 postes. Les étudiants et les parents devront ainsi financer une année d’étude en plus. A très court terme les concours nationaux seront menacés. En effet, sans aucun argument rationnel le gouvernement a programmé une forte baisse du nombre de postes pour le recrutement des professeurs des écoles, des collèges et des lycées. Les titulaires de ces futurs « masters », dont la plupart ne seront pas reçus aux concours dont le nombre baisse, formeront ainsi un vivier dans lequel les districts locaux de recrutement (qui sont en train d’être mis en place) pourront puiser pour alimenter la création d’une catégorie d’enseignants précaires.
Une casse similaire du recrutement et de la formation dans d’autres secteurs des services publics est désormais ouvertement envisagée. Des menaces pèsent sur la formation délivrée dans les 169 écoles de la Fonction publique, qui forment  par exemple les magistrats, les agents des impôts ou les ingénieurs de l’Etat. Les secteurs concernés sont très nombreux, on peut citer notamment les Impôts,  les Douanes, la Santé, la Magistrature, la Police, la Défense, la Culture,  la Diplomatie, mais aussi l’ENA, l’école Polytechnique ou les Ecoles Normales  Supérieures. Actuellement ces 169 écoles sont réparties dans 99 villes et elles emploient 50.000  personnes.
Dans un rapport préconisant une  réduction de leur nombre, ces écoles sont accusées de tous les maux et en premier lieu de coûter trop cher à l’Etat : « près de 2,5 milliards d’euros » par an affirme le rapport en additionnant tous les coûts, notamment les salaires de l’ensemble de ces agents de l’Etat stagiaires. Le document de plus de 200 pages vient d’être remis au ministre de la  Fonction publique par son auteur Raymond-François Le  Bris, ancien directeur de l’ENA. On peut le consulter ici : http://www.fonction-publique.gouv.fr/IMG/rapport_le_bris_2009.pdf
La formation de ces catégories de personnels de la fonction publique est jugée comme étant trop longue, « pas suffisamment  professionnalisée » et « mal organisée ». R.-F. Le Bris plaide pour un raccourcissement de la durée de la formation  et une réduction du nombre des écoles, via le regroupement de  certaines d’entre elles. Après la fermeture des tribunaux, il s’agit désormais de fermer certaines de ces écoles !
Quand on veut casser les services publics l’une des manières les plus efficaces consiste en effet de s’en prendre à la formation des personnels. Et au lieu d’envisager de l’améliorer on va plutôt considérer qu’elle a tous les défauts du monde, voire qu’elle est inutile avant de décider de la réduire, voire de la supprimer. Les conclusions du rapport étaient déjà connues avant même qu’il ne soit écrit !
Il s’inscrit en effet ouvertement dans la ligne qui vise à réduire les effectifs. Déjà en 2009 30.000 emplois ont été supprimés en application du credo idéologique  du non remplacement d’un fonctionnaire partant à  la retraite sur deux. Désormais les casseurs qui pilotent le démantèlement des services publics s’en prennent directement aux concours d’entrée et à la formation. Pour cela, ils cherchent notamment à ce que les jeunes, ou leurs familles, payent eux-mêmes leur formation et se présentent aux  concours en étant déjà formés.
R. P. Sociologue.

Actions à Rouen (23 – 26 Février)

Actions à Rouen (pour être tenu au courant en temps réel, consultez : Consultez régulièrement http://urouenmobilisee.wordpress.com/)

1. Les actions de la semaine :
Mardi 24 février :
–        cours alternatifs dans les départements
–        à 12h AG étudiantes en amphi Langevin (délégation d’enseignants)
–        à 16h : kermesse en ville à l’Espace du Palais
–        stand tracts + gâteaux,
–        une avalanche de réformes,
–         un chambouletout des ministres de l’EN et de l’ES,
–         les chaises musicales de la LRU,
–         la course de relai des réformes,
–         la remise des prix de la réformite,
–        etc.
Venez habillés de noir ou avec une blouse blanche pour constituer les équipes « ministres et technocrates » contre « enseignants-chercheurs » !!

