La FERC Sup CGT ne se rendra pas à l’invitation de la Ministre

CGT – FERC SUP

COMMUNIQUE DE PRESSE
La FERC Sup CGT ne se rendra pas à l’invitation de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

En effet, le Président de la République a été bien clair dans son intervention télévisée : rien ne sera modifié dans les réformes en cours dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche. De son côté, Valérie Pécresse n’entend recevoir les personnels en lutte
que pour évoquer une hypothétique « charte de bonne conduite » susceptible de désamorcer le mécontentement légitime des enseignants-chercheurs.

Pour ce qui concerne la FERC Sup CGT, les mobilisations récentes méritent mieux qu’un tel mépris. Les attaques contre le service public, et singulièrement contre l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont d’une violence extrême.

De plus, elles commencent à avoir des conséquences concrètes sur tous les personnels. La loi « LRU » dont nous continuons à demander l’abrogation se traduit par de multiples réformes mettant à bas les garanties collectives de l’ensemble des personnels et la qualité des formations et des actions de Recherche réalisées dans nos établissements :

  • – suppressions d’emplois et institutionnalisation de la précarité,
  • – disparition des emplois de catégorie C et externalisation de nombreuses missions,
  • – recours aux financements privés et multiplication des Partenariats Public/Privé,
  • – autonomie et mise en concurrence des universités se traduisant en particulier par la destruction, à terme, du cadre national des diplômes,
  • – gestion managériale des personnels et rémunérations à la tête du client par la multiplication des primes,
  • – casse du statut des enseignants-chercheurs et modulation des services, prélude à une casse généralisée des statuts des personnels,
  • – masterisation de la formation des maîtres dans les pires conditions.

Tous les membres de la Communauté universitaire (personnels et étudiants) sont frappés. *Tous doivent réagir, entrer en résistance et en lutte.*

*ENSEMBLE C’est sur ces bases que la FERC Sup CGT appelle les personnels (enseignants, BIATOS et enseignants-chercheurs) à participer massivement à la manifestation du 10 février, à Paris ou en région. *

*C’est sur ces bases que la FERC Sup CGT prend l’initiative de proposer aux organisations de l’intersyndicale Enseignement Supérieur Recherche, dès lundi matin, l’élaboration d’une lettre-ouverte exigeant de la Ministre une véritable négociation sur l’ensemble de ces revendications. *

Montreuil le 6 février 2009

 

TOUS DANS LA LUTTE

  lundi 2 février 2009

Appel de la FERC-sup CGT

La journée de grève et de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 29 janvier a bien mis en lumière l’énorme mécontentement des salariés, privés d’emploi et retraités de notre pays. La vague déferlante des manifestants a montré aussi la volonté d’opposer une résistance déterminée à la politique de Nicolas Sarkozy qui s’acharne contre les acquis de toutes les couches de la population.

Les personnels et étudiants de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche étaient nombreux dans les défilés organisés dans toutes les villes de France. Il y a bien longtemps qu’ils n’avaient pas été aussi nombreux et aussi combatifs pour le développement et l’amélioration des politiques publiques, pour assurer à toute la population, sans exclusive ni ségrégation sociale, raciale ou idéologique, une Formation de qualité et une Recherche tirant l’ensemble de la société vers le progrès social, l’épanouissement personnel et l’emploi.. Les syndicats de la FERC Sup-CGT y sont pour quelque chose et s’en félicitent.

Il faut dire que les attaques contre le service public, et singulièrement contre l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont d’une violence extrême. De plus, elles commencent à avoir des conséquences concrètes sur tous les personnels. La loi « LRU » dont nous continuons à demander l’abrogation se traduit par de multiples réformes mettant à bas les garanties collectives de l’ensemble des personnels et la qualité des formations et des actions de Recherche réalisées dans nos établissements : suppressions d’emplois et institutionnalisation de la précarité, disparition des emplois de catégorie C et externalisation de nombreuses missions, recours aux financements privés et multiplication des Partenariats Public/Privé, autonomie et mise en concurrence des universités se traduisant en particulier par la destruction, à terme, du cadre national des diplômes, gestion managériale des personnels et rémunérations à la tête du client par la multiplication des primes, casse du statut des enseignants-chercheurs et modulation des services, masterisation de la formation des maitres dans les pires conditions

Tous les membres de la Communauté universitaire (personnels et étudiants) sont frappés. Tous doivent réagir, entrer en résistance et en lutte. ENSEMBLE

Telle est notre position. Elle n’a jamais changé. Nous devons construire un mouvement uni et convergent contre l’ensemble des conséquences de la loi « LRU » et n’en négliger aucune.

