Accord ne sera plus sponsor de l’UPD (Université Paris Diderot – Paris 7)

Accord ne sera plus sponsor de l’UPD (Université Paris Diderot – Paris 7)

Le groupe hôtelier a annoncé qu’il allait cesser ses investisse-ments marketing dans l’universi-té parisienne, dont le titre a été malmené en bourse mercredi.
Valorisée dans la dernière édition du classement de Shanghaï grâce au recrutement récent de trois prestigieux prix Nobel comme CDD (Chercheur à Durée Déterminée), l’UPD (Université Paris Diderot – Paris 7) a néanmoins appris mercredi qu’un de ses plus grands sponsors, le groupe Accord, allait stopper son partenariat marketing avec elle. Le contrat liant les deux sociétés prendra fin le 30 juin prochain. Cette décision fait partie des nombreuses mesures prises par le groupe d’hôtellerie et de services afin de limiter les conséquences de la « conjoncture difficile » actuelle sur ses comptes. Selon le PDG d’Accord, « on avait pris avec Novotel et Ticket Restaurant le sponsoring de l’UPD en 2009 (…) et on avait la possibilité de sortir au bout de trois ans, ce qu’on avait tout à fait imaginé à l’époque ». Dans la soirée, l’université a indiqué dans un communiqué qu’elle prenait acte de la décision d’Accord de ne pas prolonger de deux ans son contrat de parraineur. « Cette position dictée par la conjoncture économique actuelle et malgré des résultats extrêmement positifs de ce partenariat (mise en place rapide de diplômes attractifs dans le domaine des services et de l’hôtellerie à destination de la clientèle étudiante, rationalisation des pratiques gestionnaires au service de l’établissement par des transferts de compétences managériales, etc.), vient conforter l’orientation prise par l’UPD de diversifier au mieux ses partenariats en matière de sponsoring », a indiqué l’université dans un communiqué.
En plus de l’UPD, Accord va stopper ses activités de marketing au sein de plusieurs autres sociétés d’enseignement supérieur et de recherche, et notamment certains instituts des CRS (Centres de Recherche Scientifique, ex-CNRS). Selon son PDG, les coûts étaient très élevés, de l’ordre d’un million d’euros par an. Le groupe, qui serre la vis, a donc dû faire des choix et se séparer de certaines activités. En Bourse, la décision d’Accord a impacté négativement le titre de l’UPD, qui souffrait déjà des inquiétudes des investisseurs. Le titre UPD a fini la journée en baisse de 2,67% à 7,30 €.

Librement inspiré de :
http://www.lefigaro.fr/sport-business/2009/02/25/04014-20090225ARTFIG00586-accor-ne-sera-plus-sponsor-de-l-olympique-lyonnais-.php (25/02/2009, 21:00)

POUR QUE CELA NE DEVIENNE PAS UNE RÉALITÉ À L’UNIVERSITÉ COMME POUR L’OLYMPIQUE LYONNAIS, CONTINUONS À RÉSISTER !

SNPREES-FO : le nouveau projet de décret ne répond pas aux revendications (8 mars)

Syndicat National F.O. des Personnels de Recherche et Etablissements d’Enseignement Supérieur SNPREES-FO

Déclaration du Bureau National du SNPREES-FO
Le nouveau projet de décret rédigé par la Ministre et la médiatrice, transmis aux organisations syndicales le vendredi 6 mars à l’issue des négociations, ne répond pas aux revendications

