L’université du Havre reconduit la grève et le blocage (27 Mai)

L’Assemblée Générale de l’établissement a reconduit la grève jusqu’au vendredi 29 mai 13h00, date de la prochaine AG et a approuvé le principe du blocage comme moyen de perturbation pour la fin du semestre.

Caen : "le blocage de la Fac revoté dans l’indifférence" (Ouest-France)

À Caen, l’assemblée générale de mardi a confirmé ce mode d’action. La direction, elle, continue à organiser les rattrapages comme si de rien n’était.

Drôle d’ambiance à l’université de Caen. Lundi la présidente Josette Travert a décidé de rouvrir les bâtiments du campus 1. Mardi l’assemblée générale a voté la poursuite du blocage. Après seize semaines, le conflit se poursuit dans la confusion. Pour quelque 3 000 des 24 000 étudiants de l’université de Caen, la fin d’année s’écrit encore en pointillés.

Organisée sur les pelouses du campus 1, l’assemblée générale de mardi pouvait jouer les juges de paix. Il n’en a rien été. Sa faible affluence, reconnue dans les deux camps, ne lui offre pas une légitimité absolue. « Est-ce que ça crée un rapport de force ? », s’interroge un étudiant opposé au blocage. « J’appelle à l’abstention pour ne pas remettre en cause le vote de la semaine dernière », ose un des meneurs du mouvement.

Vers 13 h, 894 votants obtiennent le maintien du blocage dans un scrutin qui rassemble 1 713 personnes (261 abstentions). Ils étaient 2 932 votants une semaine plus tôt. Où sont passés les autres ? Ils ont repris le chemin des cours, à en croire la direction de l’université. Depuis lundi, des réunions entre enseignants et étudiants évoquent la fin de l’année, des rattrapages aux examens.

Solutions exceptionnelles

Quand le campus 1 (sciences de l’homme, droit, langues) ne peut pas accueillir tous les cours, les autres sites sont mis à contribution. « L’université de Caen dispose d’un patrimoine immobilier important, lance Pierre Sineux, président du conseil des études et de la vie universitaire (Cevu). Des filières terminent l’année. Elles laissent des locaux disponibles. » Les étudiants en droit, en sciences économiques, en médecine, en pharmacie et la plupart des scientifiques (sauf ceux de licence de biologie) ont terminé leurs programmes.

Les « bloqueurs » résistent, tentent de s’unir avec les autres mouvements sociaux, se frottent aux forces de l’ordre. La présidente Josette Travert regarde ailleurs. « Nous tentons de trouver des solutions exceptionnelles à une situation exceptionnelle. En délocalisant des cours et en proposant sur Internet. »

Les directeurs d’unité de formation et de recherche seraient les chevilles ouvrières de ce plan qui, selon l’administration, ne vise qu’un objectif : « Faire passer les examens à ceux qui le voudraient. » Tant pis pour les autres. « Une centaine d’étudiants restent déterminés pour un blocage sans intérêt. C’est une modalité d’action qui enferme dans une posture mais ne donne pas d’issue aux étudiants. » Iront-ils perturber les cours délocalisés ? Il sera difficile d’éviter ce que redoute le président du Cevu, Pierre Sineux : « Une sorte de jeu du chat et de la souris. »

Josué JEAN-BART.

Motions de l’AG de Tours : poursuite de la grève et blocage

Des infos de l’AG de Tours.

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Motions de l’AG du 5 mai 2009 de l’université de Tours

Motion concernant la répression
L’AG unitaire intersites de l’université de Tours réunie ce mardi 5 mai condamne les violences policières et la répression qui se sont multipliées à Tours comme partout en France ces dernières semaines.
Elle exprime son soutien envers Franck Labrasca convoqué pour audition au commissariat de Tours et appelle à un rassemblement en signe de protestation et de solidarité envers notre collègue le mercredi 6 mai à 15h devant le commissariat.
Motion votée à l’unanimité moins 3 abstentions

Motion concernant les examens
L’AG unitaire intersites de l’université de Tours réunie ce mardi 5 mai, constatant les grandes inégalités de situations entre sites, entre filières et entre étudiants, considère que les examens ne peuvent se tenir en l’état actuel, et déplore que certaines filières en organisent cependant. Elle remet à la prochaine AG (mardi 12 mai) la prise de décision précise à ce sujet (neutralisation, banalisation, validation automatique du semestre) et invite les personnels à venir nombreux pour en débattre.
Motion votée à la majorité, 2 voix contre, 1 abstention, 5 NPPPV

Autre informations
La poursuite de la grève a été votée à l’unanimité (moins 1 abstention et 1 NPPPV), jusqu’à la prochaine AG qui se tiendra le mardi 12 mai.

