Actu : CA Paris 8 (13 Février)

Le CA rappelle que l’assemblée des trois conseils a pris clairement position :
– contre la révision du décret de 1984 telle que présentée par le ministère
– contre la réforme actuelle de la formation des maîtres et des conditions dans lesquelles celle-ci est engagée, et a considéré dans ce contexte qu’il était impossible de transmettre les maquettes au
ministère a fortiori à la date du 13 février
– contre les effets de la nouvelle procédure d’affectation des moyens et les insuffisances du montant de la dotation incluant l’obligation faite à l’établissement de supprimer 6 postes statutaires

Le CA constate que ces mesures s’inscrivent notamment dans le cadre de l’application de la LRU, du pacte de la recherche et de la Révision Générale des Politiques Publiques qui précarisent le service public et la situation de tous ses personnels enseignants, Biatoss et Ita. Le Ca déplore au delà une volonté répétée au plus haut niveau de l’Etat de stigmatiser une profession.
Le CA constate que se sont tenues des assemblées générales dans l’ensemble des UFR et au niveau de toute l’université, assemblées qui ont décidé d’engager un mouvement de grève reconductible.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un mouvement général qui affecte l’université et la recherche et qui a tenu une coordination nationale le 11 février sur notre université dont on se félicite des travaux.
Le CA constate que nombre d’enseignants-chercheurs et chercheurs refusent dorénavant de participer aux expertises de l’ANR ou de l’AERES, et que nombre de sections du CNU ont décidé de refuser de remonter les
listes de qualification
.
Le CA approuve la démarche engagée par les présidents d’Université le 9 février à la Sorbonne et appuie l’appel qui en est sorti.
Le CA constate que lorsque la CPU demande le report d’un an de la mise en œuvre de la réforme de la formation des maîtres et émet des réserves quant à la révision du décret, la réponse du ministère est une fin de non-recevoir.
Le CA constate que les réunions qui se sont tenue le 12 février concernant le chantier de la vie étudiante n’ont conduit à aucune mesure nouvelle et provoqué le mécontentement des organisations étudiantes.
Devant une telle volonté de blocage politique de la part du gouvernement, alors même que la communauté universitaire est quasi unanime sur ces questions, le CA estime ne pas pouvoir poursuivre normalement ses travaux. Il décide donc de les suspendre aujourd’hui ses travaux afin de prendre le temps du débat concernant les conditions à partir desquelles le CA pourra les reprendre, notamment sur les questions dont le CA appréciera l’urgence pour la situation des personnels et étudiants de l’établissement.

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Actu : IEP d’Aix (13 Février)

Des nouvelles de l’IEP d’Aix, toujours en lutte, nous entamons lundi notre 3° semaine de grève …
Communiqué de mobilisation des enseignants-chercheurs de l’IEP d’Aix-en-Provence du 13 février 2009

Réuni en Assemblée Générale le 13 février 2009, le corps enseignant de l’IEP d’Aix-en-Provence :
– Prend acte de la nomination d’une médiatrice
– Estime que cette mesure est insuffisante
– Constate que le délai imparti pour les consultations est excessivement long,
– Demande à ce qu’il soit réduit à quinze jours.
– Considère que, sans la consultation de représentants de la coordination  nationale des universités, la médiation serait dénuée de sens.
– Maintient unanimement sa demande de retrait des deux projets de décrets : le projet de décret sur la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et second degré et le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
– Décide à l’unanimité de poursuivre l’arrêt des cours jusqu’au 20 février 2008
– Poursuit la grève administrative et la rétention des notes
– S’associe à la journée de manifestation nationale du jeudi 19 Février 2009 et organisera ce jour-là des actions avec les étudiants de l’IEP.

Fixe la prochaine Assemblée Générale du corps enseignant au vendredi 20 février 2009 midi.

AG Faculté de droit et d’Economie – Université de Savoie (13 février)

Communiqué  : AG Faculté de droit et d’Economie – Université de Savoie
Non participation aux élections pour la désignation des membres des comités consultatifs de recrutement

Dans le cadre des mouvements de contestation du projet de décret modifiant le statut des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur, les enseignants de la Faculté de Droit et d’Economie de l’Université de Savoie, réunis en assemblée générale le 13 février 2009, ont décidé de ne pas prendre part au scrutin prévu pour le 25 février 2009 en vue de la désignation des membres des comités consultatifs.

