La grève à l’université expliquée à …

… mes parents, mes amis (non universitaires), mes voisins, mes enfants, mes étudiants, mon Président d’Université, etc. … Un diaporama à voir sur le site de la coordination toulousaine inter-universités ou directement sur GoogleDocs.

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Actu : Orsay (5 février)

  • A Orsay, amphi bondé hier 4 février (600-700), manif dans la fac ce matin et le plus gros cortège d’Orsay que Paris n’avait jamais vu cette après-midi (5 février) avec ce slogan répété infatigablement « Pécresse t’es foutue même Orsay est dans la rue »
  • Une commission « de la maternelle au supérieur » s’est mise en place à Orsay (lire ci-dessous). Nous invitons des collègues du primaire et secondaire à notre prochaine AG. Canal+ nous a contacté pour venir à notre AG.
  • Des réunions publiques dans les villes alentour sont aussi organisées.
  • Orsay a élu et mandaté des représentants pour la coordination nationale

Un blog a été créé pour relayer les actualités d’Orsay : http://www.orsayenlutte.info/

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De la maternelle à l’université, tous concernés !

Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants, ITA* et BIATOSS** de l’Université Paris-Sud 11, en grève depuis lundi 2 février, réunis à plus de 500 en Assemblée Générale, avons décidé de mettre en place un « Comité de Coordination » avec les enseignants et les parents d’élèves de l’enseignement public primaire et secondaire, pour les sensibiliser aux raisons de notre mouvement, mais aussi pour discuter de l’impact des « réformes » mises en œuvre par le gouvernement, et qui nous touchent tous dans l’enseignement public, depuis le primaire jusqu’au supérieur.
Vous êtes cordialement invités à notre prochaine Assemblée Générale qui se tiendra Lundi 9 février à 12h Université d’Orsay, grand amphithéâtre de Mathématiques, bâtiment 427
Pour nous contacter : matensup AROBASE laposte.net 

Motion du conseil scientifique de l’univ. de Strasbourg (4 février)

le Conseil Scientifique de l’université de Strasbourg ont voté la motion ci-dessous (4 abs et 1 contre) hier, jeudi 4 février, la veille de la venue de Valérie Pécresse.

« Le conseil scientifique de l’Université de Strasbourg réaffirme son attachement à la création de l’Université de Strasbourg. Il manifeste avec la plus grande fermeté son opposition aux réformes du gouvernement.
Il demande :

  • le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs
  • le retrait de la réforme de formation et de recrutement des enseignants des premiers et seconds degrés
  • l’arrêt du démantèlement du CNRS, de l’INSERM et des autres EPST
  • l’arrêt des suppressions d’emplois
  • l’arrêt des atteintes aux statuts des BIATOSS.

Ces réformes vont toutes dans le sens d’une remise en cause fondamentale des missions de l’enseignement supérieur et de la recherche et d’un recul de ses moyens financiers et en postes.« 

Actu : Toulouse 1 rejoint la coordination nationale

L’Assemblée générale tenue à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse 1 le 5 février 2009 à l’initiative d’enseignants chercheurs mobilisés, a adopté une motion qui rejoint la Coordination Nationale des Universités.
Cette adhésion a été adoptée à  247 voix pour ; 1 contre ; 1 abstention ; 3 personnes ne participant pas au vote.
Ainsi, l’Université des Sciences Sociales de Toulouse 1 rejoint officiellement la coordination nationale.
Elle mandatera 5 représentants à la Coordination Nationale. Ces derniers n’ont pas encore été désignés.

