Saint-Lô conservera-t-elle son IUT ?

L’avenir de l’IUT de Saint-Lô, antenne délocalisée de l’université de Caen, résistera-t-elle à la révision des budgets accordés par l’État à l’enseignement supérieur ? La question a fait l’objet d’un long débat entre François Brière, Jean-Karl Deschamps et François Digard, à l’issue lundi soir du conseil municipal. Pour les membres de l’opposition, la ville doit s’impliquer dès à présent. Le maire estime qu’il ne s’agit pas d’un seul problème budgétaire.

(Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Saint-Lo-conservera-t-elle-son-IUT-_-946897_actu.Htm)

Caen : "le blocage de la Fac revoté dans l’indifférence" (Ouest-France)

À Caen, l’assemblée générale de mardi a confirmé ce mode d’action. La direction, elle, continue à organiser les rattrapages comme si de rien n’était.

Drôle d’ambiance à l’université de Caen. Lundi la présidente Josette Travert a décidé de rouvrir les bâtiments du campus 1. Mardi l’assemblée générale a voté la poursuite du blocage. Après seize semaines, le conflit se poursuit dans la confusion. Pour quelque 3 000 des 24 000 étudiants de l’université de Caen, la fin d’année s’écrit encore en pointillés.

Organisée sur les pelouses du campus 1, l’assemblée générale de mardi pouvait jouer les juges de paix. Il n’en a rien été. Sa faible affluence, reconnue dans les deux camps, ne lui offre pas une légitimité absolue. « Est-ce que ça crée un rapport de force ? », s’interroge un étudiant opposé au blocage. « J’appelle à l’abstention pour ne pas remettre en cause le vote de la semaine dernière », ose un des meneurs du mouvement.

Vers 13 h, 894 votants obtiennent le maintien du blocage dans un scrutin qui rassemble 1 713 personnes (261 abstentions). Ils étaient 2 932 votants une semaine plus tôt. Où sont passés les autres ? Ils ont repris le chemin des cours, à en croire la direction de l’université. Depuis lundi, des réunions entre enseignants et étudiants évoquent la fin de l’année, des rattrapages aux examens.

Solutions exceptionnelles

Quand le campus 1 (sciences de l’homme, droit, langues) ne peut pas accueillir tous les cours, les autres sites sont mis à contribution. « L’université de Caen dispose d’un patrimoine immobilier important, lance Pierre Sineux, président du conseil des études et de la vie universitaire (Cevu). Des filières terminent l’année. Elles laissent des locaux disponibles. » Les étudiants en droit, en sciences économiques, en médecine, en pharmacie et la plupart des scientifiques (sauf ceux de licence de biologie) ont terminé leurs programmes.

Les « bloqueurs » résistent, tentent de s’unir avec les autres mouvements sociaux, se frottent aux forces de l’ordre. La présidente Josette Travert regarde ailleurs. « Nous tentons de trouver des solutions exceptionnelles à une situation exceptionnelle. En délocalisant des cours et en proposant sur Internet. »

Les directeurs d’unité de formation et de recherche seraient les chevilles ouvrières de ce plan qui, selon l’administration, ne vise qu’un objectif : « Faire passer les examens à ceux qui le voudraient. » Tant pis pour les autres. « Une centaine d’étudiants restent déterminés pour un blocage sans intérêt. C’est une modalité d’action qui enferme dans une posture mais ne donne pas d’issue aux étudiants. » Iront-ils perturber les cours délocalisés ? Il sera difficile d’éviter ce que redoute le président du Cevu, Pierre Sineux : « Une sorte de jeu du chat et de la souris. »

Josué JEAN-BART.

Situation très tendue à Caen

Témoignage :