Notre secteur est aujourd’hui traversé par une agitation légitime et, partout, émergent des mécontentements et des mobilisations, en particulier contre les modifications du décret statutaire des enseignants-chercheurs. Les débats se mènent en AG et alimentent une coordination qui se réunira le 2 février pour décider de la forme des luttes.

La FERC Sup-CGT y sera et portera l’exigence forte que se construisent des luttes communes porteuses de la défense des revendications de l’ensemble des personnels de l’Enseignement Supérieur. Personne ne peut et ne doit être oublié car personne, aucune catégorie de personnels ne gagnera sans les autres. C’est la condition pour réussir une grève « totale et illimitée ».

 La FERC Sup-CGT s’engage solennellement à tout faire pour que les personnels enseignants-chercheurs, enseignants , techniques, de bibliothèque et administratifs, titulaires et précaires, trouvent au coude à coude le chemin du succès pour leurs revendications et la défense du service public.

C’est le message que nous avons porté le 29 janvier et que nous comptons faire vivre dans la suite.

Chaque syndicat CGT doit donc mener le débat avec les syndiqués puis avec les personnels pour jouer un rôle positif dans la construction d’un rapport de forces suffisant pour faire reculer le gouvernement et sa Ministre.

C’est l’appel que nous lançons, c’est l’engagement que nous prenons.

Montreuil le 30 janvier 2009

 

 

La FERC-Sup CGT s’adresse

aux personnels enseignants et

 BIATOS

 

 

 

Les conséquences concrètes de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), de la loi Libertés et Responsabilité des Universités (LRU) et de ses décrets de mise en oeuvre dans nos établissements sont d’ores et déjà visibles. Ce qui signifie notamment :

La loi LRU instaure la

 

concurrence entre établissements et entre personnels, qu’ils soient BIATOS ou enseignants. La gestion managériale des personnels par les Présidents d’université et leurs DRH se fonde sur un système de primes et de carrières « au mérite » qui met fin à l’égalité de traitement des fonctionnaires. Elle établit également un rapport de sujétion directe entre le salarié et le Président, ce qui met aussi fin à l’indépendance du fonctionnaire. C’est la fin de la Fonction Publique d’État

.

TOUS les personnels, BIATOS et enseignants, sont touchés par la LRU et ses conséquences.

 

La convergence des luttes des uns et des autres est bien réelle

. Les personnels enseignants et BIATOS, titulaires et précaires doivent unir leurs forces pour faire reculer le gouvernement et obtenir la satisfaction de leurs revendications respectives.

TOUS À LA MANIFESTATION NATIONALE

Mardi 10 février – 14h30 – Sorbonne

Pour les personnels enseignants

-Les commissions de spécialistes sont remplacées par des comités de sélection nommés par le président.

– Recrutement au fil de l’eau.

-Déconcentration des actes de gestion de l’État vers les Présidents d’universités. L’État ne conserve plus que la nomination et la radiation.

-Les personnels enseignants seront évalués tous les 4 ans sur la base d’un rapport d’activité. Cette évaluation permettant aux Présidents d’université de « moduler » l’activité des enseignants. Ceux qui seront jugés « performants » seront déchargés d’une partie de leur service d’enseignement pour consacrer plus de temps à la recherche. Les autres sont « rejetés » vers l’enseignement et perdent progressivement leur ancrage dans la recherche.

– Suppression de postes d’enseignants.

-Nouvelles modalités de gestion des établissements « autonomes », le recours aux enseignants contractuels augmente.

Pour les personnels BIATOS

 

Suppression d’emplois et recours massif à des emplois contractuels.

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