Blocage

Le lundi 4 mai, après la pause de printemps, une AG a rassemblé entre 700 et 800 étudiants. Le blocage a été revoté, pour empêcher la tenue des examens.
Le président de l’université avait envoyé un message à tous le 30/05 : « Une « assemblée générale » est prévue lundi 4 mai à 16h. Pour ne pas gêner celle-ci et pour permettre à tous ceux qui le souhaitent d’y participer afin de s’exprimer, il n’y aura pas de cours à partir de 16h. Je rappelle que je suis toujours opposé au blocage. Je reste ouvert pour discuter de modalités d’action qui permettent aux étudiants de suivre une formation de qualité. » Le but était donc clairement d’obtenir un vote majoritaire contre le blocage. Ceci ayant échoué, il a fait débloquer le site par  et a renvoyé ce message le 5 mai :

« A l’attention des étudiants et des personnels des UFR Arts et sciences humaines et Lettres et langues,
Le site des Tanneurs a été rouvert hier et les cours ont eu lieu toute la journée.
Le blocage du site a été revoté hier en "assemblée générale" à une très courte majorité. A la suite de ce vote, des étudiants ont placé quelques tables et chaises devant certaines entrées du site.
Ce matin, nous avons procédé au déblocage et les cours se tiennent. En cas de nouvelle tentative de blocage, l’administration procèdera systématiquement à la remise en l’état du site.
J’appelle donc tous les étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs à être présents sur le site afin de rattraper les enseignements.
Je rappelle aussi qu’il n’y aura aucune validation automatique des diplômes. Il est donc impératif de rattraper les enseignements pour que les examens puissent se tenir.
Si la situation devait se dégrader, les enseignements auraient lieu sur d’autres sites selon un emploi du temps que vous pourrez consulter sur votre environnement numérique de travail (ENT).
Loïc Vaillant »

RCE

Le CA doit voter le 11 mai le passage aux compétences élargies (RCE) ; ceci n’a fait l’objet d’aucune information ou consultation des personnels et étudiants, alors même que le Pdt de l’université s’était engagé à ce que cela soit fait avant le vote. L’AG a décidé de lui adresser un courrier pour lui rappeler ses engagements et demander le report de ce vote.

Toulon : l’AG revote le blocage et la neutralisation du 2nd semestre

l’AG du jour (retour des vacances) a connu un réel succès : environ 460 personnes présentes, ce qu’on n’avait pas vu ici depuis plusieurs semaines. Le mouvement se poursuit, plus déterminé que jamais, l’AG ayant voté :

1- la reconduction de la grève illimitée et reconductible jusqu’au mardi 12 mai 2009, 12H30 (P402, C23, ABS32, NPPV3) date de la prochaine AG.
2- appel aux personnels : maintenir et amplifier les modalités de rétention de notes, de démission administrative, ne pas participer à l’organisation des examens du second semestre (P422, C10, ABS26, NPPV4)
3- appel aux étudiants des différentes UFR : demander à tous les niveaux (directeurs d’UFR, CEVU) la neutralisation du second semestre et la mise en place du rattrapage du premier semestre uniquement.
Appel aux personnels enseignants, enseignants-chercheurs et BIATOSS dans le mouvement : soutenir ces actions par tous les moyens. (P424, C13, ABS21, NPPV4)
4- le blocage du campus de La Garde comme modalité d’action pour obtenir le retrait ou l’annulation des décrets en cours sur les E/C, la masterisation, le contrat doctoral, pour obtenir la restitution des postes supprimés en 2009 et l’abandon du système inique SYMPA pour l’attribution des budgets des universités. S’ajoute aux revendications de l’AG la neutralisation du second semestre de l’année en cours car il n’est plus possible de faire une évaluation correcte de ce dernier sans léser les étudiants, qu’ils soient grévistes ou non. (P398, C37, ABS:27, NPPV0)

Suite au vote, le début du blocage du campus de La Garde est organisé pour le mercredi 6 mai.

Lorient revote le blocage

Lorient : après 7h d’ag et suite a un nouveau vote a bulletin secret le blocage a été reconduit.

La petite nouveauté : les irréductibles rentrent dans la ronde …  eh oui nous allons lancer une petite soeur a la ronde des obstinés

Un cevu se tenant jeudi aucune motion n’a été adopté quand aux examens malgré un temps de débat fort long.

Situation à Lyon 2 : grève des enseignants et blocage des étudiants reconduits

Après une semaine de vacances, précédée par deux journées de fermeture administrative, les personnels de Lyon 2 réunis en AG ont voté la poursuite de la grève à l’unanimité moins une voix.

De leur côté, les étudiants ont voté la poursuite du blocage des deux campus à une large majorité

Le président de l’université a annoncé l’organisation d’une consultation (étendue à tous les personnels et aux étudiants) sur la question du blocage lundi 27 Avril.

Nancy 1 reconduit le blocus jusqu’au 27 Avril.

Des nouvelles de Nancy 1 (Fac des Sciences).
Aujourd’hui, une AG Enseignants-Chercheurs-Etudiants réunissant 450 personnes a reconduit le blocage de la fac jusqu’au lundi 27 avril.

Lorient reconduit le blocage jusqu’au 27 Avril.

Après 8h de débat, l’ag de l’ubs de Lorient (ufr lshs) de 439 personnes a reconduit le blocage de l’ubs jusqu’au 27 avril à une large majorité avec 63% de votes favorables.
Le vote s’est tenu à bulletin secret pour la première fois.

Orléans : vote électronique pour la reprise générale des cours, et AG pour le maintien du blocage …

Question posée : "Etes-vous pour la reprise générale des cours dans toutes les composantes de l’université à compter du mardi 14 avril 2009 à 8h 00 ?"

