Revue de liens

Proposée par le site La Vie des Idées sur le mouvement actuel. Les sites y sont classés en 5 grandes rubriques :

- Recrutement et statut des enseignants-chercheurs
- La mastérisation du recrutement des enseignants
- Les enjeux de l’évaluation
- La comparaison des systèmes universitaires en Europe et dans le monde
- La mobilisation sur le web

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Actu : Université du Havre (10 Février)

Compte rendu de la journée:
_ Blocage économique de la ville du Havre: Des étudiants et enseignants ont participé à cette action et ont diffusé des tracts dès 7h00.
_ Réunion d’information : Il ne restait presque aucune place dans l’amphi 5 tant le contenu était intéressant (suppression d’emplois,dotation budgétaire, nouveau modèle d’allocation des moyens, statut des enseignants chercheurs et statut des doctorants, la masterisation de la formation des enseignants).
_ Manifestation à Paris: Entre 17000 et 50000 personnes à Paris dont une représentation de la communauté universitaire havraise. Presque 80 personnes sont parties du Havre ce matin à 10h00. La collecte effectuée au sein du personnel et auprès d’étudiant a permis de financer tous les tickets de transport (étudiant et personnel). Une excellente ambiance a régné tout au long de la manifestation.
_ Projection de petits films: Quelques étudiants et lycéens ont préparé et présenté une projection documentaire. Malgré le peu d’engouement, cette action a permis de mettre la main sur des vidéos très intéressantes.

Programme de demain, 11 Février :
_ Assemblée Générale des étudiants du site Caucriauville, 11h00, Amphi 3.

Actions à venir:
_ Jeudi 12 février: 12h00 réunion du comité Action rendez-vous devant la cafétéria
_ Jeudi 12 février: 20h00 Manifestation tintamarre nocturne
_ Vendredi 13 février: 10h00 Assemblée Générale de l’établissement (Personnel et étudiant) site Lebon

« On classe les chercheurs comme Google classe les sites »

Article de Barbara Cassin sur Rue89.

Cours hors les murs à Lyon

Nous nous associons à l’action de résistance de l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche.
L’université n’est pas simplement un établissement professionnellement géré, elle existe partout où ses valeurs et ses activités sont discutées et partagées.
Le laboratoire « Communication, Culture et Société » (Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines) et le Groupe de Recherche en Psychologie Sociale (Lyon 2) se délocalisent hors les murs pendant tout le mois de février 2009. Nos activités de séminaires, cours, réflexion, dialogue, partage intellectuel se dérouleront dans des lieux culturels et associatifs publics.

Voir l’agenda et les annonces aux adresses :

Comité de mobilisation Bordeaux 3

Comité de mobilisation Bordeaux 3 :

SUPERIEUR, SECONDAIRE, ETUDIANTS, ELEVES : TOUS UNIS CONTRE LA REFORME DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS.

Contre l’avis de la communauté universitaire unanime, le ministère tente d’imposer une réforme de la formation des futurs professeurs du secondaire (collèges et lycées) : la « mastérisation des concours ».
Sous couvert d’une hausse du diplôme de formation (Mastère), cette réforme en trompe-l’oeil masque une triste réalité. Elle remplace le concours de recrutement actuel par un concours allégé , où les savoirs « disciplinaires », pour lesquels on attend curieusement un niveau « licence » et non mastère, occupent une place minime, aux dépends des compétences pédagogiques et administratives. Elle prépare donc des enseignants moins formés et moins compétents dans leurs disciplines et contribue à une grave attaque plus générale contre la place des savoirs et de la pensée dans notre société. En prévoyant une double entrée dans le métier d’enseignant : mastères d’enseignement et CAPES allégé (préparé dans le cadre des mastères), elle assure la
constitution d’un vivier important de titulaires du Mastère non-titulaires du concours. Ces diplômés non reçus au concours ont
vocation à grossir les rangs des personnels précaires, vacataires, non intégrés à la fonction publique, sans progression de carrière, sur le dos desquels on fera des économies. Ces vacataires précaires soumis aux aléas des besoins locaux, ne pourront s’investir durablement ni dans des projets pédagogiques, ni dans le suivi de leurs élèves. C’est aussi l’accueil et la formation des élèves qui seront sacrifiés.