Le 27 février 2009, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a commencé à prendre en compte certaines revendications : elle a annoncé vouloir fonder un nouveau décret statutaire des universitaires sur la base des principes d’indépendance des universitaires, le précédent projet étant de fait retiré en conséquence de la mobilisation. Ces principes avaient été niés lorsqu’elle a supprimé les commissions de spécialistes et le jugement par les pairs dans les établissements en avril 2008.
Cette déclaration a donc amené le SNPREES-FO à considérer que les conditions d’une véritable négociation étaient réunies sur la base des revendications dont il est porteur. Le SNPREES-FO était présent aux réunions du mardi 3 mars puis du vendredi 6 mars pour négocier sur cette base. Conformément aux fondements du syndicalisme indépendant, il a présenté les revendications qui sont les siennes et celles des assemblées nationales de délégués réunies avec les syndicats nationaux, de
l’intersyndicale nationale :
 le retrait du projet de décret statutaire concernant les enseignants-chercheurs ;
 le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants ;
 le rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires et la révision de la politique d’allocation des moyens ;
 le maintien du rôle des organismes de recherche ;
 l’abandon du nouveau projet de contrat doctoral
En réponse, la Ministre a indiqué qu’une négociation devait avoir lieu sur le contrat doctoral. En revanche, elle a donné une réponse négative sur les autres revendications (réforme de la formation des enseignants, postes, rôle des organismes de recherche).
En ce qui concerne le projet de décret statuaire, le SNPREES-FO a enregistré la prise en compte d’un certain nombre de ses revendications dans le texte provisoire remis par la Ministre à l’issue de la négociation du 3 mars. Contrairement aux projets des 24 novembre 2008 et 30 janvier 2009 :
 le principe de l’indépendance des universitaires est affirmé ;
 la définition du temps de référence est rétablie comme un service non modulé, sans faire mention des 1607 heures de la Fonction Publique (ce qui serait la négation d’un statut particulier des universitaires) :
o pour moitié comme un service d’enseignement avec paiement des heures complémentaires au-delà de la 192ème heure TD ; il y avait accord de principe avec notre demande d’y ajouter une référence explicite au décret de 1983 sur les droits des universitaires à percevoir des paiements d’heures complémentaires ;
o pour moitié pour une activité de recherche ;
 l’évaluation est nationale, effectuée par le CNU ;
 l’enseignant-chercheur dispose du droit statutaire de refuser une modulation.
Pour le SNPREES-FO, il s’agissait d’incontestables reculs obtenus par la mobilisation. Ces reculs ne réglaient pas un certain nombre de problèmes, qui devaient être à nouveau discutés le vendredi 6 mars :
 les droits statutaires individuels nationaux sont encadrés par des principes de gestion de l’établissement (respect du potentiel global d’enseignement de l’établissement, demande de modulation pouvant émaner de projets collectifs), ce qui est inacceptable ;
 le principe même de la modulation est maintenu ;
 la modulation peut être pluri-annuelle, ce qui peut déboucher sur un contrat individuel à coût constant prévoyant une modulation en baisse compensée ultérieurement par une modulation en hausse (ce type de « compensation » a déjà été proposé à des collègues à l’issue de congés de maternité) ;
 l’évaluation est obligatoire tous les 4 ans, et couvre toutes les « activités » selon des critères locaux ;
 l’évaluation de l’enseignement et « tâches d’intérêt général » établie par le CA de l’établissement est partie constituante de l’évaluation transmise au CNU, permettant de cadrer l’évaluation nationale par les critères locaux, remettant ainsi en cause l’indépendance du CNU ;
 la définition de la mission de recherche est désormais liée au résultat de son évaluation.

