Calendrier d’actions Paris 1 (16-20 février)

Lundi 16 février :

  • 10h : Atelier banderoles et autres projets artistiques, Centre Saint-Charles, salle 61.
  • 11h : Conférence de M. Switek (Europe 1), C. Aguiton (ATTAC), et P. Champagne (CSE), Médias et Mouvements sociaux, Sorbonne, Amphi Lefebvre.
  • 11h30 : Débat Classements internationaux et comparaison animé par Chahira Boutayeb et Patrick Weil, Tolbiac, Amphi I.
  • 12h : Les lundis de l’Histoire en Sorbonne (France Culture) : N. Offensdadt (Paris 1), Le Musée de l’histoire nationale, A. Nef (Paris 4),  Pourquoi étudier l’histoire du Moyen Âge ?,  C. Callard,  L’usage du faux en histoire, Sorbonne, Amphi Cauchy
  • 13h : Atelier sérigraphie, Centre Saint-Charles, salle 150.
  • 13h30 : Conférence de Christophe Ramaux, La faillite du libéralisme: quel sens donner au retour de l’Etat ? Tolbiac, Amphi N.
  • 14h : Atelier montage vidéo,  Centre Saint-Charles, salle 350.
  • 15h : Rassemblement devant le Panthéon pour une lecture-marathon de la Princesse de Clèves.
  • 15h30 : Conférence de Federico Tarragoni, La réforme universitaire italienne ou la « rationalisation économique d’un bien public », Tolbiac, Amphi H.
  • 16h30 :  Lecture bilingue de textes de Dante, Cellini, T. Campanella, Galilée, C. Beccaria, Vittorini, Pasolini, Calvino… (organisé par Paris 3), Place du Panthéon.
  • 17h30 : La chorale « Chants de rage et de révolte » entonnera des chants traditionnels italiens engagés (organisé par Paris 3), Place du Panthéon.
  • 18h : Rassemblement devant la Sorbonne : « cacerolazos ».

Mardi 17 février :

  • 8h : Diffusion de tracts dans les gares par les Universités parisiennes.
  • 8h30 : Débat autour du concept de « Maître ignorant » de Jacques Rancière, organisé par les enseignants de sciences sociales de Paris 1, Tolbiac, Amphi K.
  • 9h : Conférence d’Iveta Slavkova, Avant-gardes et Première Guerre Mondiale, Centre Saint-Charles.
  • 10h : Atelier montage vidéo, Centre Saint-Charles, Salle 350.
  • 10h30 :  Conférence de Michel Pigenet (professeur d’histoire), Les services publics
  • Tolbiac, Amphi H
  • 10h30 : Assemblée Générale des Étudiants de l’UFR 04, Centre Saint-Charles.
  • 11h : Assemblée Générale des Etudiants, Sorbonne
  • 11h : Conférence de  Christophe Charle (professeur d’histoire contemporaine): D’une réforme à l’autre: les universités en France de 1896 à 2009 ou  pourquoi réformer l’université est-il si difficile à réformer en  France ?, Sorbonne, amphi Descartes.
  • 11h : Bernard Guerrien (maître de conférences, économie), La crise, Tolbiac, Amphi I
  • 12h : Assemblée Générale des Personnels de Paris 1, Centre Panthéon, Amphi 2A.
  • 13h30 : Assemblée Générale des Etudiants, Tolbiac.
  • 14h : Projection – débat animé par Céline Scemama – Le Crime de Monsieur Lange, un film de Jean Renoir, Centre Saint-Charles, salle 432.
  • 15h : « Université Ouverte » en histoire de l’art (Paris IV), Place du Panthéon. Au programme (provisoire), trois cours : Lutèce antique, Le Panthéon et les Grands Hommes, la rue Soufflot.
  • 16h30 : Diffusion de tracts dans les gares

Mercredi 18 février :

