Assemblée générale unitaire contre la destruction de l’Éducation nationale, de la maternelle à l’université.

La Coordination Nationale Formation des Enseignants (CNFDE), la Coordination Nationale des Universités (CNU), et Sauvons l’université (SLU) vous informent de la tenue d’une Assemblée Générale Unitaire, de la maternelle à l’université, le samedi 10 avril 2010, à l’université Paris 3, de 10h à 17h.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE UNITAIRE
Ensemble contre la destruction de l’Éducation nationale, de la maternelle à l’université

Ce mois d’avril est critique pour l’avenir de la formation des enseignants et les conditions d’exercice de leur métier. Le gouvernement a mis en place tous les ingrédients d’un désastre annoncé : formation professionnelle et disciplinaire bâclée, concours défigurés, organisés selon un calendrier absurde, IUFM démantelés, masters fourre-tout, précarisation des enseignants, suppression de 16 000 postes, 1,6 millions d’élèves dans des classes assurées à temps plein par de jeunes enseignants sans expérience ni formation, qui auront dû financer leurs études un an de plus.
 
Or tous les acteurs de terrain manifestent leur refus unanime : enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur, formateurs, chercheurs, étudiants, parents d’élèves, associations, syndicats, sociétés savantes, membres des jurys : tous refusent de baisser les bras et d’accepter cette régression sans précédent. La pétition lancée par la CNFDE, déjà signée aujourd’hui par 75 000 personnes, montre le caractère populaire de ce mot d’ordre :

"La formation des enseignants : un investissement pour l’avenir !"

Mais les stratégies de ce mouvement de rejet sont diverses et envisagent des modalités variées selon les situations locales et les appréciations du rapport de force. Le risque de division est réel et jusqu’à ce jour les protestations ne sont pas parvenues à contenir l’offensive gouvernementale.
 
C’est pourquoi nous vous appelons à participer à une réunion nationale dont l’objet est d’élaborer en commun une ligne de résistance destinée à contrer le projet gouvernemental.
 
Nous ne vous invitons pas à une réunion de plus destinée à lancer un appel de protestation et de refus. Cela est déjà acquis. Nous vous invitons à définir ensemble les moyens d’action concrets destinés à rendre efficace la protestation manifeste de la très grande majorité des acteurs de l’éducation nationale.

Samedi 10 avril, de 10 h à 17 h
 Au centre Censier
13, rue Santeuil, Paris 5e
 Salle 437

Cet appel est destiné à toutes les parties prenantes de la formation des enseignants (délégués des IUFM, des UFR, des établissements primaires et secondaires, étudiants, parents d’élèves, syndicats, associations, sociétés savantes, coordinations…).
 

Coordination Nationale Formation des Enseignants (CNFDE)
Coordination Nationale des Universités (CNU)
Sauvons l’université (SLU)

Appel à se réunir en Coordination Nationale des Universités

Appel à se réunir  en Coordination Nationale des Universités
le lundi 25 janvier 2010 (Paris,  10h-17h)

Grâce à la mobilisation du printemps  2009 nous sommes parvenus à contenir et  à infléchir, sur un certain nombre de points, les projets du gouvernement. Mais  notre vigilance doit rester intacte et nous sommes nombreux à continuer à nous  opposer à des projets dont l’un d’entre eux en particulier (la  mastérisation de la formation des  enseignants) est parvenu à faire  l’unanimité contre lui.

Alors que les méthodes du gouvernement sont  de plus en plus critiquées et que leur inefficacité dans un certain nombre de  secteurs est désormais patente, le moment est venu, pour la communauté  universitaire, de se remobiliser. C’est pourquoi nous vous invitons à participer  à la première CNU de l’année 2010. Marquant l’anniversaire de la  coordination nationale du 22 janvier 2009, cette CNU doit être l’occasion, pour  toute la communauté universitaire — enseignants-chercheurs, chercheurs,  enseignants, BIATOSS, étudiants, titulaires et précaires — d’exprimer leur  détermination et d’affirmer leur résistance face aux réformes en cours et aux  projets gouvernementaux.