Le SNPREES-FO a étudié le projet définitif transmis par la ministre à toutes les organisations syndicales après la négociation du vendredi 6 mars. Il constate :
 que la référence aux décrets de 1983 sur les heures complémentaires, acceptée le 3 mars, n’a pas été intégrée ;
 que les dispositions faisant dépendre les droits nationaux de décisions locales sont maintenues, voire aggravées ;
 que le « tableau d’équivalence des activités » prises en compte dans le service, qui devait être soumis à négociation et annexé au décret, et qui devait selon la Ministre elle-même constituer un élément important s’opposant au localisme, est absent ;
 que, si le projet de décret pérennise les dispositions existantes en matière de recrutement, (50% local, 50 % national), le localisme devient prépondérant en raison de son poids dans l’évaluation nationale.
Au total, conformément aux exigences de la CPU, les droits statutaires que la Ministre a été amenée à intégrer sont largement dépendants des pouvoirs dont disposent les Présidents d’Université. Il ne s’agit donc pas d’un projet de statuts de fonctionnaire d’Etat dans le cadre du Statut Général de la Fonction Publique, et de statuts particuliers des universitaires fondés sur le respect de leur indépendance et de leur liberté. Ce projet continue à remettre en cause les droits statutaires existants contenus dans le décret de 1984.
Le SNPREES-FO demande à la Ministre de retirer ce projet du 6 mars, pour les mêmes raisons qui l’ont amené à demander le retrait des projets du 24 novembre 2008 et du 30 janvier 2009.
Le SNPREES-FO demande à la Ministre de ne pas convoquer le CTPU pour avis sur ce nouveau projet, et d’ouvrir à nouveau des négociations sur la base des principes d’indépendance qu’elle a été contrainte d’affirmer le 27 février.
Le SNPREES-FO appelle à poursuivre et développer la grève dans les Universités et la Recherche publique et à participer notamment aux manifestations du 11 mars. Il invite les assemblées de personnels des laboratoires de recherche à désigner des délégués pour l’Assemblée Nationale des délégués appelée par les syndicats nationaux le 12 mars.
Avec toutes les Fédérations de l’Education Nationale, avec toutes les Fédérations de Fonctionnaires, avec toutes les Confédérations, les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des CROUS, de la culture et de la formation professionnelle seront en grève et en manifestation le 19 mars pour exiger la satisfaction de leurs revendications.
Tous en grève et manifestation le 19 mars
Nouvelle adresse du site du SNPREES-FO : http://www.snpreesfo.fr

Calendrier Paris 1 (9-13 Mars)

Calendrier de l’Université Paris 1
(9 mars-13 mars 2009)
OUVERT À TOUS !

Lundi 9 mars
SORBONNE & PANTHÉON
QUE VOULONS-NOUS ? Journée de débats et de réflexion sur l’avenir de l’Université, à l’initiative de la Coordination de l’Université de Paris 1. La journée se déroulera le matin en Sorbonne, l’après-midi au Panthéon. Un repli est envisagé à PMF si nécessaire.
9h30-12 h : débats par ateliers thématiques
1.    Le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (Quelle université et quelle recherche dans une société démocratique de la connaissance ? Débat ouvert à des responsables confédéraux de la CGT et de FO ainsi qu’à un représentant de l’Appel des statisticiens)
2.    Travailler à l’université : ATOS, enseignants-chercheurs, étudiants (Place et rôle des atos dans l’université ? Les conditions de la réussite des études, Enseigner et chercher : quelle articulation ? Garanties statutaires et précarité à l’université)
3.    Evaluations et évaluateurs (Aujourd’hui et demain ? Procédures ? Critères ? Instances ? Débat ouvert à un membre du Comité national du CNRS et à un responsable de la FSU)
4.    Formation des professeurs des écoles, des collèges et des lycées (Quelle articulation entre les formations disciplinaires et pédagogiques ? Quels parcours ? Allocations et prérecrutements. Débat ouvert à des responsables de syndicats des enseignements primaire, secondaire et des IUFM)
5.    Administrer et gouverner l’université : l’autonomie… parlons-en (Management, transparence, concertation, responsabilité et objectifs : quelle démocratie universitaire ? Quelle communauté universitaire ? L’université dans la décentralisation Débat ouvert à des responsables de la CFDT, de SUD et du milieu hospitalier)
12h-12h45 : Casse-croûte
12h45– 15 h : Séance plénière :
* Compte rendu des travaux des différents ateliers par les secrétaires de séances
* Discussion générale

Mardi 10 mars
PMF (Tolbiac)
11h, Amphi à préciser
AG du personnel et des étudiants de Paris I
15h-16h, Amphi L
Pascale Dubus : Minorer la catastrophe : les représentations du Déluge universel dans la peinture du Cinquecento.
16h-17h, Amphi L
Roland Etienne (sous réserve) : Les Institutions culturelles Françaises à l’Etranger : l’Ecole Française d’Athènes
16h-17h30, Amphi L
Christophe Rameaux : De la crise économique à la réforme de l’université : prendre la mesure de l’impasse libérale.