"Contrairement à ce qui a été dit, l’université de Caen est toujours bloquée. Cette décision a été votée mardi après une AG de 7 heures à laquelle participaient 3000 personnes. Cependant, suite à ce vote, la présidence a décidé de faire fermer les bâtiments. Mardi soir, vers 19h30 le comité de lutte se tenant dans un bâtiment, a décidé de finalement sortir et de finir son travail en extérieur, afin d’éviter des violences à l’intérieur des bâtiments. Sans avoir vérifié l’existence d’un possible danger, la présidence de l’université de Caen a fait venir les forces de l’ordre qui ont pénétré sur le campus : gardes mobiles, BAC, identité judiciaire, RG. Les participants au "comité de lutte" qui se tenait depuis vingt minutes en extérieur, se sont regroupés pour tenter de sortir du campus. Ils ont été cernés par des troupes agressives et armées jusqu’aux dents. Regroupés et mis assis à terre les uns contre les autres, ils ont donné leurs papiers d’identité. Ceux qui n’en avaient pas étaient "parqués" plus loin. Chaque étudiant a été photographié par l’identité judiciaire, les membres du personnel n’ayant pas ce malheureux privilège. L’humiliation était sans doute recherchée puisqu’il n’était pas possible d’accuser les participants d’être à l’intérieur des locaux. Après 45 minutes de démonstration de force (les spectateurs et les témoins présents sur le campus avaient eux-mêmes été repoussés par des cordons de gardes mobiles) chacun récupéra ses papiers l’ordre étant intimé de ne pas rester sur le campus sous peine de voir la violence policière s’exprimer.

Depuis, les bâtiments sont toujours fermés et des vigiles recrutés par une entreprise privée, veillent au grain. L’AG des personnels a hier (14h) décidé en soutien au mouvement d’occuper le bâtiment de la MRSH à partir de lundi. A 15h ce bâtiment était fermé et mis sous surveillance de la "milice".

Je rappelle que la Présidente de l’université de Caen a été élue avec le soutien du SNESUP et je souhaite qu’au niveau national le syndicat prenne ses responsabilités et dénonce l’attitude des présidences qui, élues avec l’appui du syndicat, ne soutiennent pas le mouvement ou tente de le casser."

Caen de nouveau bloquée.

L’AG étudiants personnels de l’Université de Caen a réuni ce matin plus de 2600 personnes.
Le blocage a de nouveau été décidé par 1200 voix (45%) à l’issue d’un vote contradictoire pour lequel 4 options étaient proposées :
> 1 – blocage (45%)
> 2 – suspension partielle des cours (les mardi et jeudi), option qui a recueilli 20% des voix,
> 3 – reprise totale des cours (30% des voix),
> 4 – abstention (5%)

Ce vote, dont les modalités avaient été clairement énoncées et qui s’est déroulé dans de bonnes conditions, a été contesté par la présidence de l’Université (un vice-président a prétendu qu’il fallait comptabiliser ensemble les options 2 et 3 pour que soit levé le blocage).
Certains étudiants antiblocage ont décidé de bloquer eux-mêmes leur bâtiment (le droit…) en fin d’après-midi !

Par ailleurs, François Frémont enseignant chercheur continue sa grève de la faim.

François Frémont : enseignant-chercheur en grève de la faim à Caen.

Caen, le 30 Avril 2009

Comme il l’a annoncé en Assemblée générale des étudiants et personnels de l’université de Caen Basse-Normandie du 30 Avril 2009, François Frémont, enseignement-chercheur à l’université de Caen basse-Normandie vient de débuter une grève de la faim pour protester contre les réformes en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Il est actuellement installé dans le hall du batiment sciences 3 du campus 2 de l’université de Caen Basse-normandie. Il attend votre soutien et votre aide dans ce combat.

Ce mardi 4 Mai, François Frémont entame son cinquième jour de grève de la faim "active" (il continue de faire cours
tant que son état le lui permet). Il a l’assistance de son médecin personnel. Il souhaite par cet acte réfléchi ajouter une nouvelle voix à la marée d’indignation que soulève la cynique surdité de nos gouvernants.

Actu : Université de Caen (5 février)

Université de Caen, état de la lutte :

  • suspension des cours en STAPS
  • suspension des cours à l’UFR de géographie
  • non remontée des maquettes de masterisation, rétention des notes, non tenue des jurys à l’UFR des Sciences de l’Homme
  • grève des enseignements en droit le 10 février, journées portes ouvertes. Grève administrative totale à partir du 10 février
  • Rétention des notes du premier semestre dans la quasi-totalité des campus de l’Université.
  • 600 étudiants, EC et personnels BIATOSS en AG le 4 février.
  • Soutien massif aux 3 motions votées par la coordination nationale
  • Manifestation le 5 fevrier
  • AG étudiants/personnels le lundi 11 février à 13 heures.
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