Résultats : votants 1996 (11 % des étudiants et personnels) Oui 1421 (72 % => 8 %) Non  575 (28 %) (pas d’autres choix)

Les personnels avaient  fait un appel à boycott. Il y a eu une demande explicite d’un collègue au président sur le numéro
de déclaration CNIL et contact à la CNIL qui nous a indiqué oralement qu’il ne semblait pas y avoir de déclaration et que donc ce
vote était illégal.
Par ailleurs, la participation en AG (ce matin), est habituelle (750 personnels et étudiants). Grève et blocage reconduits.

Ci-dessous le message du président d’Orléans à l’issue du vote électronique

"Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Afin de garantir le niveau de nos diplômes et leur caractère national, après la consultation électronique du 9 avril 2009, j’appelle à la reprise des cours dans toutes les composantes de l’Etablissement le mardi 14 avril à 8h.
Sincères salutations.
Gérald GUILLAUMET. Président"

"La démocratie est-elle soluble dans le vote électronique ?" Un EC écrit au CA de l’UPJV

Jean Charles Delépine. Animateur du site de campagne contre les ordinateurs de vote à Amiens
http ://vao-amiens.fdn.fr/
Amiens, le 30 mars 2009

Mesdames et messieurs les membres du conseil d’administration de l’UPJV

Mesdames, Messieurs

La démocratie est elle soluble dans le vote électronique
Tout d’abord, la position de la très sérieuse ASTI, la Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information : « La Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information appelle à ne pas recourir au vote électronique anonyme au nom du principe de précaution. L’ASTI est convaincue que les sciences et technologies de l’information peuvent contribuer positivement au développement de la démocratie. Elle tient cependant à alerter les pouvoirs
publics sur l’impossibilité, en l’état actuel de la technologie, de réaliser un vote anonyme contrôlable directement par les
électeurs et en conformité avec les dispositions de la Constitution et du Code électoral. Des recherches se développent mais
n’ont pas encore abouti à des systèmes permettant l’exercice d’un contrôle démocratique indiscutable. Dans l’attente de ces avancées scientifiques et technologiques, l’ASTI recommande que de telles recherches soient poursuivies et que pouvoirs publics, partis politiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote électronique anonyme, y compris au moyen de machines à voter. »
Pourquoi cette insistance sur l’anonymat et pourquoi celui-ci rendrait ces consultations incontrôlable ?
Le vote électronique est utilisé ou pourrait l’être dans certain cas de façon très efficace et tout à fait démocratique. Quelques cas :

  • – l’assemblée nationale. Le vote de nos députés n’est pas secret, et encore heureux : ils ont des comptes à rendre. L’électronique est dans ce cas une facilité. Les députés peuvent voter simplement et rapidement en tournant une simple clef sur leur pupitre. En cas d’erreur (ça arrive) le député, ou ses collègues, s’en rend vite compte puisque son vote n’est pas secret et c’est corrigé aussi vite.
  • – Les votes du projet Debian (http://www.debian.org/vote/), même chose, le vote n’est pas secret, chacun peut donc vérifier que son vote a bien été pris en compte. L’ordinateur permet ici un vote mondial, à distance, pour de nombreux votants et d’utiliser la méthode de condorcet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Méthode_Condorcet) qui serait difficile à mettre en oeuvre pour un nombre important de votants et de candidats (ou propositions) sans l’informatique.
  • – des assemblées d’association (http://www.fdn.fr/reglement.pdf par exemple), encore une fois, le vote n’étant pas anonyme, il est vérifiable.

Pour chacun de ses exemples, il est possible, après le vote de recompter les bulletins, et de refaire, éventuellement à la main, tout ce qu’a fait la machine. L’électeur sait que son bulletin, celui de son voisin, tout les bulletins, sont pris en compte et n’ont pas été modifiés au passage. C’est primordial. Nous avons donc là des scrutins sincères, mais non anonymes, tous basés de fait sur le principe de l’assemblée (générale, de conseil, nationale). Je crois, je peux me tromper, que ce n’est malheureusement pas vers ce type de solution que se tourne le conseil.
Un autre système de vote, anonyme celui là, marche pas mal.
Il n’est pas électronique : c’est notre bonne vieille urne – transparente depuis 1988 seulement. Une fois le bulletin dans l’urne on ne peut pas remonter jusqu’à l’électeur et savoir ainsi ce qu’il a voté, cependant celui-ci sait ce qu’il a voté et ce qu’il y a dans l’urne. Il viendra ensuite dépouiller, compter et recompter s’il le faut. Tout est fait pour qu’il n’y ait pas de doute possible sur le résultat du vote. Lisez ou relisez le code électoral, on n’y fait confiance à personne. Ce système n’est pas parfait mais c’est actuellement le meilleur qu’on ait trouvé pour consulter anonymement les citoyens et que le résultat soit accepté par tous, même
les perdants. Nous avons là un vote anonyme et sincère. Il y a bien quelques tentatives de fraude à la marge mais elles nécessitent la complicité de l’ensemble du bureau de vote. Ces fraudes touchent le plus généralement à la liste des inscrits (on fait voter les morts) et pas au processus électoral lui même.
Voyons maintenant à quoi ressemblerait un vote électronique se voulant anonyme.
Pour qu’il y ait anonymat il doit y avoir déconnexion complète de l’information bulletin de vote et de l’information électeur. On ne doit pas pouvoir, pour un bulletin donné, remonter vers l’émetteur de ce bulletin. C’est une chose qui, en elle même, est difficile à réaliser en informatique : il est bien plus facile de perdre de l’information sans faire exprès (bug) que de faire exprès de la perdre. On va donc passer par des procédures compliquées que seuls des experts informaticiens vont pouvoir valider, s’ils ont accès aux codes sources des programmes utilisés. Laisser le contrôle de notre vie démocratique à de tels experts, voilà qui serait un sacré recul.
Comme il y a anonymat, le votant ne va pas pouvoir vérifier que son vote a bien été pris en compte. De deux chose l’une, soit l’application lui permet de voir un message "Vous avez voté telle proposition", et il y a un lien votant/bulletin, donc pas d’anonymat, soit il ne le permet pas et le votant ne sait pas ce que la machine a déposé dans l’urne.
On nous dit que ces systèmes sont bardés de certificats et d’huissiers.

