Actu : Le Havre toujours en mouvement !

*Programme:*
*Lundi 30 mars:*
_ 08h30 Diffusion de tract, rendez-vous devant l’université, site Lebon
_ 10h00 Assemblée Générale de l’IUT Caucriauville, amphi  3
_ 10h00 Atelier de fabrication de banderoles et de pancartes pour la manifestation du 31 mars, rendez-vous devant la cafétéria de l’UFR des Affaires Internationales (besoin de volontaires)
_ 12h00 Réunion du comité de grève, rendez-vous devant la cafétéria de l’UFR des Affaires Internationales
_ 14h00 Assemblée Générale de l’établissement, amphi Manneville, UFR des Sciences et Techniques
_ 16h00 Diffusion de tract (besoin de volontaires)

*Mardi 31 mars: Journée nationale de mobilisation pour la non-remontée des maquettes*
_ 10h30 Manifestation pro-Pécresse/Darcos, rendez-vous sur l’esplanade de l’université
_ 13h00 réunion d’information intersyndicale pour le personnel BIATOSS, amphi Normand, UFR Sciences et Techniques
_ 14h00 Conférence « L’université française: sortie du service public annoncée », amphi Manneville, UFR des Sciences et Techniques

*Jeudi 2 avril: Journée de mobilisation nationale*
_ Manifestation sur Paris « De la maternelle à l’Université »
_ 17h00 Manifestation rendez-vous sur l’esplanade de l’université

Mardi 7 avril
_ Manifestation tintamarre nocturne et barbecue

Le 2 avril au soir, mille actions pour l’école !

Le 2 avril au soir, mille actions pour l’école !

Après la réussite de la mobilisation du 19 mars dans l’Education, les journées de convergence avec l’enseignement supérieur et les universités, les nombreuses initiatives départementales notamment en lien avec les cartes scolaire, les fédérations de l’Education, avec la FCPE, les associations, les mouvements pédagogiques ont décidé d’une nouvelle journée nationale d’action pour l’éducation, le jeudi 2 avril, de la maternelle à l’université.

Il s’agit de sortir des écoles et des établissements et de s’adresser largement à l’opinion publique dans un maximum d’endroits, dans les villes universitaires mais aussi dans les cantons, les communes, les communautés de communes… Ces initiatives sont à articuler avec d’éventuelles mobilisations déjà prévues localement à l’occasion de CTPD et/ou CDEN.

La proposition de manifestations pour l’éducation le samedi 4 avril n’a pas été retenue. Le calendrier des vacances scolaires (première zone le 3 au soir) et la volonté de diversifier les modes d’action a abouti au choix unitaire « des mille actions » du 2 avril.

Nous vous invitons à prendre les contacts unitaires  au plus tôt pour décider des modalités locales pour cette date : manifestation, rassemblement, concerts de casseroles, nuit des écoles, pique nique, retraite aux flambeaux…

Chaque initiative sera  « inscrite » sur le site du collectif (http://www.uneecole-votreavenir.org/)

Nous vous enverrons sous peu le texte d’appel.

Pour rappel, les 25 organisations du collectif : AFL – Cé – CEMEA – CRAP Cahiers pédagogiques – EEDF – FAEN – FCPE – FEP CFDT – FGPEP – FERC CGT – FIDL – FOEVEN – Les Francas – FSU – GFEN – ICEM pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’enseignement – Fédération Léo Lagrange – OCCE – SGEN CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education

Motion adoptée et votée par l’Assemblée du Collectif, réunie ce samedi 28 mars au Centre Panthéon.