Les organisateurs de la prochaine  Coordination Nationale des Universités invitent tous les établissements,  départements , UFR, laboratoires,  à  organiser, partout où cela est possible, des assemblées générales pour mandater  des délégations où pourront figurer enseignants-chercheurs, chercheurs,  enseignants, BIATOSS, doctorants, étudiants, titulaires et précaires. En cas  d’impossibilité, nous suggérons aux collègues mobilisés de se réunir et de  désigner des délégués. L’idéal serait que chaque université et école puisse  constituer une délégation de 4 ou 5 personnes relevant de catégories  différentes.

Plus grand sera le nombre d’universités représentées,  plus cette Coordination Nationale sera en mesure de prouver aux ministres  concernés et au gouvernement la volonté de la communauté universitaire dans sa  diversité de faire échec à des projets dont la finalité est de démanteler le  service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous devrons  déterminer ensemble les moyens d’action les plus efficaces pour y  parvenir.

L’ordre du jour actualisé ainsi que les procédures  d’inscription seront communiqués ultérieurement.

Les porte-parole  et les organisateurs de la présente CNU, SLU, SLR

Ordre du jour indicatif :

1. Point sur l’état de la mobilisation et  discussion sur les priorités du mouvement
2. Rédaction, débat et vote d’une motion globale contre la politique gouvernementale
3. Débat sur la Mastérisation. Vote d’une motion et des moyens d’action.
4. Débat sur l’évaluation au niveau local et national. Vote d’une motion.
5. Débat sur le fonctionnement de la Coordination Nationale des Universités

(élection des porte-parole, prochaine CNU et ordre du jour indicatif)

Pause estivale.

Le site Universitesenlutte prend sa pause estivale.

Pour continuer de vous tenir informés, vous disposez des nombreux sites disponibles dans la colonne de droite, dont Sauvons La Recherche, Sauvons l’Université, la rubrique débats du site Fabula et la liste de discussion de la coordination nationale des universités.

Universités en lutte compte à ce jour 1251 billets et 665 commentaires organisés en 137 catégories. Depuis son lancement, il compte 380 453 visiteurs uniques. 449 personnes sont abonnés à son fil RSS et 535 à sa newsletter.

L’alimentation de ce site reprendra à la rentrée (courant du mois de Septembre) pour continuer de vous tenir informé du mouvement en cours dans les universités.

Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français !

Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (I)

Le 11 juillet, la Coordination Nationale des Universités a diffusé une déclaration dénonçant : i) la loi en cours d’adoption sur la « mobilité » des fonctionnaires français qui dans la pratique « permettra d’aller encore plus loin que le licenciement » par l’absence d’une véritable procédure et d’allocations de chômage ; ii) la loi Bachelot qui « instaurera une médecine à deux vitesses » ;  iii) les décrets en préparation sur la formation et le recrutement des enseignants qu’il est prévu de publier « en plein milieu de l’été ». Il en sera d’ailleurs de même de la loi sur les fonctionnaires qui risque d’être définitivement adoptée fin juillet, et qui permettra dès la rentrée une vaste campagne de licenciements de fait dans la fonction publique : notamment, au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) qui se trouve placé dans une situation de restructuration globale par son contrat d’objectifs, et dans les universités dont la situation est analogue. Le communiqué de la Coordination Nationale des Universités dénonce également les « répressions et manoeuvres d’intimidation » qui accompagnent les « passages en force » de la période récente.

[la suite, sur le blog http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/11/non-a-la-loi-sur-la-mobilite-des-fonctionnaires.html ]

A lire sur SLU

"Ensemble, à la rentrée, nous continuerons la résistance" : communiqué de la CNU

La Coordination Nationale des Universités s’indigne devant la multiplication des attaques subies par le service public et la société en général, en cette fin d’année universitaire marquée par un passage en force du gouvernement sur plusieurs dossiers :

- Loi sur la « mobilité » des fonctionnaires qui permettra d’aller encore plus loin que le licenciement, puisqu’il sera possible de mettre tout fonctionnaire dont le poste serait supprimé en disponibilité sans solde, sans possibilité de toucher les allocations-chômage, s’il/elle refuse trois postes (ou demi-postes) proposés successivement (et pouvant se situer loin du domicile) ;
- Loi Bachelot qui instaurera une médecine à deux vitesses
- Décrets sur la formation et le recrutement des enseignants, qui contraignent les futurs enseignants à financer une année d’études supplémentaire, suppriment l’année de stage rémunéré et permettent de liquider 16000 postes dans l’éducation dès la rentrée 2010. Le gouvernement prévoit de publier ces décrets en plein milieu de l’été, passant outre toute véritable négociation avec la communauté universitaire et instaurant de nouveaux groupes de travail composés uniquement de membres de l’administration.