Allons jusqu’au bout de cette démarche. Pour les prochaines élections plaçons une urne dans une pièce fermée, cette urne sera surveillée par une armée d’experts en tout genre et la porte sera gardée par un huissier. Pour voter vous donnez votre bulletin à l’huissier, il entre dans la pièce, ferme la porte, et revient quelques secondes après en disant "à voté". Nous avons reproduit ici le fonctionnement du vote électronique anonyme. Combien de temps pensez vous que le consensus républicain tiendra
avec un tel système ?

Instaurer un tel vote électronique dans une université participe au lent travail de sape mené par des entreprises qui ne sont même pas malhonnêtes mais qui flairent là un énorme filon. La démocratie est le cadet de leurs soucis mais pouvoir annoncer à des maires ou des gouvernements en mal de NTIC des références comme les universités ou de grandes entreprises, voila qui les intéresse fortement. Habituer les citoyens à de tels usages, faire que le moment venu ces citoyens ne jugent pas nécessaire de se révolter contre de tels systèmes est un travail patient de dealers, ils savent très bien faire ça et ont d’excellents commerciaux, ne vous laissez pas abuser.
Une fois un tel système mis en place et accepté par la population, sa prise en main par un gouvernement, une faction, une mafia sera enfantine et non vérifiable. Je recommande donc, au conseil de se reprendre, il ne peut avoir voté en conscience, aux étudiants, bloqueurs comme anti-bloqueurs, de boycotter ce scrutin électronique s’il a lieu malgré ces avertissements.
Vous remerciant par avance pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à ce courrier, je reste à votre disposition pour répondre à toutes questions et vous prie de recevoir, Mesdames, Messieurs, mes respectueuses salutations.
Jean Charles Delépine
C.c. Presse, liste ag@listes.u-picardie.fr

10ème semaine de lutte à l’université d’Avignon : les cours sont suspendus 2 jours sur 5

Dixième semaine de lutte à l’université d’Avignon. Jeudi dernier, l’assemblée générale avait – sous la pression de la présidence et des conseils – voté le passage d’un arrêt total des cours, en vigueur depuis le 4 février, à une suspension des cours 1 jour sur 5.
L’assemblée générale de ce jour est revenue sur cette stratégie en votant la suspension des cours 2 jours sur 5 (554 voix). Il n’aura manqué que 21 voix pour que la suspension des cours 5 jours sur 5 soit adoptée (533 voix).

Détails des votes :
1. Motions de la 8ème CNU (à mains levées) : pour : 463 contre : 142 abstentions : 10
2. Poursuite d’une suspension des cours 1 jour sur 5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : votants : 1350 contre : 686 pour : 649 nuls : 13 blancs : 2
3. Reprise des cours / Suspension totale ou partielle (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : Reprise totale des cours : 455 Suspension totale ou partielle : 667
4. Suspension  2/5 ou 5/5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : suspension 2 jours sur 5 : 554 suspension 5 jours sur 5 : 533
blancs : 33

Lettre d’un étudiant au président de l’université de Strasbourg (4 Avril)

Objet : Droit de réponse au communiqué du Président de l’Université de Strasbourg.

Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg,

Je vous écris ici pour opposer mon droit de réponse suite au mail que vous avez largement diffusé aux personnels, enseignants et étudiants de votre université, et en qualité d’étudiant en Master au sein de cette même université.
Les semaines écoulées ont en effet été riches en évènements, dont des blocages de bâtiments comme vous le soulignez. Je tiens néanmoins à replacer ces faits dans leur contexte en précisant les raisons qui ont poussé les étudiants, personnels et enseignants de votre université à voter en Assemblée Générale les différents blocages que vous recensez.
Voici plus de 8 semaines que la communauté universitaire strasbourgeoise, en solidarité avec la communauté universitaire de tout le pays est mobilisée contre les projets de réformes du gouvernement concernant l’Enseignement Superieur et la Recherche.
Nous n’avons eu de cesse de nous mobiliser contre la réforme dite de "Masterisation" sur la formation des enseignants car nous demandons une concertation globale sur cet enjeu majeur de l’Education française et souhaitons participer à l’élaboration d’une formation de qualité pour les futurs enseignants, garantissant ainsi un enseignement de qualité pour les futurs générations d’élèves et d’étudants.
Nous nous sommes mobilisés et continuons de le faire sur le décret des EC ( Enseignants-Chercheurs ) car nous croyons en la force et en l’efficacité d’une recherche libre de toute nécessité de rentabilité immédiate et que nous tenons à affirmer notre volonté d’une recherche indépendante ainsi que l’importance de sa mise en relation avec l’enseignement.
Nous sommes encore aujourd’hui mobilisés aprés 8 semaines de grève active contre la privatisation de nos universités, conséquence directe de la loi LRU qui menace a court comme à long terme les filières dites "non rentables". Car je vous pose la simple question : quel chef d’entreprise ira investir des millions d’euros dans une filière qui ne lui rapportera pas un sou ?
Nous rejettons la logique de mise en concurrence de nos lieux de travail et d’études, le savoir n’est pas une marchandise.