Collectif pour la Défense de l’Université – Motion du 28 mars 2009 -

L’Assemblée du Collectif pour la Défense de l’Université, réunie le 28 mars 2009 au Centre Panthéon, a pris connaissance du Communiqué du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche en date du 23 mars 2009, sur lequel elle a délibéré, faute d’être en possession du nouveau texte issu de la consultation du CTPU.
L’assemblée du Collectif, ainsi réunie,

  • 1- Souligne que le mécanisme même de la modulation porte atteinte au principe d’égalité des fonctionnaires d’un même corps, en tant qu’il donne compétence aux universités pour déroger localement aux règles nationales d’organisation du service ;
  • 2- Rappelle que le service statutaire, qui ne saurait être considéré comme un simple service « de référence », doit toujours être de 128 heures d’enseignement (équivalent 192 heures travaux dirigés). Il en résulte que toute heure effectuée au-delà de 128 heures de cours (192 heures TD) doit, en tout état de cause, être rémunérée en heure complémentaire ;
  • 3- Rappelle qu’un décret statutaire ne doit pas être un outil de discipline budgétaire ; les règles déterminant les obligations statutaires ne sauraient dès lors aboutir à attribuer un service complémentaire dont la prise en charge ne serait pas
  • comptabilisée dans la dotation budgétaire de l’établissement ;
  • 4- Prend acte de l’annonce d’une répartition équilibrée entre promotions locales et nationales, et l’approuve sous réserve que celle-ci soit effectivement inscrite dans le décret statutaire lui-même et contienne explicitement la règle des 50%/50%;
  • 5- Regrette qu’aucune précision ne soit annoncée relativement au projet de décret CNU tel qu’il a été soumis au CTPU. Celui-ci n’est pas satisfaisant, tant en ce qui concerne les moyens de travail du CNU que les garanties d’expertise scientifique de ses membres, qui doivent être renforcées du fait de l’extension de ses fonctions. Elle déplore, en particulier, l’absence de modification des règles relatives à la désignation de ses membres ;
  • 6- Demande en conséquence au ministère de lever toute ambiguïté sur l’ensemble de ces points dans les deux projets de décret, tels qu’ils seront soumis au Conseil Supérieur de la Fonction publique ;
  • 7- Constate, en outre, qu’en dépit de l’annonce du report de la masterisation, le principe de cette réforme demeure inchangé et demande son abandon ;
  • 8- Constate, également, que les difficultés actuelles résultent notamment des défauts de conception de la loi LRU, dont elle considère la révision indispensable ;
  • 9- Affirme, enfin, que la prolongation du conflit et, désormais, sa radicalisation, sont imputables à l’attitude du gouvernement ;
  • 10- Appelle, en conséquence, à maintenir les moyens d’action engagés et à participer à la manifestation nationale organisée le jeudi 2 avril.

Manif pro-LRU à Jussieu mardi 31 Mars

Nous organisons à Jussieu une « manif pro-LRU » mardi 31 mars à 12h30 (rendez-vous Tour 46)  s’inspirant des  initiatives « manif de droite » des intermittents du spectacle  en 2003:  http://www.manifdedroite.com/

Le but du jeu est de provoquer alors :
– Tenue vestimentaire souhaitée : costume/cravate et/ou loden pour les hommes (et rasés de près! ou alors look de pubard
avec poudre blanche sur le nez), tailleur/jupe plissée, foulard Hermès, collier de perles, caniche ou york pour les femmes (le post-doc en laisse est un choix possible faute de caniche).
– Nous défilerons devant et dans Jussieu avec des slogans et des pancartes adaptés à  notre manifestation comme « De l’argent il y en a dans les poches des étudiants », « la sélection a du bon quand elle est faite sur le pognon », « les chercheurs cherchent,
les actionnaires trouvent »  etc …
Le Tract d’appel à cette manifestation salutaire est toujours en cours d’élaboration. L’idée étant stimulante nous avons plusieurs textes concurrents. Je vous en mets un ci-dessous.

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Usagés pour une Manifestation Populaire (UMP).