Enfin, en supprimant l’année de stage encadré (et rémunéré) pour les titulaires du concours, remplacée par de courts stages d’observation pendant le Mastère, la réforme fragilise les enseignants débutants, placés directement à plein service devant leurs élèves, quand tous les formateurs s’accordent sur la nécessité de prolonger la durée de la formation pratique pour avoir des enseignants plus solides. Qui calculera le coût humain de cette réforme ? Elle fragilise et affaiblit les enseignants à un moment où pourtant tout le monde s’accorde à souligner l’importance des conditions d’accueil, d’encadrement et de travail dans le système éducatif.

Stoppons cette réforme néfaste ! Rejoignez-nous pour une Manifestation : Mardi 10 février à 18heures Place de la Victoire à Bordeaux (se munir de lampes et de gilets fluorescents)

Comité de mobilisation de l’université de Bordeaux 3

Mercredi 11 février à l’université
Grande journée « portes ouvertes » avec explication de textes suivie à 16h d’une conférence collective

Enseignants chercheurs : sortir de la culture de la punition.

Enseignants-chercheurs: sortir de la culture de la punition

Par Jean-Fabien Spitz, professeur de philosophie politique, université de Paris I Panthéon Sorbonne.

« Le projet de décret redéfinissant le statut des enseignants-chercheurs de l’université est une illustration parfaite de la logique bureaucratique qui décide sans rien savoir de la réalité concernée. Certains universitaires ne font aucune recherche, ils se contentent de dispenser leurs six ou sept heures de cours hebdomadaire pendant les 26 semaines que dure l’année universitaire. Le reste du temps, ils se consacrent à des activités privées ou travaillent à arrondir leurs fins de mois. Cette réalité est indiscutable et elle n’est pas acceptable. Le bureaucrate qui réfléchit dans la solitude de son cabinet y apporte la réponse la plus stupide que l’on puisse imaginer : puisque ces gens ne font pas de recherche, imposons-leur une charge d’enseignement plus importante, ce qui permettra à la fois d’accroître la masse horaire disponible pour les étudiants et de décharger d’une partie de leurs tâches d’enseignement les universitaires les plus actifs dans la recherche.« 

Lire la suite sur le blog « 24 Heures philo« 

Nous disons non au projet de décret de contrat doctoral unique

(Source : Libé/Lyon)
« Nous disons non au projet de décret de contrat doctoral unique. Pour une véritable reconnaissance, sécurisation et valorisation du parcours doctoral. »

Pétition en ligne : http://petitions.alter.eu.org/index.php?petition=5

Nous, doctorant-e-s, futurs doctorant-e-s ou jeunes docteur-e-s, collectifs ou organisations de doctorants et de l’enseignement supérieur et de la recherche, refusons les conséquences que pourrait avoir la mise en place du « contrat doctoral unique » sur le parcours doctoral. Nous nous associons aux fortes inquiétudes exprimées par l’ensemble de la communauté universitaire face aux réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous constatons, notamment avec la mise en place de la LRU, une cohérence politique entre toutes les mesures gouvernementales (modification statuts enseignants-chercheurs, mastérisation, réformes des CROUS, démantèlements des EPST, …), dans laquelle s’inscrit celle concernant les études doctorales. Les jeunes chercheurs prennent une part active et indispensable dans les missions de services publics d’enseignement et de recherche. Ils participent du dynamisme des universités et des laboratoires et constituent leur avenir. Pour autant, la situation des études doctorales en France est loin d’être satisfaisante : forte précarité, éclatements des statuts, disparités des financements, peu de considération, peu de reconnaissance, formations inadaptées, peu de moyens alloués, peu de débouchés appropriés. Nous reconnaissons donc la nécessité d’apporter des réponses ambitieuses et cohérentes face à ces difficultés. Pour autant, le projet de décret instituant un « contrat doctoral unique », s’il marque une volonté d’élaborer un cadre juridique pour les doctorants, aura pour conséquence d’accentuer ces difficultés. En mettant le doctorant dans une situation de subordination locale, individuelle et déséquilibrée, la rémunération, son service annuel d’activités et le contenu de ses travaux de thèses seront conditionnés à une négociation « à la tête du client », qui ouvre à toutes les dérives. De plus, il accentue la précarité en prévoyant une période d’essai pouvant aller jusqu’à six mois, en attribuant aux doctorants beaucoup de devoirs mais peu de droits (pas de droit de recours, droits du licencié incertains, …), et en inscrivant les doctorants dans un rapport de concurrence au sein de l’université. Enfin, le caractère universitaire des missions du doctorant est remis en cause par des conditions d’exercice d’activités en entreprise mal définies, et dont l’ampleur de la charge est inquiétante. Au-delà de ces problèmes, ce projet de décret ne répond pas aux nombreux enjeux que soulèvent les études doctorales.