Aujourd’hui, chacun de nous est à même de prendre conscience du choix de société qui nous est imposé à travers ces réformes -parmis tant d’autres-, le choix entre une société de connaissances, de culture et de savoirs et une société du tout économique et du tout rentabilisable qui n’hésite pas à sacrifier l’éducation et la recherche au nom de quelques euros.
C’est de ce choix qu’il est aujourd’hui question, et c’est contre ce projet de société que nous avons pris le risque de mettre nos semestres en danger.
Où en sommes nous aujourd’hui concrètement ?
Le gouvernement n’a opéré que de petits reculs aprés 8 semaines d’une mobilisation forte et unanime de toute la communauté universitaire française, se recroquevillant sur des réformes que tous dénoncent. La seule réponse à laquelle le mouvement sans précédent dont nous sommes partie intégrante a eu droit est une répression policière particulièrement violente et un mépris profond et assumé.
A l’heure d’aujourd’hui, Mme Pécresse, Ministre de l’Enseignement Superieur et de la Recherche consent enfin à quelques reculs, notamment sur les 130 postes rétablis au CNRS. Des avancées ont également été faites sur le statut des enseignants chercheurs, même si certaines zones d’ombre restent à éclaircir.
Enfin sur la réforme dite de "Masterisation", M. Darcos, Ministre de l’Education Nationale n’a opéré aucun recul significatif; si les concours resteront en place l’année prochaine, la "Masterisation" entrera bien en vigueur. Nous n’en demandons pas le report mais le retrait, et cela depuis le début de notre mouvement.
Enfin plus grave encore, sur les conditions de travail des personnels BIATOSS et ITA, aucune avancée n’a encore été faites, tout juste le sujet a-t-il été abordé. Il en va de même pour les conditions de vie des étudiants : on sait qu’un étudiant sur deux aujourd’hui est obligé de se salarier pour payer ses études.
Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg, voilà les raisons qui font que partout en France les universités sont perturbées, sujettes à des blocages et que le semestre est remis en cause. Cela ne tient pas de la volonté des étudiants, enseignants et personnels grèvistes mais bien d’une attitude gouvernementale frisant " l’autisme " pour reprendre les propos de votre collègue G. Molinié, Président de Paris IV.
Sachez, Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg que j’ai un profond respect pour votre gestion de cette crise sans précédent, que vous avez su gérer avec calme et parcimonie.
Cependant je ne peux que m’opposer à votre volonté de mettre fin à tout blocage, même si je comprend aisémment votre volonté d’assurer le plus normalement possible la tenue du deuxième semestre universitaire. Les circonstances sont exceptionnelles et nécessiteront des mesures exceptionnelles auxquelles je vous demande de réfléchir dès à présent, car le mouvement ne saurait s’arrêter là où il en est actuellement.
Je vous demande le plus respectueusement possible de ne pas aller à l’encontre de la volonté de l’ensemble des personnels, enseignants et étudiants en lutte depuis maintenant plus de 8 semaines et dont la voix s’exprime à travers les Assemblées Générales.
Nous avons le même combat, celui de garantir la grandeur et l’efficacité de l’Université Française, de l’Education et de la Recherche.
Vous parlez, Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg des semaines de cours tronquées au calendrier universitaire. Nous en sommes tous conscients et nous en avons tous été conscients dés le premier jour de notre mobilisation. Ces semaines sont autant de sacrifices de la part d’enseignants, de personnels et d’étudiants qui aiment leur travail et leurs études et entendent par cet acte les défendre.
Nous demander aujourd’hui de rompre avec l’idée même d’un blocage de l’Université revient à nous demander de fouler au pied tous ces sacrifices et d’accepter de laisser se mettre en place des réformes dont nous avons combattu la logique, la forme et le fond durant plus de deux mois.
Pourquoi le blocage est il un point si important dans notre "lutte" ?
Le blocage est une modalité d’action qui nous donne un poid qu’aucun autre mode d’action ne saurait nous donner, en nous permettant notamment de peser sur le calendrier universitaire. Il est un moyen -et non une fin- de permettre à ceux qui souhaitent se mobiliser de le faire sans avoir à craindre pour leurs cours, que cela soit du coté des étudiants ou de celui des enseignants. Le blocage symbolise enfin la possibilité de pouvoir nous regrouper et nous organiser à partir d’un point fixe qu’est notre lieu de vie quotidien : l’Université que nous entendons défendre.
Croyez bien qu’à travers le pays d’autres modalités d’actions sont expérimentées. Je n’en citerai que quelques unes comme la "ronde infinie des obstinés", des manifestations à répétition depuis 8 semaines, des manifestations nocturnes, des occupations de lieux symboliques et stratégiques, des blocages de lieux économiques, la Nuit du Palais U, des rallyes lectures, etc etc …
Notre volonté n’est pas de gêner les étudiants, dont nous faisons nous-mêmes partie, mais de marquer notre opposition contre les réformes imposées.
Si lundi nous levons le blocage sur votre demande, vous pourrez dire que vous avez enterré le mouvement de contestation sur Strasbourg, facilitant ainsi le passage des réformes contre lesquelles nous nous mobilisons. Car enfin si le blocage n’est pas reconduit, et l’occupation de nuit interdite, chaque étudiant, grèviste ou non grèviste ne sera plus préoccupé que par ses révisions. Les actions et les manifestations seront désertées et chacun ne pourra que pleurer les deux mois de sacrifices faits qui n’auront servi à rien.
C’est pourquoi, avec tout le respect que je vous dois Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg, je vous demande de revenir sur vos paroles, au nom de tous ceux de vos enseignants, de vos personnels et de vos étudiants qui se battent aujourd’hui pour garantir l’avenir d’une Université et d’une Education de qualité qu’ils sentent menacées. Je vous invite une nouvelle fois à réfléchir tout comme nous essayons de le faire à des modalités d’examens aménagés permettant à tous de s’y retrouver.
J’ai moi-même payé mon inscription au sein de votre université, je puis vous garantir que je ne fais pas le choix de la grève par facilité ni par plaisir.
Je vous remercie de votre attention,
Avec tout mon respect,
XXXXXXX, étudiant en Master à l’UdS.

