Enseignement, Recherche, Santé : Le futur d’une restructuration annoncée

Journée d’informations et de débats le Mardi 12 mai à Lyon 1

« Enseignement, Recherche, Santé : Le futur d’une restructuration annoncée »

Les conférences ont été filmées et sont disponibles à http://math.univ-lyon1.fr/~univanzero

Les titres des conférences :

  • Stratégie Nationale de Recherche et d’Innovation
  • La réforme des hôpitaux I, II et III
  • La mastérisation de la formation des enseignants
  • Les Biatoss dans la nouvelle université
  • Le futur de la recherche
  • Les non-dits de l’autonomie : droits d’inscription et cie
  • La réforme des Crous
  • La réforme des écoles

REFERENDUMS EN MATHEMATIQUES ET INFORMATIQUES À LYON 1

RÉFÉRENDUMS EN MATHÉMATIQUES ET INFORMATIQUES À LYON 1 :

A la question « Etes-vous favorable à la poursuite et au renouvellement de la rétention des notes ? »

DÉPARTEMENT MATHÉMATIQUES :
le OUI l’a emporté avec 73% des suffrages exprimés (58,8% de participation).

DÉPARTEMENT INFORMATIQUE :
le OUI l’a emporté avec 63 % des suffrages exprimés (57 % de participation)

Lyon 1 : semestre bloqué, démissions administratives et rattrapage des cours non-envisageable

L’AG des personnels et étudiants de Lyon 1 a reconduit la grève et adopté le communiqué ci-dessous.

Communiqué de presse de l’AG de Lyon 1 le 5 mai 2009 :

L’AG Lyon 1 tient à faire un bilan de la situation à Lyon 1.

- 80 % des cours du second semestre n’ont pas eu lieu en STAPS, Math, Info, Bio et le rattrapage de ces cours n’est pas envisageable.
– 160 personnes ont démissionné de plus de 600 responsabilités administratives.
– la massive rétention de notes du premier semestre bloque toute validation des semestres et diplômes pour plus de 4000 étudiants.
– les inscriptions de la prochaine rentrée sont de fait impossibles. Les étudiants n’ont pas pu s’inscrire au second semestre ; les jurys ne pourront pas se tenir même si quelques examens se déroulaient sans incidents.

Seules des concessions majeures du gouvernement peuvent maintenant permettre une sortie de crise.

1500 personnes en manif à Lyon le 23 avril !

1500 personnes en manif à Lyon le 23 avril !

La manif lyonnaise réunissant 1500 personnes, étudiants et enseignants chercheurs venus de Lyon 1, Lyon 2, et dans une moindre mesure de Lyon 3, de l’IUFM, des ENS, et d’autres lieux encore, a fait la démonstration ce jeudi que notre mouvement se poursuit obstinément ! C’est presque autant qu’avant les vacances alors même qu’il ne s’agissait pas d’une journée nationale d’action. (Les manifs hebdomadaires à Lyon ont réunis le plus souvent 2000 personnes, 4 à 5000 pour les plus grosses)
Les oreilles de la caravane UMP qui se trouvait par hasard sur le chemin de notre manif ont d’ailleurs chauffé en conséquence. (Ce qui n’autorise en rien ce parti à pratiquer la désinformation la plus grossière, comme relevé par la presse locale, Lyon CapitaleRue89 et même par le Figaro !)
Malgré le passage en force du décret enseignant-chercheur, nous maintenons la pression sur toutes nos revendications, pour l’emploi, la formation des enseignants, la recherche, et contre la LRU !

Prochains rendez-vous à Lyon : Mardi 28 avril, 14H aux Terreaux dans le cadre de la journée nationale à l’appel de la CNU et de l’intersyndicale et vendredi 1er mai (10H place Jean Jaurès, cortège enseignement supérieur devant la Résidence Delessert)

L’université Lyon 1 toujours en grève et dans le mouvement.

Communiqué de presse : L’université Lyon 1 toujours en grève et dans le mouvement.