Jeudi 26 février : journée nationale de grève dans les universités

  • – à 10h30, AG des personnels en Lettres et Sciences Humaines en L2,
  • – à 12h, AG étudiante en amphi Langevin
  • – à 14 h, Saint Sever : départ de la procession des concepts inutiles
  • – à 15 h, Passage rue du Gros Horloge : pause lecture « Faites des lettres, pas du chiffre ! » (apportez votre livre préféré)
  • – à 16 h Place du Vieux Marché : procès et bûcher des concepts inutiles
  • – à 17 h 30, départ de la procession vers la Mairie
  • – à 18 h / 20 h : « Fac en ville », 3° édition à l’Hotel de ville de Rouen

OPÉRATION « FAC EN VILLE »TROISIÈME  ÉDITION
jeudi 26 février à partir de 18 heures
Hôtel de ville de Rouen
Dans le cadre de la grève nationale des universités, et après plusieurs conférences de sciences, sociologie, droit et sciences de l’éducation qui ont attiré un large public, les personnels en grève de l’université de Rouen vous invitent à venir découvrir l’université autrement :
Cours grand public, Salle du Conseil
l     Aborigènes et colonialisme en Australie,  par Cécile Fouache, maître de conférences en langues et littérature anglaise et anglo-saxonne ;
l     Comment grimper aux arbres pour retrouver nos ancêtres, par Dominique Cellier, maître de conférences (LITIS) ;
l     La princesse de Clèves, par Myriam Dufour-Maître, maître de conférences en langue et littérature française.

Programme provisoire Strasbourg (23-27 février)

Assemblées générales, actions et manifestations du lundi 23 février :
10h00, AG de l’UFR PLISE (Philo-Sciences du Langage, Lettres, Arts) Le Portique, côté campus, salle 412
11h00, 3e Réunion de la coordination inter-composantes/labos/services
* organisation des manifestations, communication personnels/étudiants
* comptes-rendus :
– coordination nationale des universités
– forums
– table ronde sur la formation aux métiers de l’enseignement, la « mastérisation » et l’intégration de l’IUFM  dans l’UDS
• suite du mouvement

Institut Le Bel, Amphi 1
11h00, AG de l’UFR Arts Le Patio, Amphi 1
14h00, Anne Merker (philosophie), cours d’agrégation ouvert à tous : Sophiste Le Portique, côté campus, salle 402
17h00, 1ère séance du Groupe de lecture Germination de l’action collective : Sartre, La Critique de la Raison dialectique  Le Portique, côté campus, 4e étage (PLISE)
Passages sur la fusion et l’organisation des groupes
17h00, Réunion de préparation au Rallye lecture de mercredi Le Portique, côté rue, UFR de Lettres, s. 415 –  (étudiante 3e année Lettres)

Assemblées générales, actions et manifestations du mardi 24 février :
Journée de multiplications des actions en direction du public pour faire connaître les revendications des Universités et des organismes de recherche
10h00, Université Hors les Murs, Librairie Kléber (contact : Jean Sanchez cestchezsanchez@neuf.fr) :  Chantal Cutajar : Maître de Conférences en Droit « Blanches sont les fleurs de l’Éden, Criminalité Globalisée, Blanchiment d’Argent & Paradis Fiscaux »
13h00, AG des étudiants Amphi 1, Le Patio
13h00, Université Hors les Murs, Librairie Kléber : Patrick Werly : Maître de Conférences en Littérature Comparée « Le Carrefour comme Allégorie du Choix (littérature, philosophie, religion) »
15h00, Université Hors les Murs, Librairie Kléber : Jean-Noël Sánchez : Maître de Conférences en Civilisation Hispanique
« In Hoc Signo Vinces, L’Idéologie du Pouvoir dans l’Empire Espagnol des Habsbourg : Europe, Amérique, Asie »
14h, AG des personnels de l’UFR Sciences historiques Palais Universitaire, salle 113
1. Le point sur la situation nationale et CR de la réunion de la coordination nationale de vendredi 20 février  (motions, décisions etc.)
2. Le point sur la situation strasbourgeoise et les projets d’action à venir, le calendrier (vacances, date d’une AG à la rentrée pour faire le point)
3. La question de l’IUFM, bilan des réunions et perspectives
4. Et pour l’avenir : à partir de l’action d’un comité de réflexion sur l’université, mettre en place des réflexions sur le système, la pédagogie, les attentes, qui perdureraient même après les événements.