Actu à St Etienne : grève des personnels et blocage des étudiants (6 Avril)

CR rapide de la situation à Saint-Etienne après les AG du jour:
L’AG des personnels a reconduit la grève jusqu’à la rentrée des vacances de Pâques, après près de trois heures de débat.
Propositions mises au vote (à bulletins secrets) :
(1) Grève continue : 28 voix
(2) Une journée de grève ponctuelle et tournante : 23 voix
Blancs ou nuls (dont contre la grève) : 9 voix
La prochaine AG est prévue pour la rentrée (lundi 20/4)
Délégation au CEVU pour discuter de la validation et des aménagements
Délégation auprès du président au sujet des BIATOSS
Réunions d’information pédagogique
Ces trois dernières propositions semblent avoir été acceptées sans vote, vu la désertion de l’amphi.

L’AG des étudiants sur le site central Tréfilerie a réuni environ 900 étudiants.
La grève a été reconduite a une large majorité : + de 600 voix.
Le blocage a été reconduit: 449 pour, 390 contre, 45 abs.
Prochaine AG le 20 avril.

Le site de la Métare (sciences) est en vacances, le blocage a été revoté la semaine dernière par les étudiants. Même chose en STAPS.

La présidence a réuni un CA exceptionnel qui à décidé des résolutions suivantes :

  • Les diplômes nationaux délivrés par l’UJM ne pourront l’être que si la totalité du programme a été assurée dont une part significative des enseignements en présentiel et une évaluation conforme des connaissances effectuée.
  • En conséquence, la reprise des activités pédagogiques doit être effective.

Le président propose par ailleurs une délocalisation des cours. Encore une provocation.

La lutte continue.

A Strasbourg, près de 1200 étudiants réunis en AG ont voté le blocage de l’université (6 Avril)

(Source : France Inter)

"A Strasbourg, près de 1200 étudiants réunis en AG ont voté le blocage de l’université."

Pendant ce temps, à Strasbourg toujours, "le droit de manifester a pris une sacré claque"

Communiqué Attac France, Attac Strasbourg et Attac Vosges du Nord concernant la manifestation anti-OTAN du 4 avril 2009.

En préambule, il doit être rappelé qu’après de très longues négociations menées avec la Préfecture par un comité, dont des représentants Attac VDN et Strasbourg faisaient partie, la préfecture avait autorisé la manifestation (sur un trajet différent de celui que nous aurions souhaité) ainsi que la jonction des militants allemands et français sur le pont de Kehl.

Pour avoir participé à la manifestation du 4/3/09, nous dénonçons vivement à travers les points suivants la violence qui a été faite aux manifestants par les forces de l’ordre et qui montre que les autorités françaises représentées par le Préfet, n’ont pas respecté leurs engagements et ont tout fait pour que la manifestation ne puisse avoir lieu.