Lyon : cérémonie de non-remise des maquettes

Devant le rectorat de Lyon, ce n’était pas mal non plus, nos délégués sont entrés exposer la situation avec un inventaire de nos revendications et ont été reçus pendant 1h10 par le cabinet du recteur. (ils nous transmettront leur compte rendu d’audience dans un mél à venir)
A l’extérieur, nous les attendions sous les crépitements des appareils photos et quelques flocons de neige, tous armés de coeurs et de jolis slogans, face aux forces de l’ordre (venues en uniformes et avec des sortes de planches de travail, peut-être pour suivre un cours de l’université hors-les-murs ???).
Il y avait là un groupe d’étudiants qui avaient fabriqué des maquettes en carton symbolisant les institutions en destruction : celles-ci ont été copieusement piétinées pour satisfaire aux caprices amoureux de Madame Pécresse, notre ministresse. (Il est à noter que parmi ces institutions cartonnées, l’université est celle qui a le plus résisté aux coups de talons répétés…)
Il fut même suggéré que les débris de ces monuments soient vendus aux enchères à des collectionneurs, afin d’alimenter la caisse de grève des universitaires.
Mais ils ont été abandonnés à la voirie, à vot’ bon coeur, pour servir de relais aux prochains cortèges…
C’est ainsi qu’en l’an de grâce deux mille neuf, près le rectorat de notre belle ville de Lyon, entre quinze heures et seize heures trente, nous, lyonnais des 3 universités, avons dignement fêté la St-Valentin-des-maquettes-non-remontées.

Actu : Orléans (13 Février)

Vendredi 13 février: Le CA de l’Université d’Orléans n’a pas traité la question des maquettes, celle-ci ayant été retirée de l’ordre du jour par le Président. Nous avons fait une cérémonie d’enterrement des maquettes à 15h00 devant le rectorat et déposé, à la poste, nos publications récentes et à venir afin que « leur » président de la république les évalue.
Prochaine AG des personnels (les biatoss nous rejoignant jeudi 19 pour la manifestation nationale) lundi 16 à 10h, et AG des personnels + étudiants le même jour à14h00.

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Réactions au discours de Xavier Darcos sur RMC

Les réactions fusent de partout avec un bel unanimisme …

– La CPU et la CDIUFM sont les plus promptes à répondre :

  • « La CPU et la CDIUFM dénoncent les contre-vérités des déclarations du Ministre de l’éducation nationale et le caractère méprisant de ses propos, tout en rappelant leur attachement commun à une formation des maîtres de qualité sanctionnée par un diplôme de master. Les présidents d’université et les directeurs d’IUFM considèrent que les propos du Ministre insultent tous les personnels aujourd’hui engagés dans une formation des maîtres qui répond à un cahier des charges national et qui est évaluée par une commission nationale présidée par un recteur. Cette formation (…) » Lire la suite sur le site de Sauvons l’Université

Le SNESup réagit également dans une lettre disponible ici.

Nombre de collègues sont en train de rédiger des courriers …

  • « L’autoritarisme bureaucratique de M. Darcos n’est pas à même de répondre aux défis culturel, scientifique, technique et managérial auxquels la France d’aujourd’hui est confrontée. Loin d’atteindre ces objectifs, la réforme actuelle signifie un grave recul sur tous ces plans et un réel danger pour les générations futures d’élèves et d’enseignants, c’est-à-dire pour
    l’avenir de notre pays.Le progrès ne consiste pas à faire dépendre le recrutement des professeurs d’une personne et de son administration. La coordination nationale exige le maintien de concours de recrutement
    organisés par des jurys souverains composés de spécialistes reconnus, en contact avec les derniers acquis scientifiques de leur discipline et sur la base d’un haut niveau d’exigence. L’année suivant la réussite au concours, durant un an de stage rémunéné, les candidats reçus pourront être préparés à un métier dont ils auront déjà acquis quelque notion pratique au cours de leurs études. Les professeurs ainsi formés seront mieux à même de s’adapter aux progrès des connaissances et des techniques et, éventuellement, d’évoluer sur le plan professionnel au cours de leur carrière. La
    mastérisation doit se traduire par une réelle revalorisation du métier de professeur, sur le plan du contenu et des exigences de la formation scientifique et pratique comme sur le plan des salaires. »

La démission du Ministre est réclamée, une pétition publiée :