Comme Friedrich von Hayek le déclarait durant sa visite au Chili en 1981 « Je préfère personnellement une dictature libérale à un gouvernement démocratique dans lequel le libéralisme serait absent » (Mi preferencia personal se inclina a una dictadura liberal y no a un gobierno democratico donde todo liberalismo este ausente, El Mercurio, Santiago du Chili, 12 Avril 1981).
Nous partageons totalement cette grande vision de Friedrich von Hayek. Aussi la magnifique transformation en profondeur de la gouvernance des universités, qu’avec son esprit pionnier la présidence de l’UPMC met en oeuvre avec détermination nous convient parfaitement. En particulier l’externalisation de tous les services qui ne sont pas « le coeur de métier » de l’université, selon la très belle formule de notre Ministre de la Recherche, et surtout la mise en oeuvre, plus que diligente, de cette externalisation, par exemple sur le dossier de l’externalisation de la  restauration des personnels, (je n’aime pas le mot privatisation, il s’agit plutot de faire le distingo entre la maitrise d’oeuvre et … mais je m’égare ne soyons pas trop technique). Cette externalisation conduite dans une superbe blitzkrieg nous ravit. L’ardente obligation d’un timing accéléré de la réforme a parfaitement, et merveilleusement, été  comprise, et mise en oeuvre, par la présidence de l’UPMC.
Nous vivons une gigantesque crise importée des Etats-Unis, qui, bien  évidemment, n’est pas la conséquence du libéralisme mais d’une poignée  de « rogue traders ». Plus encore que dans le contexte précédent d’hyper-prospérité conséquence de la financiarisation de l’économie, ou, déjà, l’autonomie élargie des universités était si nécessaire, nous devons  en ces temps de crise, accélérer encore le timing de la réforme et l’union derrière un chef unique et respecté. C’est en temps de crise que nous avons besoin du pouvoir fort et resserré d’un président autonome n’ayant de compte à rendre à personne.
Au-delà du « fond » de cette démarche salutaire d’éradication de la sclérose fonctionnarialle et autres statuts protecteurs, nous apprécions la « forme », la manière: confier le cahier des charges du restaurant des personnels à un cabinet conseil externe privé et onéreux (plutot que de laisser notre service juridique certainement incompétent puisqu’il correspond à des ressources internes de planqués de fonctionnaires) fut un coup de maitre que nous tenons à saluer.
Sur ce qui est notre coeur de métier beaucoup reste encore à faire. Le chantier est vaste. En enlevant tout le pouvoir scientifique aux instances élues ou les syndicalistes pullulent, et en donnant tout ce pouvoir scientifique à des structures ou les
gens sont nommés, ou cooptés par des nommés (directoires, comités de sélections, …), notre université est sur la bonne voie.
Le vice-président recherche a exprimé, en Conseil Scientifique, sa capacité, et sa volonté, d’évaluer, à lui seul, tous les UMR de l’UPMC.
Nous avons enfin la gouvernance scientifique resserrée qui va nous permettre la réactivité, la cohérence et l’efficacité que seule
l’hypercompétence d’un homme unique et providentiel permet. Mais ne nous leurrons pas: l’éradication de toutes les structures intermédiaires élues et donc bavardes et sans grand projet visionnaire, cette éradication que notre université, enfin autonome, met en oeuvre le plus rapidement possible, n’est pas suffisante.
Le démantèlement des organismes de recherches est nécessaire ! Comme notre président Pomerol l’a si bien exprimé dans son interview au Figaro le mouvement d’opposition à la LRU à l’UPMC n’est lié qu’à une frange très marginale d’individus du CNRS, les personnels BIATOS, les enseignant-chercheurs étant largement favorables à la loi d’autonomie seule perspective rationnelle, pragmatique et indépassable (comme l’a d’ailleurs très bien dit notre Ministre Valérie Pécresse lors d’une interview matinale sur LCI, avant d’aller négocier face à de farouches opposants syndicaux).