1)    la route, indiquée par la préfecture, pour permettre aux bus, voitures et piétons d’accéder au site de rassemblement de la manifestation a été bloquée par les forces de l’ordre, obligeant les manifestants pacifiques à, soit attendre pendant des heures, soit emprunter d’autres itinéraires, avec le risque de se retrouver à nouveau bloqués ou pris dans des affrontements ;
2)    une fois le lieu de rassemblement atteint après un véritable « parcours du combattant », des hélicoptères ont survolé à très basse altitude le rassemblement pourtant pacifique et bon enfant, empêchant les manifestants d’entendre les prises de parole des représentants de groupes politiques, d’associations internationales… et créant une atmosphère plus qu’oppressante ;
3)    des grenades lacrymogènes ont été tirées pendant les prises de parole sans la moindre justification, contraignant la manifestation à se former dans la confusion et l’urgence, permettant à des groupes violents de s’infiltrer dans le cortège ;
4)    ces éléments violents ont pu passer les frontières alors que le dispositif Schengen avait été levé, soi-disant pour empêcher cela et que, par contre, des manifestants n’ont pu accéder à Strasbourg le 3 avril (conférence au Liexenbuhl sur l’OTAN) et le 4 avril, à cause des dispositifs de blocage mis en place ;
5)    les forces de l’ordre ont laissé ces mêmes éléments violents, au demeurant peu nombreux, (dont le Ministère de l’Intérieur se targue pourtant de connaître les identités) détruire l’ancien poste de douane sans intervenir et ont, par contre, empêché 7000 manifestants allemands de rejoindre le rassemblement, comme convenu avec les autorités françaises et allemandes ;  comment interpréter les autres destructions que les forces de l’ordre, pourtant en surnombre dans Strasbourg, n’ont pas su (?) empêcher ? Incompétence ou volonté de laisser faire ?
6)    les forces de l’ordre, comme c’est leur mission lors d’une manifestation autorisée, n’ont pas assuré la sécurité des manifestants, mais l’ont, au contraire délibérément compromise en laissant les éléments violents agir à leur guise, en déviant la manifestation du trajet initialement prévu, l’amenant de fait dans une souricière pendant que les forces de l’ordre envoyaient sur les manifestants bloqués des grenades lacrymogènes et des flash-balls créant ainsi des mouvements de panique (qui auraient pu avoir de graves conséquences) et une dislocation prématurée de la manifestation.

Il nous apparaît, au vu de tous ces éléments, que non seulement les autorités françaises n’ont pas tenu leurs engagements ni joué leur rôle de sécurisation, mais, au contraire ont tout fait pour que cette manifestation ne puisse se dérouler, quitte à jouer avec la vie des manifestants. Du reste, Beaucoup de manifestants ont eu très peur et ont subi un choc psychologique devant ce qui est une première : une agression par les forces de l’ordre d’une manifestation autorisée, ce qui revient à dénier le droit démocratique à manifester.
Les Dernières Nouvelles d’Asace du 5 avril, journal qu’on ne peut qualifier d’opposition, conclut de même : « Le droit de manifester a pris une sacrée claque ».

Document d’analyse Après comme avant Strasbourg : Non à l’OTAN !

http://www.france.attac.org/spip.php?article9797

Attac France, Montreuil, le 6 avril 2009

Blocus levé à Nantes

L’AG étudiante vient de voter la fin du blocus. Plus d’un millier d’étudiants étaient présents. Vote :
> – pour la levée : environ 500
> – pour la poursuite : environ 400
> le reste pour un blocus partiel.

Montpellier II : bâtiment administratif bloqué

Pour faire suite au vote lors de leur AG, les collègues de Montpellier II bloquent le bâtiment administratif de leur campus depuis ce matin. Le vote concernait un blocage pour la semaine entière. Ce matin, le blocage a commencé dans une ambiance tendue avec la direction et les vigiles (société privée) qui se sont énervés. La présidente menace d’appeler la police mais cela semble être plus une menace qu’une réelle volonté. Toujours est-il qu’ils sont environ 50 à bloquer et éspèrent bien pouvoir tenir le blocage encore demain et peut-être mercredi.

Dijon : blocage, CA envahi et démissions en cours.

Chers collègues,
L’AG, nombreuse (assurément plus d’un millier d’étudiants, universitaires, chercheurs et personnels de l’Université de Bourgogne, a voté à une large majorité la reconduction du blocage du bâtiment Droit-Lettres. Seuls les étudiants préparant les concours peuvent y entrer. Le blocage d’un autre bâtiment (le pôle AAFE) est en cours ce soir.
A l’issue de cette AG, le CA a été envahi, ce qui a empêché sa tenue. Un mouvement de démission des responsabilités administratives a commencé, et 25 enseignants chercheurs, à ce jour, se sont portés démissionnaires.

C(N)RS …

crscnrs

Univsersité de Nancy bloquée (30 Mars)

Pour info, la fac de sciences de Nancy 1 (Président JP Finance) (1er et 2ème cycles) est bloquée par les étudiants (majoritaires) et les enseignants depuis ce lundi 30 mars 7h. La Fac de lettres de Nancy 2 est bloquée depuis jeudi 26 mars.

Occupation du CNRS : communiqué des et de la direction

Suite à l’occupation de ce jour du CNRS, ci-dessous le communiqué de presse des représentants du personnel au CA du CNRS et le message de la directrice.