Alors que le gouvernement poursuit le passage en force de ses contre-réformes universitaires, les personnels et étudiants de Lyon 1 réunis en AG ce mardi 21 avril ont réaffirmé leurs revendications :
– retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs;
– abrogation de la LRU;
– retrait du projet de « masterisation » de la formation et recrutement des enseignants;
– retrait du projet de contrat doctoral unique;
– retour des 1030 postes supprimés en 2009 et plan pluri-annuel de créations d’emplois;
– arrêt du démantèlement des organismes de recherche.

L’AG a reconduit la grève et a souligné qu’elle avait conscience qu’à terme les examens du semestre seront menacés. Elle a également réitéré sa volonté que soit proposé à chaque étudiant concerné la validation sans évaluation des unités d’enseignements touchées par la grève.
L’AG consciente que les mesures gouvernementales font parties du processus européen de Bologne et de la stratégie de Lisbonne, appelle à soutenir le contre-sommet de Louvain (25-29 avril)
http://www.louvain2009.com/

Lyon 1 sera présente dans les manifestations à venir et notamment le jeudi 23 avril à 14h aux Terreaux.

Le comité de mobilisation Lyon 1

Le CR détaillé de l’AG est disponible ici : http://math.univ-lyon1.fr/wikis/action/doku.php?id=pageaglyon

La fin de l’université (presque) gratuite ?

La fin de l’université (presque) gratuite ?
D’après l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), la France n’a pas encore choisi entre la hausse des budgets des universités et l’autorisation de réclamer des frais de scolarité. D’après vous, que choisira le gouvernement ?
Ceux qui écrivent votre futur
« De nouvelles mesures sont nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur. » (Rapport de l’OCDE, février 2009)
L’Institut Montaigne, un club de « penseurs » très écouté et proche du gouvernement, ne propose rien moins que d’en finir avec la gratuité des études (octobre 2008).
Ceux qui obéissent
L. Collet est pour la fin de l’université gratuite et la sélection des étudiants : « on nous donne l’autonomie des dépenses mais pas celle des recettes, notamment sur les frais d’inscription » (10 février 2008).
92 députés (1/6 de l’Assemblée nationale) remettent en cause la gratuité des études dans une proposition de loi et veulent échanger fonds publics contre l’endettement étudiant (20 février 2009).
Ceux qui ont déjà commencé
40% des universités sont hors-la-loi et pratiquent déjà des frais d’inscription supplémentaires illégaux ; parmi elles, six voient les frais d’inscriptions de certaines de leurs filières dépasser 1500 euros. Lyon 3 est l’une des plus délinquantes avec des frais illégaux atteignant 7539 euros. Les droits d’inscription à Sciences Po Paris, laboratoire pour le gouvernement, sont passés de 120 euros en 1987 à 5000 euros actuellement.
Ce qui va se passer
Avec la LRU et l’autonomie budgétaire, l’augmentation drastique des droits et la sélection sont inéluctables, malgré des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Il faut s’attendre à des frais de 6000 euros (comme dans de nombreux pays européens).
Le gouvernement craint les étudiants et la remise en cause de la LRU.
C’est maintenant qu’il faut s’opposer !
Après, il sera trop tard ! Venez défendre la gratuité des études supérieures en manifestant et en participant à la grève !

La coordination de mobilisation de Lyon 1

Lettre ouverte à Lionel Collet de la CNU mathématique : alerte à l’évaluation purement bibliométrique !

Veuillez trouver ci-joint copie d’une lettre envoyée à M. Lionel Collet, Président de l’Université Claude Bernard (Lyon 1).
Cette lettre est signée par les deux présidents actuels et les deux présidents précédents des sections de mathématiques du CNU. Elle concerne l’usage de la bibliométrie dans l’évaluation scientifique et l’attribution de moyens aux équipes de recherche.
Elle peut être diffusée.