Malheureusement ces dangereux personnels élitistes et d’ultra-gauche, ces bruns-rouges, ne sont pas encore directement sous l’autorité de nos présidents autonomes. Redisons-le avec force: le démantèlement des organismes de recherches est nécessaire (mais pas suffisant) !
Sur ce point  nous pouvons heureusement compter sur quelques alliés objectifs (pour reprendre une terminologie déplaisante …), en la personne des directeurs et secrétaires généraux de ces organismes qui font tout pour que la politique de découpe, puis de démantèlement, de ces organismes de recherches soit réalisé dans les meilleurs délais. La sainte alliance entre les sécrètaires
généraux de nos universités et des organismes de recherches pour converger vers un meme but louable est tout simplement admirable (ce qui nous amènerait presque à moduler notre jugement global sur les fonctionnaires, mais il s’agit là d’une élite administrative, dont on ne peut qu’espérer que les forces vives du CAC 40, ou de la Haute Finance, sauront détecter les excellentes qualités).
L’AERES, ou tous les membres sont heureusement nommés, est notre cheval de Troie pour détruire ces organismes honnis et, heureusement, l’avenir programmé de ces organismes est leur disparition pure et simple. Mais cela ne suffit pas !  L’action de chacun, à titre individuel, est indispensable !
Comme le disait Mandeville en 1705 dans sa fable « La ruche mécontente ou les coquins devenus honnetes gens », puis en 1714 avec sa délicieuse « Fable des abeilles », qui inspira si merveilleusement Adams Smith, ce sont les vices privés qui forment la prospérité publique. De meme que la cupidité privé fait la prospérité publique, c’est la non-collaboration entre les chercheurs, entre les enseignant-chercheurs, ainsi que la recherche obstinée de financement ANR et ERC pour son lobby, son clan, sa coterie en utilisant toute son intelligence pour un travail, non pas de recherche, mais un travail moderne de communication habile et d’influence, c’est cette recherche égoiste de financement auprès de l’ANR et l’ERC qui assurera la prospérité de nos universités enfin autonomisées et enfin débarrassées de ces affreux organismes de recherches publiques (CNRS, INSERM, …) créés par quelques communistes et autres ringards gaullistes.
Il faut exprimer avec force nos idées que les médias ne relient pas encore suffisamment systématiquement: c’est avec consternation que nous avons pu constater que des quotidens tels que les Echos ou la Tribune laissaient parfois quelques anti-LRU s’exprimer. Heureusement le quotiden Le Monde, pourtant de gauche, a su maintenir une ligne éditoriale rigoureusement pro-autonomie, pro-LRU et pro-Pécresse et nous lui en savons gré, empechant avec rigueur tout article, ou allusion, anti-LRU de s’exprimer dans ses colonnes. Si cette politique éditoriale est la conséquence de la médiation d’Alain Minc qui accepte de se commettre avec une gauche réformiste, et bien grand merci à notre ami Alain, ami des puissants selon la délicieuse formule pleine d’humour qu’il a utilisé récemment à son propre endroit. C’est la preuve que d’un mal peut naitre un bien.
La crise requiert que nous affirmions avec force nos idées qui sont les seules à etre cohérentes, efficaces, pragmatiques et européennes. Le mouvement actuel de quelques gauchistes ultraviolents qui empechent les étudiants de médecine de l’UPMC de travailler plus n’a aucune perspective rationnelle.
Ce mardi nous formerons une chaine symbolique de protection autour de la tour 34 (la tour de l’administration de notre université), en chantant « protégeons notre président de l’ultra-gauche et autres fellaghas », ou bien nous irons exprimer à gorge déployée notre soutien, plein et entier, rue Descartes à Madame la Ministre de la Recherche en criant « Vive Versailles et vive les Versaillaises », ou bien nous ferons les deux: c’est le chef de notre manifestation qui décidera de la marche à suivre en large concertation avec lui-meme.
Ce mardi nous défilerons donc fièrement sous le haut patronnage du président Jean-Charles Pomerol, fiers de nos idées et de nos slogans:

