« Université d’Auvergne, les coulisses d’une fac modèle » (Bakchich-info)

Un article de Lucie Delaporte à Lire sur Bakchich : http://www.bakchich.info/Universite-d-Auvergne-les,07790.html

Extraits

« Gestion hasardeuse, partenariats suspects en Europe de l’Est, la fac d’Auvergne présentée par Pécresse comme un modèle a quelques cadavres dans ses placards. Elève modèle, la fac d’Auvergne collectionne les bons points. Première à passer sous le régime de l’autonomie, première à créer sa fondation pour lever les fonds d’entreprises privées, elle est aussi en pointe sur le développement à l’international. Quand la Sorbonne ressort les barricades contre la loi Pécresse, le président de Clermont1, Philippe Dulbecco, se répand à longueur d’interviews sur les bienfaits de la LRU : « Projet consensuel que la grande majorité des acteurs de l’enseignement supérieur appellent de leurs voeux depuis de nombreuses années » prophétisait-il hâtivement en début d’année dans les colonnes du Monde. Enfin, preuve que cette fac a décidément tout bon, le président a été promu au rang de chevalier de l’ordre national du mérite par son grand copain auvergnat, Brice Hortefeux, alors ministre de l’Immigration.

Une fac modèle…de dysfonctionnements

Reste qu’un certain nombre d’éléments dont Bakchich a pu prendre connaissance écornent un peu l’image du « modèle » érigé par le ministère. Publié à l’été 2008, mais étrangement boudé par la presse locale un rapport de la chambre régionale des comptes (téléchargeable à la fin de l’article) contient pourtant quelques perles sur la gestion pour le moins hasardeuse de la fac auvergnate. « la chambre a constaté l’existence symbolique de budgets de gestion », note d’emblée le rapport avant de pointer une série de « dysfonctionnements » propres à sérieusement ternir l’image de la fac. On y apprend ainsi que certains profs ou administratifs, et certains seulement, touchent des salaires plus que confortables comparés à la rigueur salariale en vigueur à l’université grâce à un système opaque d’heures complémentaires. Ainsi, relève le rapport, le directeur de l’IUP déclare chaque année quelques 300 heures sup’ soit l’équivalent de deux postes et demi d’enseignants et ce, alors qu’il collectionne déjà les fonctions administratives . « Un tel cumul d’activités ne manque de susciter des interrogations sur les conditions dans lesquelles une seule personne peut, réellement et effectivement, assumer une charge de travail aussi importante ». La chambre s’étonne d’autant plus qu’« En tant que directeur de l’IUP il est le seul à attester du service fait ». Voilà qui (…)

UFR de psycho, université Blaise Pascal : les examens n’auront pas lieu jusqu’à nouvel ordre.

résultats du vote de l’UFR psycho sur les examens:
A- les examens n’auront pas lieu
B- les examens n’auront pas lieu jusqu’à nouvel ordre
C- les examens ont lieu en mai – on voit ce qu’on fait après

résultats: blancs 3 / A: 1 / B: 23 / C: 2

Les exmens n’auront donc pas lieu jusqu’à nouvel ordre.

L’UFR LLSH de l’Université Blaise Pascal tient pour nul et non avenu le projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants

Motion des personnels de l’UFR Lettres, langues et sciences humaines de l’Université Blaise Pascal
Réunis le vendredi 20 mars 2009 à l’instigation du Doyen de l’UFR, les personnels de l’UFR LLSH (BIATOSS, enseignants, enseignants-chercheurs) ont adopté à l’unanimité des présents (80 personnes) la motion suivante :

  • Considérant l’impréparation manifeste et les contradictions insolubles du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants porté par le ministère de l’Éducation nationale et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche ;
  • Considérant le rejet massif et argumenté dont cette réforme fait l’objet, aussi bien auprès des organisations étudiantes que des formateurs et des institutions savantes ;
  • Considérant l’incapacité du gouvernement et de ses services administratifs à apporter une réponse satisfaisante aux critiques légitimes faites à l’encontre de ces projets ;
  • Et considérant enfin le trouble qui résulte de la carence des pouvoirs publics dans la continuité de leurs missions regardant le recrutement et la formation des enseignants, et notamment dans la mise au point d’un calendrier réaliste d’organisation des prochains recrutements permettant aux candidats de se préparer dans des conditions satisfaisantes ;