Pourquoi nous avons décliné l’invitation de Valérie Pécresse à Strasbourg

Communiqué de presse du 5 février 2009, 08h00
A l’occasion de l’inauguration de l’Université de Strasbourg, une entrevue avec Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a été proposée aux organisations syndicales et à des représentants du collectif de l’Appel de Strasbourg.
Nous avons unanimement décliné l’invitation, considérant que depuis des semaines nos points de vue ont été largement exprimés, non seulement par nous-mêmes, mais par toutes les composantes de la communauté universitaire de ce pays. Nos positions sont connues de la ministre, elle n’a jamais voulu les entendre et les prendre en compte.
Aujourd’hui nous sommes face à une crise profonde et générale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette crise a été déclenchée par les réformes précipitées et non concertées imposées par le gouvernement. Celles-ci ont été ressenties comme autant de provocations par une grande partie de la communauté universitaire car elles sont inadaptées à un exercice de qualité de nos missions. En outre, ces réformes font suite à une stagnation des moyens et un déficit récurrent en postes depuis plusieurs années, ainsi qu’à une dégradation des salaires et des conditions de travail pour tous les personnels, en particulier chez les personnels ingénieurs, techniciens et administratifs.
C’est pourquoi nous lançons un appel solennel au gouvernement pour suspendre toutes les réformes en cours, et pour ouvrir de véritables négociations impliquant la communauté universitaire dans son ensemble.
Nous dénonçons le caractère irresponsable du démantèlement des organismes de recherche et leur retrait des unités mixtes des universités, alors même que des emplois sont supprimés tant dans les organismes que dans les universités.
Nous affirmons notre volonté de participer activement à une réflexion de fond sur le métier d’enseignant et sur le contenu des programmes, impliquant tous les acteurs, avant toute réforme des concours et des formations préparant à ces métiers ; nous
refusons de gaspiller notre temps à construire des maquettes de formations qui n’ont ni sens ni cohérence.
Nous refusons une modification du statut des enseignants-chercheurs qui, sous couvert de prendre enfin en compte nos différentes missions, est imposée sans qu’aucun débat sur l’évaluation et les critères n’ait été mené et sans la moindre garantie quant au maintien du caractère national de ce statut.
Nous rappelons l’importance du maintien des emplois des personnels, ingénieurs, techniciens et administratifs, indispensables aux missions fondamentales de formation et de recherche.
Enfin nous insistons sur la nécessité d’une allocation des moyens suffisante et sur des critères transparents, qui garantisse l’accès à l’enseignement supérieur indépendamment de la catégorie sociale d’origine.


FSU (SNASUB, SNCS, SNESUP), CGT (SES, SNTRS), SGEN-CFDT, UNEF, UNSA (AI, SNPTES), SNPREES-FO, SUD-Education, collectif de l’Appel de Strasbourg.

Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy.

  • « 21h45 Nicolas Sarkozy affirme qu’il ne reculera pas sur le statut des enseignants-chercheurs. «Chaque année nous mettrons 1,8 milliards de plus dans la recherche et les universités», affirme-t-il. Sur le statut des enseignants-chercheurs, «nous avons décidé d’augmenter le salaire au niveau du recrutement», «mais nous voulons qu’ils soient évalulés». On peut discuter «des modalités d’évaluation», mais le principe ne sera pas retiré. Il ajoute : «Il y a une paupérisation du métier d’enseignant». »

(Source : Libération, l’interview minute par minute)

Actu : Université Valenciennes

MOTIONS VOTÉES PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS UVHC MOBILISÉS FACE AU DÉMANTÈLEMENT DE L’UNIVERSITÉ

MARDI 3 FÉVRIER 2009

Réunis en Assemblée Générale, ce mardi 3 février 2009, les personnels de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, ont voté les cinq motions ci-dessous.
1ière motion :
Sur l’approbation de la Motion n°1 votée par la Coordination Nationale des Universités réunie en Sorbonne (Amphi Richelieu) le 2 février 2009, assortie des modalités d’action précisées ci-après dans les 2e, 3e 4e et 5e motions :
« Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois.
Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours.
Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés. »
En conséquence, l’Assemblée Générale, ce mardi 3 février 2009, des personnels de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de protestation, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.
37 votants pour, 1 contre, 1 abstention