Assemblées générales, actions et manifestations du mercredi 25 février :
10h00, Université Hors les Murs :  Jean-Paul Meyer : Maître de Conférences en Sciences du Language « Représentations de la deixis dans la bande dessinée »
12h00-16h00, Rallye lecture dans les rues de Strasbourg, organisée par les étudiants de lettres en grève active. Contact :  (étudiante 3e année Lettres) Un stand sera tenu : chacun peut apporter ses livres et prévoir une lecture. Place Kléber, de midi à 16 h
13h00, Université Hors les Murs : Denis Monnerie : Professeur d’Ethnologie « Quelques Facteurs Déterminants dans l’Avenir de la Nouvelle Calédonie.»
14h00 Projection d’une vidéo : La soutenance de thèse de Valérie Pécresse, « Du bricolage à l’université à l’université du bricolage » Pièce de théâtre interprétée par les membres de la communauté universitaire de Grenoble. La projection sera suivie d’un atelier de réflexion sur le tournage d’un film retraçant la mobilisation à Strasbourg : Respectez au moins Goethe ! (Titre provisoire) Palais Universitaire, salle 119
15h30, Université Hors les Murs :  M’hamed Oualdi : ATER en Histoire Moderne « Le Monde Arabe avant les Colonisations Française et Britannique :  Nouvelles Lectures de l’Histoire de la Palestine, Égypte, Tunisie et Algérie »
18h30, Cycle « Représentations de l’histoire au cinéma » projection de Danton, de Andrej Wajda avec Gérard Depardieu (1983)
Séance animée par Nicolas Bourguinat et Alexandre Sumpf Palais Universitaire, salle 119

Assemblées générales, actions et manifestations du jeudi 26 février :
10h00, Université Hors les Murs : Christophe Lebold : Maître de Conférences au département d’Anglais « Moby Dick : Dans le Ventre de l’Oeuvre Mastodonte,  Baleine Blanche, Épistémologie & Impérialisme Américain »
13h00, Université Hors les Murs : Isabelle Reck : Professeur de Littérature Espagnole « Le Théâtre Espagnol du XXe siècle et sa Fascination pour l’Auto Sacramental »
12h00, AG des étudiants et de tous les personnels de l’UFR de Lettres Amphi 6, Le Patio
13h00 AG des personnels administratifs et techniques de l’UDS et des organismes de recherche Lieu à préciser
15 h, Manifestation (dans le cadre de la journée nationale de manifestation) Horaire à préciser (peut-être vendredi), Roselyne Waller, Corinne Grenouillet, Elsa Constantopoulos, « Aragon, le verbe haut : lecture de textes poétiques »
Lieu à préciser (Le Patio ou Le Portique) suivi de : Horaire à préciser, Littérature et engagement : débats enseignants/étudiants
18h00 « L’histoire secrète de L’Archipel du goulag de Soljenitsyne », film-documentaire inédit de Jean Crépu et Nicolas Miletitch. Fondé sur des entretiens avec l’auteur et des témoignages de ceux qui l’ont aidé à publier son livre, ce documentaire montre la situation de l’écrivain soviétique condamné au silence,  et le rôle de Paris comme capitale littéraire et relais de la dissidence. Présenté par Tatiana Victoroff, MCF en littérature comparée Lieu à préciser (Patio)

Assemblées générales, actions et manifestations du vendredi 27 février :
Horaire non précisé – Dans le cadre du cycle “Les Films contre”, projections de films personnels des uns et des autres, suivie de débats
Journée et soirée coordonnées par Vincent Lowy, chercheur en histoire du cinéma et responsable de la filière cinéma, Salle  18 au Portique
10h00, Université Hors les Murs : Nadine Jasmin : Maître de Conférences en Littérature Française « La Plume et la Baguette, Les Contes de Fées de Madame d’Aulnoy »
13h00, Université Hors les Murs : Marie-Jeanne Da Col Richert : Maître de Conférences en Langues Étrangères Appliquées
« La dimension politique de l’intime »
14h45, Université Hors les Murs : Poésie Hors les Murs
Programme Artistique Coordonné par Juliette Meyer, Étudiante en 3ème Année de Licence d’Espagnol
15h15, Université Hors les Murs : Jean-Jacques Schwien : Maître de Conférences en Archéologie Médiévale « La Sorcellerie en Procès au XVIe siècle Ou l’Envers d’une Société en Mutation »

Et pour la suite :
12 mars, 10h, Patrick Werly (Lettres), « Médée au 20e siècle : aspects de l’exclusion » .
18 mars, 10 h, Roland Pfefferkorn, « Rapports de classes / rapports de sexes ».
26 mars, 10 h, Pierre Hartmann (Lettres) et Jacob Rogozinski « Debord et la démocratie-spectacle »