SORBONNE
12h-13h, Amphi Descartes
Violaine Sebillotte : Mythes, histoire et politique: les expériences antiques
13h-14h, Salle D 640 : présentation du livre de B. Rossignol,  Le Quotidien municipal dans l’Occident romain, 2009 (suite).
15H-18H, Salle Marc Bloch
« Les intellectuels et le pouvoir politique : autour du soupçon et du dénigrement »
Conférences avec la participation de Jean-Luc Chappey : Les enjeux de l’anti-intellectualisme en France entre la Révolution et l’Empire ; Geneviève Verdo : Des intellectuels en dictature : Rosas, ses opposants et ses apologistes (Argentine, 1835-1852) ; Nathalie Richard : Les sciences humaines et Napoléon III ; Pascale Goetschel : Discours anti-intellectuel, affinités et résistances sous le régime de Vichy ; Sabine Dullin : L’autonomie comme trahison. Staline et ses intellectuels ; Henri Médard : Les universitaires africains entre le pouvoir, le radicalisme et  la pauvreté.
15h-18h, Salle Picard, A. Marès et A. Soubigou, Cycle de conférences alternatives sur Les mouvements étudiants en Europe centrale aux XIXe & XXe siècles. Les étudiants tchécoslovaques face au Coup de Prague.

SAINT-CHARLES
13h-16h, Amphi
Projection du film  Khiam de Joana Hadjitomas et Khalil Joreige en présence des réalisateurs (sous réserve), présenté  par Sirine Fattouh.
INSTITUT DE GÉOGRAPHIE
8h30-10h30 et 11h-13h, Grand Amphi
Projection-débat du film de Laurent Quentin, Dakar Terminus, proposée par J.-L. Chaléard.
PARIS 1 HORS LES MURS
10h, Parvis de Notre Dame
« Plateau du Larzac, du camp militaire à l’autoroute », débat proposé par M. Guieyss.
10h, Place de l’Hôtel de Ville
« Le Paris révolutionnaire », visite-conférence avec P. Serna, J-L. Chapey, V. Denis, R. Markovits et C. Plumauzille
14h, INHA
« Histoire d’archéologies » :  visite de l’exposition organisée par Cecilia D’Ercole.  RDV à 14h à l’accueil de l’INHA, 6-8 rue des Petits Champs, 75002 Paris. Entrée gratuite ; prévoir une carte d’étudiant ou d’enseignant de Paris 1.
14h20, Musée du Quai Branli
« L’exotisme dans Paris : visite critique du Musée du Quai Branly », organisée par Sylvain Venayre. RDV à 14h20 devant la billetterie du Musée du Quai Branly.(7 euros par personne). Le groupe est limité à 25 personnes : inscription préalable indispensable auprès de Sylvain Venayre (sylvain.venayre@noos.fr)
15h : « Tous en place : des géographes dans le métro » – Enjeux sociaux / Enjeux spatiaux, cours alternatif hors les murs et en mouvement.
1ère édition avec Béatrice Collignon, RV dans le hall de l’Institut de géographie à 15h. Se munir d’un ticket de métro (ou de son abonnement, 2 zones suffisent). NB : Pour des raisons pratiques, ce cours ne peut se dérouler qu’en groupe restreint. Des éditions successives sont prévues avec d’autres enseignants de ce cours dans les jours et semaines suivants.
16h30, Place de la Sorbonne
« Aux origines du Paris médiéval », visite-conférence avec F. Micheau et P. Benoit. RV devant la statue d’Auguste Comte.