Ces passages en force s’accompagnent de répressions et de manœuvres d’intimidation. Le gouvernement profite de l’été pour frapper à la tête de la contestation : instituteurs désobéisseurs convoqués en conseils de discipline, lycéens menacés de non-réinscription s’ils ne s’engagent pas par écrit à ne plus bloquer leur établissement ; enseignants stagiaires non titularisés ; enseignants, chercheurs et BIATOSS menacés ou « placardisés » par leur hiérarchie.

La Coordination Nationale des Universités appelle à soutenir nos collègues et à continuer le mouvement universitaire, avec la rentrée en ligne de mire. Nos revendications n’ont toujours pas été entendues. Le gouvernement persiste dans le mépris et tente de faire croire à l’opinion que notre révolte viendrait d’un « manque de confiance » en nous-mêmes.

Nous ne laisserons pas le gouvernement bafouer nos valeurs : l’université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.

Ensemble, à la rentrée, nous continuerons la résistance.

Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités 11 juillet 2009

Collectif pour la Défense de l’Université Compte-rendu de la réunion du jeudi 2 juillet 2009

Collectif pour la Défense de l’Université
Extrait du compte-rendu de la réunion du jeudi 2 juillet 2009

1. Bilan – Les recours contre le Décret sur le statut des enseignants-chercheurs
Conformément à ce qui avait été annoncé lors de la dernière réunion, le Collectif a déposé un recours contre le décret du 23 avril 2009. En réalité, afin de couvrir l’éventuelle irrecevabilité d’un recours formé par le Collectif en tant que tel (qui constitue un groupement de fait et non de droit), deux recours identiques ont été formés devant le Conseil d’Etat. Ils ont été rédigés principalement par Jacques Petit (professeur de droit public à Paris 2), qui a reçu l’aide de Pascale Gonod (professeur de droit public à Paris 1). Les membres du Bureau ont tenu à les remercier chaleureusement pour le très beau travail accompli et pour le temps qu’ils ont bien voulu y consacrer.
L’un des deux recours a été fait au nom du Collectif pour la Défense de l’Université et signé par trois membres du Bureau (Olivier Beaud, Cécile Chainais, Jean Matringe). Le Conseil d’Etat a demandé la régularisation de ce recours par envoi des statuts et du pouvoir de représentation.
Un autre recours, signé conjointement par 5 personnes à titre individuel (les deux auteurs précités du recours et les signataires précités du Bureau) aura Jacques Petit pour représentant auprès du Conseil d’Etat. Le texte du recours soulève plusieurs motifs d’illégalité, dont le principal s’appuie sur l’illégalité du décret du fait de sa non-conformité à la loi LRU, celle-ci établissant une différence entre les universités aux compétences élargies et les autres, tandis que le décret attaqué s’applique à tous les enseignants-chercheurs, quelle que soit leur université.
Cette double voie procédurale a été adoptée afin d’éviter la multiplication des recours, mais les personnes concernées qui souhaitent participer à la procédure peuvent le faire par intervention simple à l’instance ainsi engagée.
Cette « requête en intervention volontaire », gratuite, peut être formée jusqu’à la fin de la procédure, en se rendant au greffe du Conseil d’Etat. Pascale Gonod se charge d’établir un modèle de requête en intervention que le Bureau tiendra à la disposition des intéressés qui en feront la demande, tout comme il leur fournira le recours qu’il faut joindre à la requête en intervention.
Il est signalé par ailleurs que d’autres recours ont été formés par d’autres organisations ou enseignants-chercheurs."


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