  • Pas de libertés pour les ennemis de l’ultra-libéralisme.
  • Un nommé vaudra toujours mieux qu’un élu.
  • Le pouvoir aux Directoires. Les UFR aux enfers.
  • Des syndicats ? Peut-etre mais alors d’accompagnement.
  • Sud-Education non, Suède-Education oui.
  • Vive la LRU, la LOLF, la RGPP.
  • Catherine Rollot tu fais du bon boulot.
  • Avec Luc Cédelle la vie est plus belle.
  • J’aime le G20 et Philippe Chalmin.
  • Jacques Marseille à Paris.

et surtout: Mettons des garde-fous face aux principes républicains et face aux démocrates.

Préparons nos affichettes:

  • Pas de libertés pour les ennemis de l’ultra-libéralisme.
  • Un nommé vaudra toujours mieux qu’un élu.
  • Le pouvoir aux Directoires. Les UFR aux enfers.
  • Des syndicats ? Peut-etre mais alors d’accompagnement.
  • Sud-Education non, Suède-Education oui.
  • Vive la LRU, la LOLF, la RGPP.
  • Catherine Rollot tu fais du bon boulot.
  • Avec Luc Cédelle la vie est plus belle
  • J’aime le G20 et Philippe Chalmin.
  • Jacques Marseille à Paris.
  • J’aime le SGEN.

Communiqué de Sud Education à propos du 2 Avril.

Par la grève et les manifestations amplifions la mobilisation
Pour la défense de l’école publique de la maternelle à l’université

Sur la question de l’Education nationale et de la Recherche publique comme dans nombre d’autres domaines visés par la politique du gouvernement rien ne pourra se faire avec des réformes à marche forcée qui aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous et mettant les établissements en concurrence les uns avec les autres. Rien ne pourra se faire dans le sens d’une école démocratique si l’Etat ne cesse de financer toujours davantage l’enseignement privé au détriment de la place de l’Ecole publique sur l’ensemble du territoire. De la même manière, la casse des associations laïques complémentaires de l’Ecole Publique porte en elle des reculs sans précédents en matière de droit aux vacances, aux loisirs pour tous et à la culture.
Contre cette logique qui accentue la ségrégation sociale par l’école dans une société minée, davantage encore, par les injustices et les inégalités, les manifestations lycéennes de décembre dernier ont forcé le gouvernement à un premier recul sur la réforme des lycées généraux. Dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités et les services, des dizaines de milliers de personnels, d’étudiants et de lycéens ont rejoint les salariés du privé et du public en grève dans les énormes manifestations du 29 janvier.

Quand la grève s’étend à l’université

La grève a ensuite gagné la majorité des universités obligeant Pécresse à quelques réécritures, à quelques redéploiements de postes et à des reports d’application qui ne changent en rien le caractère néfaste des choix budgétaires et des réformes envisagées. Etudiants, enseignants, BIATOSS et leurs syndicats sont mobilisés dans l’unité au sein de la Coordination Nationale des Universités organisée par la volonté des grévistes.

• Contre la loi LRU qui livre l’université aux logiques libérales et marchandes et ses conséquences immédiates.
• Contre le projet de décret qui modifie le statut des enseignants-chercheurs en livrant la définition de leurs services aux autorités hiérarchiques.
• Contre la réforme des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré qui constitue la véritable remise en cause à court terme du statut de fonctionnaire pour les enseignants. Cette réforme qui fait disparaître la formation professionnelle essentielle à l’exercice du métier, accroîtrait la sélection sociale dans le recrutement des enseignants en exigeant d’eux un diplôme Bac+5 pour l’inscription au concours. Le tarissement actuel des postes à ces concours entraine déjà l’augmentation du recrutement d’enseignants hors statuts. Cette contre-réforme de la formation s’accompagnerait d’une nouvelle explosion de la précarité dont les étudiants en master ou titulaires de ce diplôme constitueraient le vivier.
• Contre le démantèlement en cours des organismes de recherches (CNRS, INSERM, INRA)
• Contre les dotations budgétaires insuffisantes dans l’enseignement supérieur et la recherche, et la mise en concurrence des universités
• Contre la suppression programmée du corps de catégorie C des Biatoss et l’externalisation de leurs fonctions.
• Pour la titularisation sans condition des précaires en poste
• Pour un plan pluriannuel de recrutement d’enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels de bibliothèque, administratifs et techniques, sur postes de fonctionnaire de la fonction publique d’Etat, à la hauteur des besoins exprimés par les personnels.