  • 9h : Conférence de Cécile Bargues, Dadaland : une introduction à Dada, Centre Saint-Charles.
  • 10h : Atelier banderoles et autres projets artistiques, Centre Saint-Charles, salle 61.
  • 10h : Conférence de Jean-Marie Monnier (professeur d’économie), La Révolution des réformes fiscales, Tolbiac, Amphi H.
  • 11h : Assemblée Générale à  Tolbiac
  • 11h30 : Débat organisé par les enseignants de sciences sociales, Tolbiac, Amphi K
  • 12h : Atelier Banderole au 9e étage de Tolbiac
  • 12h : Projection sur le  thème « La Révolution en images » autour du film La Marseillaise de Renoir, Tolbiac, Amphi H.
  • 14h : Débat Coordonné par Eric Vallet (maître de conférences en histoire), Etre journaliste aujourd’hui, Tolbiac, Amphi I.
  • 14h : Réunion de la commission chargée des DAEU à Tolbiac
  • 14h : Atelier banderoles et performances animé par François Foronda, Tolbiac, 12e étage.
  • 14h : Conférence de Frédéric Jiméno, Francisco de Goya et les problèmes d’attribution du Colosse (1812-1828), Centre Saint-Charles, salle 440.
  • 14h : Conférence de E. Valleut, Le métier de journaliste, Tolbiac, Amphi K
  • 15H30 : Conférence de Fanny Madeline (ATER, Histoire), L’histoire de France selon Nicolas Sarkozy, Tolbiac, Amphi I
  • 17h : Conférence de D. Schneidermann (Arrêt sur Images) et E. Plénel, Les médias sont-ils aux mains des propriétaires ? Sorbonne, Amphi Gestion.
  • 18h : Rassemblement devant la Sorbonne.

Jeudi 19 février :

  • 9h : Conférence de Morad Montazami, Art et politique, Centre Saint-Charles, salle 250.
  • 11h : Assemblée générale des enseignants et étudiants, Tolbiac, Amphi N
  • 14h : Manifestation unitaire de l’enseignement supérieur et de la Recherche. Départ commun de Tolbiac vers 13h30.

Vendredi 20 février :

  • 10h : Johan Popelard, Art et politique : L’Italie pendant l’entre-deux-guerres, Centre Saint-Charles, salle 110.
  • 11h : Quatrième Coordination Nationale des Universités, Paris X-Nanterre, Amphi B2.
  • 13h : Atelier sérigraphie, Centre Saint-Charles, salle 150.
  • 14h : Conférence d’Inès Rotermund, Le débat actuel sur les oeuvres d’art spoliées entre 1933-1945, Centre Saint-Charles.
  • 18h : Rassemblement devant la Sorbonne
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Réformes oui, mais.. ?

« En général, lorsqu’on propose de réformer un système, on est sensé apporter un plus et donc améliorer le système, aussi bien que du point de vue structurel que fonctionnel. Qu’en est-il avec la réforme de l’université et particulièrement avec la fameuse Loi de Réforme Universitaire (LRU) et avec la réforme du statut des enseignants-chercheurs ? » Lire la suite sur le site de Sauvons la recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2532


Compte rendu de l’Assemblée générale du Lundi 16 février (Paris 6)

L’Assemblée générale des personnels de l’Université Paris 6 constate que la grève continue – sans faiblir – cette semaine à l’Université Paris 6.

Motions votées :L’AG a pris position pour les actions suivantes :

- Demain mardi, diffusion de tracts dans les gares : RV en bas de la TOUR 46 15H15 Mardi, « déguisés en chercheurs » pour aller distribuer Gare de Lyon RV en bas de la TOUR 56 15H30 Mardi, pour aller distribuer Gare d’Austerlitz (des exemples de tracts « pédagogiques » devraient passer sur cette liste)

- Dans toutes les UFR, action sur les directeurs d’UFR et les élus aux Conseils d’UFR pour qu’ils convoquent un conseil d’UFR extraordinaire qui se prononcerait sur les réformes en cours.

- Pressions à faire sur les directeurs de labos pour la non-transmission des noms des grévistes à l’administration

- L’AG appelle à signer les pétitions suivantes : Darcos, démission : http://www.shesp.lautre.net/spip.ph… Sarkozy, excuses : http://excuses-sarkozy.fr.nf/

- Boycott et refus de se soumettre et/ou participer aux expertises de l’AERES (et ANR), appel au blocage des futurs CA des EPST

- occupation pacifique (mais massive) de l’Atrium un de ces jours (jeudi ?), en commençant par les enseignants de L1

- jeudi manifestation

La mobilisation étudiante monte, et les étudiants organisent un barrage filtrant demain mardi et appellent les personnels à venir participer à ce barrage filtrant (discussions) à partir de 7h du matin.