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Lettre ouverte au Président de l’Université Claude Bernard, Lyon 1.
7 avril 2009

Monsieur le Professeur Lionel COLLET, Monsieur le Président,

Nous sommes les présidents actuels ou récents des sections de mathématiques du Conseil National des Universités. Nous tenons à manifester notre étonnement devant le tableau, en provenance du Conseil Scientifique de l’Université Claude Bernard, qui établit un financement des unités de recherche sur la base directe de critères bibliométriques.
(Nous nous référons ici au document
http://www.univ-lyon1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHE=196081&OBJET=0017&ID_FICHIER=143131)
Ce faisant nous relayons un vif émoi de la communauté universitaire française, en particulier des mathématiciens comme en témoignent par exemple les messages incrédules ou indignés échangés sur la liste de diffusion « mathdebat ».
Nous avons compris que ce tableau ne concernait qu’une partie du financement des unités de recherche (un « bonus »), mais nous voyons de graves dangers dans l’utilisation mécanique de critères bibliométriques comme le nombre de publications, de citations ou l’emploi de divers index ou facteurs numériques. Si cette pratique devait s’étendre à l’évaluation des équipes de recherche ou aux évaluations individuelles, le résultat serait désastreux. D’une part, il est impossible d’établir sur des critères bibliométriques des comparaisons sensées entre disciplines différentes (et même entre thématiques d’une même discipline), d’autre part ce que l’on mesure ainsi n’est pas la qualité scientifique (originalité, innovation, profondeur), enfin l’usage exagéré de la bibliométrie entraîne des stratégies de publication et de communication biaisées ; de nombreuses études ont été menées
sur ce sujet et soulignent toutes les limites de cette approche.
En tant que responsables présents ou passés de sections du CNU, nous avons été très impliqués dans les évaluations individuelles d’enseignants-chercheurs. Le décompte des publications et citations est certes utile et pratiqué, mais il est absolument nécessaire qu’il soit couplé avec de nombreuses autres données et une observation critique plus précise assurée par des pairs qualifiés. Les mathématiques françaises sont parfois citées comme un domaine d’excellence ; cette notoriété est plus le fruit d’une analyse qualitative que quantitative. Et quand elle est quantitative, cette analyse est multi-critères : large spectre et difficulté des champs thématiques, participation à des congrès internationaux, qualité des thèses soutenues et essaimage des chercheurs dans les divers organismes de recherche, comité éditoriaux, impact des publications en temps long,…
On trouve sur le site de l’Union Mathématique Internationale un rapport précis et documenté sur l’usage des « Citations Index » dans la politique scientifique. Nous ne pouvons qu’encourager sa lecture ; il est accessible sur
http://www.mathunion.org/publications/report/citationstatistics0/.
Ce débat sur l’usage de la bibliométrie n’est pas neutre car il existe une pression réelle, en particulier dans de nombreux pays étrangers, pour la mise en place de systèmes d’évaluation basés sur des critères bibliométriques mécaniques. C’est aujourd’hui le mérite des sections du CNU et de l’AERES de ne pas avoir emboîté le pas à cette mode qui permettrait de remplacer les experts qualifiés par des technocrates et des ordinateurs. Il ne faudrait pas que cette pratique soit initiée et développée par les établissements d’enseignement supérieur eux-mêmes, dans le cadre de leur autonomie financière et scientifique.
En conclusion, l’émoi provoqué par le tableau du Conseil Scientifique de l’UCB est donc doublement justifié : il est inadapté à la mise en place d’une politique scientifique et il porte le germe d’une contagion dommageable.
Nous tenions à manifester notre sentiment sur la question sensible de l’évaluation bibliométrique, puisque nous savons porter l’opinion d’une large part de la communauté mathématique (et au delà universitaire) française. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre engagement au service de l’Université et l’expression de nos sentiments respectueux.

Le 7 mars 2009,

  • Fabrice BETHUEL, Président de la Section 26 du CNU, Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, Paris 6.
  • Emmanuel LESIGNE, Président de la Section 26 du CNU entre 2004 et 2007, Professeur à l’Université François Rabelais, Tours.
  • Michel OLIVIER, Président de la Section 25 du CNU entre 2004 et 2007, Professeur à l’Université Bordeaux 1.
  • Marc PEIGNÉ, Président de la Section 25 du CNU, Professeur à l’Université François Rabelais, Tours.
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