2ième motion :
Sur l’appel à soutenir l’Assemblée générale des étudiants de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis devant se tenir le lundi 9 février :  38 votants pour, une personne n’ayant pas pris part au vote

3ième motion
Sur le principe de rejoindre la Coordination Nationale des Universités avec désignation de délégués lors d’une Assemblée Générale de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis qui se réunira lundi 9 février : 37 votants pour, 1 abstention

4ième motion
Sur l’appel à une grève des personnels de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis le mardi 10 février et leur participation à la manifestation nationale organisée ce jour-là par la Coordination Nationale des Universités :  38 votants pour, 1 contre, une personne n’ayant pas pris part au vote

5ième motion
L’Assemblée Générale des personnels de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis approuve la motion votée ce mardi 3 février 2009 par le Conseil restreint de l’UFR Faculté de Lettres Langues et Sciences Humaines (texte ci-dessous).
Elle soutient, tout en restant attentive à ses résultats : la démarche de dépôt d’une lettre d’intention par cinq des présidents d’Universités de la Région Nord-Pas-de-Calais auprès du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur qui, tout en réaffirmant leur volonté d’être partie prenantes des futures formations des enseignants, réclame un report de la date des transmissions de maquettes afin que s’engage de nouvelles négociations sur la formation et le recrutement des enseignants.
L’Assemblée Générale des personnels de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis souhaite qu’à cette lettre d’intention soit jointe la motion votée ce mardi 3 février 2009 par le Conseil restreint de l’UFR Faculté de Lettres Langues et Sciences Humaines. Elle invite les Universités de la Région Nord-Pas-de-Calais à se joindre à cette démarche en témoignant de leur soutien par des initiatives similaires.  38 votants pour, une personne n’ayant pas pris part au vote

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Le Conseil restreint de l’UFR FLLASH a voté ce mardi 3 février 2009 la motion suivante,  issue de l’Assemblée Générale des enseignants-chercheurs et des enseignants de la FLLASH et votée à l’unanimité des personnes présentes à l’AG, mercredi 28 janvier 2009 :

Les enseignants-chercheurs et enseignants de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de l’université de Valenciennes considèrent que :
–        la réforme actuellement prévue pour la formation menant aux concours de l’enseignement et la refonte du contenu de ces derniers sont grandement préjudiciables au recrutement d’enseignants de qualité : la part disciplinaire (en nombre d’épreuves et de coefficients) y est notamment beaucoup trop réduite;
–        les informations et les garanties dont ils disposent aujourd’hui quant à l’organisation pratique des stages au titre de la pré-professionnalisation, pourtant rendus obligatoires par les directives ministérielles, ainsi que les conditions d’exercices des candidats retenus, sont largement insuffisantes;
–        la suppression de l’année de stage salariée (qui semble uniquement motivée par les économies qu’elle permet) renforce la précarité dans laquelle se trouvent de nombreux étudiants d’origine modeste;
–        le projet de « mastérisation », d’une manière générale, présente un manque global de cohérence, compte-tenu de la difficile articulation entre des parcours disciplinaires et la logique de la préparation des concours, ainsi que des inconnues qui pèsent sur la valorisation du parcours Master pour les étudiants non-admis à ces concours.
Ils estiment que la construction et la remontée de maquettes sont dans ces conditions impossibles, tant du fait du calendrier irréaliste que des problèmes de fond non résolus, et demandent au CA de l’UVHC et à sa présidente de se faire l’écho de leur demande de moratoire d’une année à ce sujet afin qu’une large concertation, avec toutes les parties prenantes, s’organise pour mettre sur pied une réforme plus conforme aux besoins de l’Education nationale et mieux organisée dans ses modalités pratiques.
Motion votée à l’unanimité des 17 membres du Conseil d’UFR, présents ou représentés, et transmise à l’Assemblée Générale des personnels UVHC, le même jour.