Ainsi nous exigeons :

  • – Le retrait immédiat et sans conditions du projet de décret de « contrat doctoral »
  • – La mise en place d’un véritable processus de réflexion et d’élaboration collectif sur l’avenir des études doctorales en France avec TOUS les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche concernées.

Nous accompagnons ces demandes de propositions concrètes :

1.Reconnaissance du caractère universitaire du doctorat
– Maintien du caractère national du doctorat et de son financement public.
– Rendre la charte des thèses contraignante par voie de décret (formations, droits et devoirs du doctorant et du directeur de recherche, …)
– Réaffirmer l’indépendance du doctorant dans ses recherches et vis-à-vis de la pression économique ; la dimension de service public dans laquelle s’inscrit son travail ; ses droits vis-à-vis de sa hiérarchie ; ses besoins de reconnaissance et de formation.
– Nous demandons que la particularité des domaines de savoir soit respectée, en termes de durée, de missions et de formations.
– Réaffirmer le droit pour tous de contribuer à la culture et à la connaissance que sous entend la possibilité pour chacun de faire une thèse. En ce sens, nous demandons qu’un effort budgétaire public conséquent soit fait pour le financement des thèses ; celui-ci devra à terme se généraliser pour toutes les thèses, résorbant les inégalités entre doctorants. Cependant, dans la situation actuelle et sans effort budgétaire important, il ne doit pas être une condition contraignante pour effectuer un doctorat. Nous demandons que les doctorants non-financés soient exonérés des frais d’inscription et qu’ils soient concernés par l’application contraignante de la charte des thèses.

2.Sécurisation et valorisation du doctorat
– Elaborer un véritable statut pour les doctorants : contrat de travail de droit public avec application totale du décret du 17 janvier 1986 (droit de recours, droit du licencié, …), dont la rémunération et les conditions d’embauche seront fixées entièrement par un cadre national et se basant sur la Charte des thèses il devra indiquer clairement les responsabilités des trois parties au contrat, à savoir le doctorant, le directeur de thèse et l’institution d’accueil.
– Reconnaissance du doctorat dans l’ensemble des conventions collectives et dans les trois Fonctions Publiques en terme de grade et de recrutement.
– Nous demandons qu’un effort budgétaire public conséquent soit fait, pour le financement de toutes les thèses et pour la création d’emplois statutaires dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Nous appellons tous les doctorant-e-s à rejoindre les mobilisations et à s’associer à la motion suivante, qui pourra être votée et débattue lors des assemblées générales :

L’assemblée générale demande le retrait du projet de décret instituant un « contrat doctoral unique ». Elle accompagne cette demande de l’exigence de retravailler avec TOUS les acteurs concernés sur l’élaboration d’un véritable statut pour les doctorants, et de l’application immédiate d’un décret rendant la charte des thèses obligatoire et contraignante.

(1) Appel soutenu par : SNTRS-CGT, SNESUP Lyon, SNPREES-FO Rhône, Sud-Recherche-EPST Lyon, Sud-Education Rhône, Collectif formation des maîtres de la CGT Educ’action, Collectif « Pour Une Autre Université », JC² (Réseau des Jeunes Chercheurs Communistes), UEC (Union des Etudiants Communistes), FSE-Lyon (Fédération Syndicale Etudiante), Collectif Lyonnais de jeunes Chercheurs, Collectif PAPERA (Pour l’Abolition de la Précarité dans l’Enseignement, la Recherche et Ailleurs)