Etudiants et personnels en grève ont bien compris que l’université et la recherche sont victimes des mêmes logiques que celles à l’oeuvre dans le premier degré ou dans le secondaire, voire dans l’ensemble des services publics. Les initiatives intercatégorielles et les grèves se sont multipliées autour des universités en lutte en février et mars. Dans ces mobilisations et ces grèves, les syndicats Sud éducation et leurs militantes et militants ont pris leur part du travail. La fédération Sud éducation a relayé et soutenu les appels de la Coordination Nationale des Universités. Elle a insisté dans les réunions intersyndicales pour favoriser davantage la mobilisation de toutes et tous aux côtés des universités en lutte, elle est partie prenante des appels à l’amplification de la lutte de la maternelle à l’université.

Sud éducation ne s’inscrit pas dans une logique d’accompagnement de ces réformes en négociant des améliorations à la marge. Pour ces raisons, Sud éducation considère les pseudo-reculs du gouvernement ou les reports de certaines mesures comme des opérations de communication et de tentative de division des personnels mobilisés. Il n’y a rien à négocier. Favorisons la convergence des luttes pour le retrait des projets Pécresse-Darcos.
Sud éducation dénonce la criminalisation des luttes et des militants orchestrée par le Ministère de l’Intérieur. Interpellations, convocations et mises en garde à vue de militants se multiplient pour casser les mobilisations notamment de la jeunesse. Nous ne devons pas laisser s’installer ce climat sécuritaire et devons organiser la lutte unitaire pour défendre ces camarades et les libertés démocratiques.
Ne pas laisser retomber la combativité exprimée le 19 mars
La nouvelle grève interprofessionnelle unitaire du 19 mars a rassemblé encore davantage de manifestants avec beaucoup de salariés du privé directement confrontés à la mise au chômage massive. Elle a organisé des manifestations plus étonnantes encore par leur ampleur que le 29 janvier. La hauteur de la mobilisation donnait la responsabilité à l’intersyndicale de proposer de nouvelles perspectives interprofessionnelles nationales très rapidement. Les directions des confédérations refusent encore l’affrontement avec le gouvernement. Elles n’offrent aucune poursuite nationale avant le 1er mai.
L’Union syndicale Solidaires comme Sud éducation continuent d’affirmer que la question est bien d’essayer de construire un rapport de force encore plus important. La construction de la grève générale interprofessionnelle est notre perspective. Cette construction doit s’alimenter de l’activité de Collectifs locaux qui se mettent en place dans de nombreux départements, de manière interprofessionnelle ou autour de la question des services publics et de l’école et du refus du fichage BASE Elèves. Elle doit aussi se nourrir de l’activité revendicative autour des campagnes de « désobéissance » (Aide individualisée, évaluations…).
En ce sens, la construction la grève nationale reconductible dans l’Education nationale de la maternelle à l’université, thème sur lequel les organisations syndicales majoritaires dans l’Education nationale sont plutôt discrètes, constitue notre priorité.
Alors que nous connaissons les mesures de carte scolaire du 1er degré et du 2 degré et des milliers de suppressions de postes aux concours, que rien n’a réellement bougé quant à la disparition des RASED, que la suppression des BEP et la réforme du Bac Pro sont réaffirmées, que de nouveaux emplois précaires sont créés sur des compétences relevant des CPE, des Conseillers d’Orientation et des Assistantes Sociales, que l’arbitraire hiérarchique casse le paritarisme, que l’autoritarisme prétend réprimer ceux qui « désobéissent », c’est le moment d’amplifier la mobilisation pour faire échec à cette politique.
Un engagement accru dans et aux côtés de la mobilisation doit donner davantage de force au mouvement contre les réformes Pécresse-Darcos à l’université, il doit aussi favoriser la construction d’un rapport de force plus large qui permette de construire et reconduire les grèves contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2009 et contre les réformes Darcos de régression scolaire.
Dans ce cadre la fédération Sud éducation soutient les appels à la mobilisation prévus le 2 avril de la maternelle à l’université.
Elle appelle partout au développement des initiatives de mobilisations contre l’ensemble de la politique éducative du gouvernement. Elle appelle à renforcer partout la lutte pour la défense du service public et laïque de l’éducation nationale et
de la recherche.
Saint Denis, le 30 mars 2009