Mercredi 11 mars
SORBONNE
8h-11h, Salle Marc Bloch
Projection-débat du film Zarqaoui, la question terroriste, Animé par Nadine Picaudou.
10h-11h, Amphi Turgot,
Benoît Rossignol,  La peste antonine et autres épidémies des IIe-IIIe siècles (suite)
15h MANIFESTATION

PMF
17-18h, Amphi N
Débat/discussion : Comment enseigner aujourd’hui l’histoire de l’Islam, Animé par Annliese Nef, Université de Paris IV.
INSTITUT d’ART ET D’ARCHÉOLOGIE
18h30, Amphi
Projection du film Les lascars du LEP, film sur les mouvements étudiants de 1986, contre la réforme Devaquet, réalisé en 1986.
PARIS 1 HORS LES MURS
10h, INHA (6, rue des Petits Champs, 75002 Paris), Salle Perrot (2e étage)
Michel Poivert reçoit le photographe Yang Yi :  A propos de la série UPROOTED (Déraciné).

Jeudi 12 mars
PANTHÉON
12h (à confirmer) AG des personnels de Paris I
SORBONNE
9h-12h, salle Marc Bloch
Projection-débat autour du film  Master and commander de Peter Weir (2003) (avec Russel Crowe) présenté par Alain Cabantous et Vincent Denis.
PMF
9h30-11h Amphi L
Projection-débat autour du film de Laurent Cantet Ressources humaines (2000), animé par des enseignants de sociologie d’AES
SAINT-CHARLES
10h-12h, Amphi
Workshop : « Storytelling et construction de situations ». Présenté par Karen O’Rourke
13h-16h, Amphi
« La Recherche ». Table ronde Présenté par Pierre-Damien Huyghe et Anna Guilló avec plusieurs enseignants-chercheurs et doctorants de l’UFR 04.
16h-18h, Salle 110 : « Engagements critiques et responsabilité sociale de l’artiste » (Richard Paul Lohse, Richard Serra, Jochen Gerz, Joseph Beuys…). Présenté par Roselyne Perrodin.
16h30-18h, Amphi
Projection de They Live (Invasion Los Angeles) de John Carpenter (1988) ; présentation du film par Karim Charredib : « Le capitalisme vient-il d’une autre planète ? »
INSTITUT DE GÉOGRAPHIE
13h, salle 316
« Mutations économiques et mutations sociales en première couronne parisienne : un effet ciseau ? »,  débat proposé par Isabelle Géneau de Lamarlière et les étudiants de L3, avec Marie-Fleur Albecker et Sylvie Fol.
13h30-15h30 (lieu et horaire à confirmer)
« Géographie, idéologie… jeux vidéo », débat proposé par Hovig Ter Minassian et Samuel Rufat.
15h, Grand Amphi
Conférence-débat proposée par Petros Petsimeris : “Radical geography », « geografia democratica », « geocritica » : une  production de  savoirs géographiques alternatifs ?
PARIS 1 HORS-LES-MURS
10h, Place de la Concorde
“De Louqsor à Paris : le pouvoir politique façonne l’espace public » :  sortie place de la Concorde animée par Stéphanie Wackenier et Anne-Emmanuelle Veïsse. RV devant l’Obélisque. Thèmes abordés :  la réorganisation de la place après la Révolution, le goût pour l’égyptomanie du XIXe siècle, le déchiffrement des hiéroglyphes.
14h, Place de la Sorbonne
“Le Paris arabe”, visite-conférence avec É. Vallet et D. Valérian. RV devant la statue d’Auguste Comte
16h, Panthéon
“Avant Paris : Lutetia”, visite-conférence avec A. Hostein et V. Milloz. RV devant l’entrée du Panthéon.

Vendredi 13 mars
PMF
8h-11h, salle C2108
Chansons de résistance (de toutes langues et à toutes les époques)
Chorale animée par T. Jacopini et A. Regamey.
9h30h-12h, Amphi L
“Le Moyen Âge au cinéma (I)”. Présentation et projection par Olivier Mattéoni : Le nom de la Rose de J.-J. Annaud.
13h30-15h30 Amphi L.
“Le Moyen Âge au cinéma (II)”. Présentation et projection par Christophe Picard : Kingdom of Heaven de Ridley Scott.