Communiqué de presse des représentants du personnel au CA du CNRS
au Conseil d’administration du CNRS du 26 mars 2009
La direction du CNRS a fait savoir aux membres du conseil d’administration qu’elle retirait de l’ordre du jour du CA du 26 mars 2009 le vote concernant la création d’un dixième institut Informatique et celui concernant le projet de contrat Etat-CNRS 2009-2013.
Suite à l’appel des organisations syndicales et des associations, les personnels étaient présents devant la salle du conseil d’administration pour empêcher sa tenue. La direction a maintenu la réunion du CA dans une autre salle du siège du CNRS pour faire adopter la décision modificative du budget permettant le report des crédits 2008. Les représentants du personnel au CA ont refusé de siéger dans ces conditions. Une partie des personnels présents a décidé d’occuper le siège.
Les représentants du personnel au CA rappellent que le texte du projet de contrat Etat-CNRS qui devait être présenté est encore incomplet et qu’aucune des critiques formulées à ce jour par les instances de l’établissement n’a été prise en compte.
Après plus d’un an de préparation de ce texte, c’est une situation inadmissible. Les représentants du personnel dénoncent le mode de rédaction imposé par la tutelle ministérielle : une écriture conjointe entre la direction du CNRS et le ministère en charge de la recherche. Cette façon de procéder, en soi aberrante pour un organisme autonome, interdit au conseil d’administration d’exercer une de ses principales prérogatives, l’élaboration de la stratégie de l’organisme et du contrat pluriannuel. Mais, c’est le moyen choisi par le pouvoir politique pour tenter de cacher l’objet réel de ce contrat, valider le démantèlement de l’établissement par pur choix idéologique.
Les élus représentants du personnel refusent de se prêter à ce qui n’est une nouvelle fois qu’une mascarade de concertation.
Les représentants du personnel demandent que soient prises en compte les remarques des instances de l’établissement et que le conseil d’administration soit pleinement associé à une nouvelle rédaction du projet de contrat CNRS-Etat.
Ils exigent que les deux parties contractantes, Etat et CNRS, soient à parité d’obligation, et donc que soit associée aux objectifs affichés par le CNRS une programmation par l’Etat des moyens financiers et humains nécessaires pour réaliser ces objectifs.
Ils demandent que soient impérativement revus plusieurs des choix inscrits dans le texte et que les quelques principes suivants soient respectés :
. le CNRS doit rester opérateur de recherche sur l’ensemble des unités
. toutes les disciplines scientifiques doivent être présentes au sein de l’organisme
. le Comité national de la recherche scientifique doit retrouver ses prérogatives dans l’évaluation des unités de recherche
. toute vision de gestion des ressources humaines relevant d’une conception managériale totalement décalée de la réalité du travail de recherche doit être abandonnée
. rien ne pourra se faire sans une politique de programmation pluriannuelle de créations d ‘emplois.
En conséquence, les élus des personnels au Conseil d’administration du CNRS demandent comme mesures immédiates :
le retrait du projet actuel de contrat Etat-CNRS
l’abandon de la procédure des chaires et le rétablissement des 90 postes correspondants au recrutement normal de Chargés de Recherche au concours 2009,
l’arrêt des dés-associations d’UMR (de manière officielle ou clandestine) et des projets de regroupements forcés d’unités qui se multiplient actuellement,  la restitution des postes supprimés en 2009 et l’arrêt des suppressions programmées pour 2010 et 2011.
Charles-Antoine ARNAUD (Sgen-CFDT), Pierre GIRARD (Sgen-CFDT), Patrick MONFORT (SNCS-FSU), Daniel STEINMETZ (SNTRS-CGT).

Message de la Présidente et du Directeur général

Paris, le 26 mars 2009
Message de la Présidente et du Directeur général aux personnels du CNRS
Nous avons pris l’habitude de vous faire un rapide compte-rendu après chaque réunion du conseil d’administration du CNRS. Comme vous le savez, cette instance est cruciale dans la vie de l’organisme et donc des unités de recherche. C’est au conseil d’administration que revient d’arrêter les grandes orientations de la politique du Centre, mais aussi de prendre les décisions majeures qui rythment la vie de nos laboratoires, notamment par le vote du budget de l’établissement et des opérations qui en découlent. Pourquoi vous rappeler ces points statutaires ? Parce que le conseil d’administration, qui s’est réuni ce jeudi 26 mars au siège du CNRS, a été perturbé. Les représentants des personnels n’ont pas souhaité rejoindre la salle dans laquelle l’ensemble des administrateurs étaient appelés à siéger, et nous le regrettons. Le quorum des participants ayant été atteint, nous avons décidé de maintenir cette réunion dans les locaux du siège. Comme nous en avions pris l’engagement en modifiant l’ordre du jour, le conseil d’administration a voté uniquement les décisions budgétaires et l’éméritat. Nous avons pu ainsi clôturer les comptes 2008 et prendre les décisions budgétaires permettant le report, sur l’exercice 2009, de vos ressources contractuelles non consommées en 2008. De même, l’établissement a pu conférer le titre d’émérite, et donc le maintien de l’accès aux laboratoires, aux chercheurs d’excellence partant à la retraite. La clôture des comptes et les opérations qui en découlent, l’éméritat, sont, en effet, traditionnellement, des points inscrits à l’ordre du jour de la séance de mars du conseil d’administration. Nous avons tenu à voter ces mesures budgétaires pour que vos laboratoires puissent fonctionner en 2009. Nous comptons sur la compréhension, par chacune et chacun d’entre vous, de cet enjeu et sur l’esprit de responsabilité qui doit en découler et tous nous animer.
Catherine Bréchignac Présidente du CNRS, Arnold Migus Directeur général du CNRS

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