  • À Xavier Darcos, Citoyen, futur ancien Ministre de la RépubliqueMonsieur, Le 12 février, sur la radio RMC, vous avez déclaré ceci :Il n’y a « aucune raison aujourd’hui objectivement [de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, comme le demande le bureau de la Conférence des Présidents d’Universités]. D’ailleurs, on me dit « les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela »  ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi, n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai. Après, chacun nous suit, ou pas. »Ces propos sont inadmissibles.Votre indifférence proclamée envers les demandes formulées par le bureau de la Conférence des Présidents des Universités, par la Coordination Nationale des Universités, par des conseils d’administration, des étudiants, des enseignants et des enseignants-chercheurs, des associations d’universitaires, des syndicats, des parents d’élèves est inadmissible. Le cynisme avec lequel vous avouez ouvertement que peu vous importe qu’il y ait ou non au sein du service public des préparations aux concours de recrutement des enseignants du service public est inadmissible. Cette porte grande ouverte aux préparations par des organismes privés à ces mêmes concours est inadmissible. Surtout, il est inadmissible que vous prétendiez être le recruteur, inadmissible que vous asséniez neuf fois en quelques phrases l’idée que c’est vous qui recrutez, vous qui définissez, vous qui avez besoin, et que ces concours sont les vôtres.Monsieur, ces propos sont ceux d’un chef d’entreprise. Il relève d’une logique qui est celle du privé. Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, l’école n’est pas une société par actions dont vous seriez le président-directeur général. Vous êtes vous-même au service du recruteur et de l’employeur, qui ne coïncide pas avec votre personne, aussi remarquable puisse-t-elle être : le recruteur et l’employeur, c’est l’Éducation Nationale, c’est l’école de la République, c’est l’école de tous les citoyens, de tous les contribuables, de tous les électeurs, de tous les parents d’élèves, de tous les habitants de ce pays. Vous n’êtes pas doté des pleins pouvoirs. Vous êtes au service des citoyens de ce pays, vous êtes au service de la France.

    Monsieur, ces propos vous disqualifient et vous déshonorent. Ils revèlent une confiscation de la res publica, de la chose publique, par un individu. Ils révèlent que vous vous considérez comme le dépositaire unique de la légitimité, dans un domaine qui relève de la volonté populaire. Ils révèlent que vous confondez votre position actuelle de Ministre avec un pouvoir que personne n’a le droit de vous contester, un pouvoir absolu. Vos propos rappellent, Monsieur, le basculement de la démocratie vers une personnalisation tyrannique du pouvoir dont l’histoire a donné maints exemples. Ils sont inacceptables pour tout républicain authentique, de Jules Ferry au Général de Gaulle.

    Vous ne teniez votre légitimité de Ministre, Monsieur, que de l’expression de la volonté populaire. La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république.

    Nous vous accusons, Monsieur, d’indignité républicaine. L’école n’est pas votre propriété. Par vos propos, vous vous êtes montré inapte à assumer vos responsabilités républicaines et le mandat qui vous a été confié par le peuple français. Vous avez révélé que vous méprisiez et ne compreniez pas l’essence même de votre fonction de Ministre. En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.

    Nous exigeons votre démission. »

Voir également la rapide synthèse de l’affaire Darcos, proposée par EducPros.

La prochaine coordination nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche aura lieu …

La prochaine coordination nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche aura lieu le vendredi 20 février à l’université de Nanterre, de 11h à 17h, dans l’amphi B2. L’ordre du jour sera envoyé en début de semaine.

  • Horaires : l’accueil se fera à partir de 10h. Une interruption est prévue en cours de journée ; un point presse est prévu à 18h.
  • Pour se rendre à Nanterre :  deux solutions en transport en commun (environ 20 minutes de RER depuis Paris centre, et 5 minutes à pied depuis la gare) le RER A en direction de Saint-Germain en Laye (et non Poissy ou Cergy), arrêt Nanterre Université. ou le train depuis la gare Saint Lazare.

A partir de la gare de Nanterre Université, descendre la passerelle et se rendre au bâtiment B (c’est le bâtiment le plus haut sur la gauche en entrant sur le campus).

  • Mandatement : chaque université ou établissement sera représentée par 3 enseignants, enseignants-chercheurs ou chercheurs, 1 étudiant et 1 personnel BIATOSS. Des observateurs non mandatés seront admis. Carte professionnelle ou carte étudiante obligatoire.
  • Appel à candidature : pour que la transition entre l’équipe de Nanterre et celle qui préparera la coordination suivante se passe le mieux possible, il est souhaitable que la date et le lieu de la prochaine coordination soient votés le 20 février. Par conséquent, il faudrait qu’une ou plusieurs universités se portent candidates pour reprendre le flambeau, ce qui implique de poser la question en AG dans vos établissements respectifs dans les jours qui viennent.

Le comité d’organisation de Nanterre