12h-14h, 12e étage,
Atelier performance « Triomphe d’Université », animé par Gaëlle Deschodt et Yann Berthelet.
15h30-16h30, Amphi  L
Conférence-débat de Mathilde Leveque (Université Paris XIII) : Panorama de la littérature de jeunesse caribéenne contemporaine
SORBONNE
12h-14h, Salle Marc Bloch
Table-ronde et débat sur « L’histoire dans les médias. Quelle place pour l’université ? », organisée par Pascale Goetschel et Sylvain Venayre, avec notamment Emmanuel Laurentin.

SAINT-CHARLES
10h-12h, Amphi

Conférence
proposée par Dominique Chateau
Pierre Taminiaux, Professeur à l’Université de Georgetown : L’art contemporain en grève ?
13h-17h, Amphi
Projection des films des Medvedkines et documentaire, présenté par Marie Preston.
INSTITUT DE GÉOGRAPHIE
15h, Grand Amphi
Projection de  L’An 01, conférence-débat proposée par Petros Petsimeris
PARIS 1 HORS LES MURS
11h, Arc de Triomphe
“Le Paris de la Grande Guerre”, visite-conférence avec Ch. Chevandier, E. Julien et Nicolas Offenstadt. RV devant la tombe du soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe

11h, Sèvres-Babylone
“A l’ombre de Bolivar : les indépendances hispano-américaines (1808-1825) », par Véronique Hebrard et Geneviève Verdo. RV devant la statue de Bolivar.
14 h, Place de la Sorbonne
Le procès de la bande des trois, procès public de Nicolas Sarkozy et de ses complices, Valérie Pécresse et Xavier Darcos, par les éclairés docteurs de l’Université

ADRESSES :
Centre Panthéon : 12 Place du Panthéon 75005
Centre Pierre Mendes France (PMF) : 90 rue de Tolbiac 75013 Paris
Centre Saint-Charles : 47/53 rue des Bergers 75015 Paris
Institut d’Art et d’Archéologie :  3 rue Michelet 75006 Paris
Institut de Géographie : 191 rue Saint-Jacques 75005 Paris
Sorbonne : 17 rue de la Sorbonne 75005 Paris

Document : Le nouveau texte du décret enseignant-chercheur

Pour s’y retrouver (ou s’y perdre …) voici les différents états du fameux projet de décret.

  1. Le décret tel que publié en 1984 : jo198401784.pdf
  2. Le « nouveau » décret de Valérie Pécresse dans sa version « originelle » – 9 Novembre 2008 – : Téléchargement decret08-statut-ec-.pdf
  3. Le décret après examen par la CTPU – 24 Novembre 2008 – (Téléchargement Décret-statutEC-aprés CTPU 24.11.08)
  4. La note explicative (sic) dudit décret – 1er Décembre 2008 – (Téléchargement Note explicative décret 84 – 01-12-08 )
  5. dernière version révisée du projet de décret – 30 Janvier 2009 – suite à de premières négociations principalement menées par quelques juristes.
  6. Le texte à l’issu de sa réécriture au ministère – 5 Mars 2009 – : nouveau-projetdécret – en présence de 4 syndicats et en l’absence du SNESUP et d’autres associations représentatives.

Autour du « nouveau » décret EC (analyse article 7)

Le « nouveau » projet de décret, dans son Article 7 :