Au vu de cet état de nécessité, les personnels de l’UFR LLSH déclarent tenir pour nul et non avenu, pour l’année à venir, le projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants, et prendre d’ores et déjà toutes les dispositions pour organiser à la rentrée 2009 une préparation aux concours de recrutement des personnels enseignants des 1er et 2nd degrés
dans leur forme actuelle et selon les dispositions réglementaires de candidature actuellement en vigueur.
Ils demandent en outre aux autres composantes de l’Université Blaise-Pascal concernées par ces concours et aux autres universités offrant ces préparations d’assurer de cette manière, et au nom de l’intérêt commun, la continuité des missions du service public d’enseignement et de formation.
Ils demandent à la Présidence de l’Université Blaise-Pascal de s’engager publiquement en ce sens et de demander à chacune de ses composantes impliquées dans la formation des enseignants des 1er et 2nd degrés de prendre les mesures d’application qui relèvent de sa compétence.
Tout en se mettant à la disposition de l’administration et des élus de la nation pour étudier une réforme de ces concours, ils proclament leur refus de toute nouvelle intrusion dans ce qui relève de l’autonomie véritable de l’université : la production et la validation des savoirs.

La présidente de l’UBP critique les réformes

A l’université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 2, les étudiants sont mobilisés depuis début décembre 2008 et les enseignants-Chercheurs et les autres personnels suivent un mouvement de grèves et d’actions variées depuis le 3 février.
Il viennent aujourd’huide recevoir le soutien de la présidente de leur université sous la forme d’un article dans le journal La Montagne. Nadine Lavignotte critique les réformes et affirme partager l’inquiétude des personnels et des étudiants qui se battent depuis sept semaines. Elle conclut que « chacun doit se rendre compte qu’un  désengagement des instances nationales aurait des conséquences très graves pour la survie du site auvergnat ».
Voir le texte intégral : position-nl-reformes.pdf

Cours public : Nicolas Sarkozy et la littérature

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DANS LE CADRE DE LA LUTTE QU’ILS MENENT POUR LA SURVIE DE L’UNIVERSITE, DE L’EDUCATION, DE LA LITTERATURE, DE LA CULTURE, DE LA RECHERCHE LES ENSEIGNANTS/CHERCHEURS, PERSONNELS, ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE VOUS PROPOSENT UN COURS PUBLIC : « NICOLAS SARKOZY ET LA LITTERATURE »

« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! » Nicolas Sarkozy, 23 Février 2006, Lyon

« Il est significatif et triste de voir un Président considérer un monde où l’on demanderait à la guichetière ce qu’elle pense de La princesse de Clèves comme un repoussoir absurde et kafkaïen – alors que cela pourrait au contraire constituer la visée inspiratrice d’un monde possible éminemment désirable »
Yves Citton, Lire, Interpréter, Actualiser. Pourquoi les études littéraires ?, Paris, Editions Amsterdam, 2007, p.223.

  • Parce que nous désirons un monde possible où nous pourrions, aussi, parler  de La Princesse de Clèves, de quelques autres textes, et pourquoi pas d’art et de cinéma avec nos concitoyens quelle que soit la fonction qu’ils exercent,
  • Parce que nous sommes persuadés que la lecture d’un texte littéraire prépare à affronter le monde, professionnel ou personnel,
  • Parce que nous croyons que sans la complexité, la réflexion et la culture la démocratie est morte,
  • Parce que nous croyons que l’Université est et doit être le lieu de la beauté et non de la performance, de la pensée et non de la rentabilité, de la rencontre avec la différence – culturelle ou historique, et non de la répétition du même,
  • Parce que nous voulons témoigner de ce que notre métier d’étudiants et d’enseignants n’est pas seulement de professionnaliser et d’être professionnalisés mais aussi de lire et de donner à lire,
  • Parce que nous sommes en grève pour en témoigner,
  • Nous vous appelons à nous rejoindre dans le combat pour l’avenir de l’école, de l’éducation, de la littérature, de la culture et  de la recherche

MANIFESTATION À CLERMONT-FERRAND LE JEUDI 26 FEVRIER DEPART 10 HEURES DE LA FACULTE DES LETTRES 29, BD GERGOVIA

TOUTES LES INFORMATIONS SUR LA MOBILISATION ET LES ACTIONS DE L’UNIVERSITE BLAISE PASCAL : http://www.ubpmobilisation.com

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