Discussions lors de l’AG :

Il a été souligné l’importance de créer des groupes de discussion/élaboration sur les revendications à avoir pour nos métiers. Ces groupes de discussion peuvent se convoquer en utilisant la liste agp6, à l’instar du groupe qui s’est crée sur la reflexion autour des 120h et de l’enseignement.

Il a aussi été envisagé une AG strictement des BIATOS (élaboration de revendications propres).

Une motion de soutien au mouvement en Guadeloupe/Martinique sera écrite avec soin et proposée à la prochaine AG

Mandatés :

L’AG a en outre mandaté 2 EC, 1 IATOS et 1 post-doc pour la prochaine coordination nationale des universités (vendredi prochain).

Informations AG locales :

AG UFR Physique Mercredi 14h Amphi 55 AG UFR Ingénierie Jeudi 10h Amphi B2

Enseignement supérieur : la grande transformation ?

Article d’opinion à lire sur le site mouvements.

Extrait :

  • « La fiction de l’autonomie
    La loi LRU, comme les lois d’orientation de l’enseignement supérieur précédentes (1968, 1984) a été présentée comme une loi d’autonomie. Le terme reste connoté positivement dans l’univers académique. L’autonomisation de l’enseignement et de la recherche, par rapport aux pouvoirs, ecclésiastique, étatique, ce qui relève aussi, dans un autre vocabulaire, du libre examen, est une longue et difficile conquête [5]. Et cette liberté relative reste fragile ; d’autres dépendances peuvent s’instaurer, notamment dans le domaine de la recherche, vis-à-vis du pouvoir économique. Les facilités financières accordées par des entreprises à un laboratoire de recherche ont souvent un double revers : non seulement borner ses recherches, ce qui n’est déjà pas satisfaisant du point de vue de la curiosité intellectuelle, et sans doute pas productif, sous le rapport des découvertes, et donc des innovations, mais parfois même influencer ses résultats.
    L’autonomie intellectuelle est au fondement même de l’idée d’universitas. L’autonomie octroyée par le prince [6] à travers la LRU est d’une nature bien différente. C’est l’autonomie, non des universités vis-à-vis de tous les pouvoirs mais de leurs présidents par rapport à leurs communautés universitaires. Singulière conception de la démocratie, que cette autonomisation accrue des représentants à l’égard de leurs mandants. D’autant que le pouvoir des présidents était déjà grand, les conseils (d’administration, scientifique, …) n’exerçant qu’un contrôle limité : par la gestion des crédits et des supports budgétaires, par la négociation avec le Ministère sur les créations de postes [7], les présidents disposaient depuis longtemps de puissants leviers de persuasion, notamment auprès des enseignants. Mais le pouvoir appelle le pouvoir : cette autonomie-là, concédée par le gouvernement, était depuis longtemps réclamée par la CPU (Conférence des présidents d’université), qui, au-delà des missions qui lui sont officiellement assignées, joue le rôle d’association corporative des présidents d’université. (…) » lire la suite sur le site mouvements.

« Le mépris de Pécresse va-t-il doper le mouvement des facs ? »

A lire sur marianne 2.

http://www.marianne2.fr/Le-mepris-de-Pecresse-va-t-il-doper-le-mouvement-des-facs-_a175239.html

L’Enseignement supérieur à l’horizon 2030, volume 1 : démographie. OCDE, 2008.

lu sur le Bublog

« A l’heure où le débat se poursuit sur la profession d’enseignant-chercheur, un ouvrage collectif, édité par l’OCDE et acquis tout récemment par la bibliothèque, vous permettra de remettre en perspective les transformations et les enjeux actuels de l’enseignement supérieur et de la recherche, en France mais également à l’étranger.

L’Enseignement supérieur à l’horizon 2030, volume 1 : démographie. OCDE, 2008.

Nous vous conseillons particulièrement le chapitre 4, de J. Enders et Ch. Musselin, qui s’intitule : “Retour vers le futur? Les professions universitaires au XXIè siècle” (pp.131 à 160). Il s’agit d’une excellente synthèse des tensions passées, présentes et futures de la profession universitaire, qui évoque la différenciation accrue des métiers, le changement des conditions de travail et de la structure de l’institution. Ce chapitre est disponible également en texte intégral ici.