-       continue de mentionner un « temps de travail de référence » pour les enseignants-chercheurs, et non un temps de travail légal qui demeure fixé à 1607 heures. Ce temps de référence est constitué pour moitié de 192 heures d’enseignement en T.D. (ou 128 heures de cours magistraux), et pour l’autre moitié d’une « activité de recherche reconnue comme telle par une évaluation » réalisée par le C.N.U. Du coup, il ne fait aucune mention d’un plafond au delà duquel toute heure d’enseignement sera considérée comme une heure supplémentaire et rémunérée en conséquence.
-       maintient le principe de la « modulation des services » des enseignants-chercheurs. Celle-ci est opérée par le président de
l’Université, qui prend en compte « l’ensemble des activités… et de leur évaluation par le C.N.U. », si bien que « le nombre d’heures d’enseignement peut être modulé pour comporter un nombre d’heures d’enseignement inférieur ou supérieur au nombre d’heures de référence ». En insistant pour « moduler » le temps de travail des enseignants-chercheurs, le Ministère poursuit l’objectif de fissurer la communauté universitaire.
-       prévoit que la modulation des services « ne peut se faire sans l’accord de l’intéressé ». Mais c’est la réalité de cet accord
qui est sujette à caution. Comme dans les cas où des travailleurs sont forcés de travailler le dimanche, les enseignants-chercheurs ne sont pas protégés (ou inégalement protégés) contre les pressions des instances locales, d’autant plus probables que la modulation a lieu dans un contexte de baisse des budgets, malgré ce que continue de prétendre le Ministère. Pour dégager un temps de recherche, il est désormais prévu qu’un enseignant-chercheur organise son service sur plusieurs années. L’État inscrit désormais dans un décret que le financement des semestres consacrés à la recherche devra être en priorité financé par les universitaires eux-mêmes.

Communiqué de QSF sur le nouveau projet de décret (8 Mars)

8 mars 2009, communiqué de QSF :

QSF prend acte de l’accord conclu le vendredi 6 mars par le ministère de l’enseignement supérieur et quatre organisations syndicales. Elle ne jugera ce nouveau projet de décret que lorsque le ministère en aura fait connaître le texte.

Mais, d’ores et déjà, elle constate que le dispositif de modulation retenu n’est pas apte à libérer du temps pour la recherche et prive les universitaires de la rétribution due aux heures supplémentaires, et elle considère que le choix de ne pas inscrire dans le décret le pourcentage de promotions attribuées par le CNU, le renvoyant à un arrêté ministériel, est inacceptable. Quant au futur décret sur le CNU, le ministère proclame déjà que « les règles d’élection et de nomination actuelles sont inchangées », alors que leur réforme est indispensable.

Par ailleurs et surtout, elle condamne la méthode choisie par le gouvernement, une négociation qui exclut une partie importante des interlocuteurs, dont QSF elle-même, ainsi que des sujets qu’il faut traiter avec urgence.

QSF estime que dans l’état actuel de la mobilisation des universités, l’accord signé ne permettra pas de sortir de la crise et elle
s’étonne que le ministère fasse le pari risqué de la démobilisation des universitaires et de l’enlisement du conflit. Elle demande
l’ouverture immédiate de négociations sur la réforme des concours de recrutement avec les deux ministères concernés.

Les négociations au Ministère vues de l’intérieur …

Les négociations avec Pécresse vues de l’intérieur

Sept ans après la dernière négociation de ce type, les principaux syndicats de l’enseignement supérieur discutent actuellement avec la ministre Valérie Pécresse sur les sujets qui fâchent : refonte du décret de 84, contrat doctoral, masterisation des IUFM… Patrick Fridenson, un des quatre négociateurs du SGEN-CFDT, raconte.