E-N L-U-T-T-E !!

Lettre ouverte des porte-parole de la coordination nationale des universités aux confédérations syndicales

Lettre ouverte des porte-parole de la coordination nationale des universités aux confédérations syndicales

Depuis le 2 février, voire avant pour certaines d’entre elles, les universités sont en grève. Chaque semaine, la communauté universitaire manifeste dans la rue sa colère et témoigne de son unité. Ce mouvement rassemble depuis son origine un front extrêmement large, fédérant les étudiants, toutes les catégories de personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, issus de sensibilités et de tendances très diverses; cela répond à l’attaque brutale et frontale du gouvernement contre l’université publique et autonome que nous aimons.
À ce mouvement de colère sans précédent, les ministres concernés n’ont opposé, jusqu’à aujourd’hui, que le mépris, des manœuvres dilatoires, des faux semblants de négociations  et, finalement, une politique du pourrissement. La coordination nationale des universités est consciente que les attaques contre l’université et la recherche s’intègrent dans une politique globale de casse des services publics et de précarisation généralisée de la population. Elle affirme son ancrage dans le mouvement interprofessionnel dont elle partage les revendications.
Alors que le chômage redevient la menace majeure pour une grande partie des salariés, l’État supprime 1090 emplois cette année dans l’enseignement supérieur, 30 000 à l’échelle de toute la fonction publique, mettant en cause la possibilité même de l’accomplissement de nos missions. La modulation des services mis en place par le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et le contrat doctoral unique (CDU) s’inscrit dans une politique plus large d’individualisation des carrières visant à fragiliser l’ensemble des personnels.  La précarité se développe dans nos services, touchant plus de
30% des salariés employés dans les universités. La baisse du pouvoir d’achat frappe durement, en particulier les personnels administratifs et techniques dont les salaires démarrent à peine au niveau du SMIC, sans réelle possibilité de progression et d’évolution de carrière.
La politique universitaire actuelle, en  particulier la mise en concurrence des universités, promeut un modèle d’éducation profondément inégalitaire fondé sur une conception régressive des savoirs et une sélection par l’argent de plus en plus clairement affirmée. Les premières victimes en seront les enfants des milieux les plus défavorisés que le service public de l’enseignement ne sera plus en mesure d’accueillir correctement et qui devront s’endetter pour bénéficier d’une formation actuellement ouverte à tous. Pour toutes ces raisons, le mouvement des universités a pris toute sa place dans la formidable mobilisation du 19 mars. La coordination nationale des universités appelle les organisations syndicales à donner une suite rapide à cette journée pour construire le front large et déterminé indispensable face à un gouvernement qui ne comprend que le rapport de force.
Pour envisager les possibilités pratiques et les modalités de ces convergences, nous souhaitons vous rencontrer aussi vite que possible.

Salutations en lutte,
Les porte-parole de la CNU
David Berrue (étudiant) davidPOINTberrueAThotmail.fr
Pascal Levy (Biatos) angiePOINTgennaroATgmail.com
Léa Valette (doctorante) leavaletteAThotmail.com
Christophe Mileschi: (EC) christophePOINTmileschiATwanadoo.fr
Patricia Tutoy (enseignante) ptutoyATavantitude.com
Germaine Depierre (Chercheuse) germainePOINTdepierreATu-bourgogne.fr

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