Motion laboratoire I3M (Nice)

MOTION LABORATOIRE I3M 13/02/2009
Les membres du laboratoire I3M réunis vendredi 13 Février à Nice, pleinement solidaires avec le mouvement actuel de contestation des contre-réformes qui touchent la recherche et l’enseignement supérieur, expriment leur refus du démantèlement programmé des structures de transmission du savoir, de la recherche, de la culture, de l’université et de la fonction publique en général. Ils réaffirment le caractère indissociable de l’enseignement et de la recherche en considérant que le projet actuel de modification du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 sur les statuts des enseignants-chercheurs confère aux exécutifs locaux des établissements d’enseignement supérieur des pouvoirs exorbitants qui fragilisent les équilibres de la recherche et de l’enseignement au mépris de l’intérêt scientifique et de celui des étudiants.
Les membres du laboratoire I3M demandent par conséquent que l’évolution souhaitable du statut des enseignants-chercheurs prenne en compte la totalité de leurs charges (y compris administratives) et que le volume total de leurs enseignements (modulables à la baisse en fonction de la diversité et du poids des tâches assumées) ne puisse en aucun cas dépasser le
plafond des 192 heures annuelles.
Attachés qu’ils sont à un système d’enseignement supérieur et de recherche garantissant la démocratie, la collégialité, l’indépendance et la liberté des enseignants-chercheurs, enseignants, et chercheurs, ils demandent en conséquence le maintien d’une évaluation qualitative de la recherche par les pairs élus, membres d’instances nationales, collégiales et indépendantes.
Ils se déclarent opposés à un système d’évaluation quantitativiste de la production scientifique universitaire visant la mise en concurrence des chercheurs. Ils proposent de participer au sein même de leur laboratoire à la production d’indicateurs pertinents permettant d’évaluer leurs travaux avec exigence et rigueur tout en maintenant le droit à une recherche libre, éloignée de l’idéologie de « la culture du résultat » fondée sur l’impératif de la rentabilité économique et sur la soumission des enseignants-chercheurs à la hiérarchie administrative. Ils exigent en conséquence que les nouveaux modes de gestion de la recherche et de l’enseignement supérieur que sont l’ANR et l’AERES, visant à un pilotage centralisé et autoritaire de leurs enseignements et de leurs travaux, ne se substituent pas aux financements nationaux récurrents des structures scientifiques et pédagogiques, seule preuve tangible de l’engagement de l’Etat en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans ce but, ils appellent à une refonte totale des modèles d’attribution des moyens alloués à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Ils s’élèvent tout particulièrement contre l’arbitraire et l’opacité des critères de classement des revues scientifiques établissant une concurrence nocive entre les revues classées A et les autres, réduisant ainsi la richesse et la complexité des recherches à la tyrannie du nombre, comptabilisant de la même manière une citation positive et une citation négative, affaiblissant la
recherche en langue française, menaçant l’écosystème fragile des revues scientifiques, condamnant les disciplines littéraires mais aussi celles des sciences humaines et sociales à une réduction considérable du nombre de revues existantes.
Ils s’engagent clairement en conséquence à refuser provisoirement toute participation aux activités d’expertise et d’évaluation pour l’ANR et l’AERES. A refuser de transmettre les données visant à un pilotage autoritaire de leurs recherches par le moyen d’une évaluation quantitativiste. Ils préconisent une évaluation de leurs travaux fondée sur la reconnaissance de la
diversité et de la complexité de leurs recherches au croisement de plusieurs champs épistémiques. En tenant compte de la liste des revues qualifiantes du champ des SIC instaurée par le CNU 71° section, ils demandent que leurs travaux de recherche interdisciplinaires publiés dans des revues à comité de lecture non classées sur le site de l’AERES mais faisant l’objet
d’une authentique reconnaissance nationale et/ou internationale dans leur domaine disciplinaire (revues numériques et professionnelles à caractère scientifique comprises) soient reconnus et valorisés au sein de leur laboratoire et que chacun des membres de ce dernier plaide auprès des instances concernées en faveur de l’effectivité et de la plénitude de cette reconnaissance. Enfin, ils demandent à être étroitement associés à tout processus de modification des modes d’évaluation de leurs recherches et de leurs carrières, ainsi qu’à l’élaboration collégiale et démocratique des critères d’évaluation de ces dernières.
Motion votée à l’unanimité des présents.