Comment se passe l’arrivée au ministère ?
Le déroulement est très ritualisé : on rentre dans le ministère après avoir montré ses papiers à la sécurité, on se retrouve encadré par une masse de micros, de caméras, puis on va s’installer à la table de négociation, on a de nouveau une séquence photos et vidéo et, quand on ressort, à n’importe quelle heure, les journalistes sont encore là. C’est un grand moment de médiatisation.
Comment s’organise la table de négociation ?
Il y a plusieurs tables mises bout à bout pour former un rectangle. D’un côté, il y a la ministre et son équipe : le directeur de cabinet, le conseiller social, le conseiller en sciences de l’Homme, le directeur de l’évaluation et des finances, le directeur des affaires juridiques, le sous-directeur du personnel et un ou deux autres que je n’identifie pas. Il y a également, et ça c’est la première fois que je le vois dans une négociation sur l’enseignement supérieur depuis 1974, une médiatrice. L’équipe de la ministre est plutôt féminine, alors qu’à l’autre bout de la table, à mon grand regret, les représentants syndicaux de FO, du SGEN-CFDT, des Autonomes et de l’UNSA, sont majoritairement masculins.
Comment se déroule la négociation elle-même ?
C’est du non-stop : on sait quand on commence, mais on ne sait pas quand on finit. Mardi (03/03/09), ça a duré de 14h à minuit et vendredi (27/02/09), ça avait duré 7h. Il n’y a pas de pauses, quand vient l’heure des repas, on nous apporte des sandwichs et des boissons. L’idée, c’est on avance, on avance, on avance… Vendredi, on a défini les grand principes (voir document ci-dessous), on a relevé les points d’accord, et mardi on a travaillé le décret de 84 morceau par morceau, jusqu’à trouver un accord. Une nouvelle version du texte est produite au fur et à mesure.
L’atmosphère est-elle bonne ?
Elle est hilare ! Ce sont des négociations très sérieuses, mais tout le monde plaisante, ce n’est pas crispé du tout, je n’avais jamais vu ça auparavant. Il y a des moments de tension bien sûr, mais il y a toujours quelqu’un qui revient avec un mot drôle, c’est un mélange d’affrontements et de grands moments de détente.
Y a-t-il des aspects nouveaux dans cette négociation qui n’existaient pas auparavant
On est entré dans la négociation à l’ère d’Internet. Par exemple le ministère a acheté des espaces publicitaires sur Google pour apparaître dans les liens commerciaux ! Mais surtout, ça nous a permis d’entrer dans la démocratie électronique. Le SGEN-CFDT dispose de deux ordinateurs portables, l’un nous sert à consulter en temps réel les listes de diffusion avec les avis de nos adhérents et l’autre à envoyer une fois par heure l’état d’avancement des négociations. On est donc en interaction permanente avec notre base.
Tout se passe-t-il à la table des négociations ?
Non, il y a toute une série de choses qui se passent hors réunions, en coulisse. Au ministère bien sûr, mais aussi à l’Elysée, à Matignon. Il y a par exemple celui que l’on surnomme « l’absent », le SNESUP, qui ne souhaite pour l’instant pas participer aux négociations. En ce moment, la ministre fait la danse du ventre devant ce syndicat et il fait monter les enchères. Mais quand leurs représentants viennent discuter au ministère, ce n’est pas inscrit dans l’agenda de Valérie Pécresse. Et, de notre côté, on se transforme en enquêteur pour savoir ce que les uns et les autres pensent : il y a les médias, comme l’AEF, des réunions avec les syndicats amis, et pour le reste, on se débrouille pour avoir des infos par l’intermédiaire des copains.
Aujourd’hui, où en est-on dans la négociation ?
Je dirais qu’on est au milieu du gué. Sur le décret de 84, on a bien avancé, des accords on été trouvés même si ça achoppe encore sur les promotions des enseignants-chercheurs. Cela dit, le décret devra ensuite repasser par le Comité technique paritaire des personnels de statut universitaire (C.T.P.U.), le Conseil d’Etat : on n’a pas fini d’en entendre parler.
Et puis, il y a le reste de « la liste de courses », ce que la ministre appelle « les sujets d’intérêts communs » et que nous appelons « les sujets qui fâchent » : le contrat doctoral, la masterisation des IUFM, les modalités de répartition du budget entre les établissements…
Vendredi, on abordera le thème du Conseil national des universités (CNU), mardi, on parlera du contrat doctoral, qui est pour l’instant gelé, avec les syndicats étudiants et de jeunes chercheurs. Ça devrait avancer. En revanche, je suis plus sceptique sur la masterisation des IUFM, car il y a de gros désaccords. En outre, le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de l’Education nationale ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.